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Cloud and Tifa

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clotif

Description :

Coucou^^

Voilà un blog sur Final Fantasy, qui traitera principalement de mon couple favori: Cloud et Tifa!
J'ai donc crée ce blog pour qu'il soit un peu comme "un album" de tous les fanarts que je préfère, connus ou pas. J'y exposerai mes points de vue etc...

Aussi si ce n'est pas précisé, aucun fanart n'est de moi!!!!! Cependant les textes le sont, dont veuillez me prévenir si vous en prenez un :)

Bonne visite^^

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La victoire définitive de CLOTI (EDIT)

La victoire définitive de CLOTI (EDIT)

Bonjour tout le monde!!

Je poste cet article afin de vous faire part d'une preuve encore plus irréfutable que ce qu'on a pu avoir jusque là (et c'était déjà du lourd, hein).

Voici le lien vers un article paru sur le site anglophone lifestream.net: le terme ultime au débat sur le trangle amoureux de FFVII

L'article traite d'une page (d'un livre Ultimania) qui s'appelle: "Pour la personne que j'aime"

Elle est introduite par le paragraphe suivant:

Through the long journeys, the love of the protagonists develop. Occasionally they become separated, but the two's value to one another gives them the great strength to overcome whatever crisis may come."

= "Durant leur long voyage, l'amour entre les protagonistes se développe. Ils sont occasionnellement séparés, mais la valeur que l'un a pour l'autre leur donne la force de surmonter n'importe quelle crise".

Je n'ai pas le temps de faire une présentation de folie, mais voilà ce qui se dit pour l'image de Cloud et Tifa sous le Hauvent:

"The night before the final battle
Thanks to Tifa, Cloud regains himself, and before the final battle with Sephiroth, without using words, he confirms with her that their feelings match."



= La nuit avant le combat final
"Grâce à Tifa, Cloud se retrouve, et avant le combat final contre Sephiroth, sans user de mots,ils confirment tous deux que leurs sentiments sont réciproques."


Ce commentaire se trouve au milieu d'une page où plusieurs couples officiels de la série des FFs sont présentés.
--------

On note également, en bas de la page, un commentaire sur la scène du Gold Saucer:

"Secret date
At the Gold Saucer, Cloud receives an invitation from one of his companions. Who comes around with the invitation is dependent on Cloud's behavior."


= Le rendez-vous secret
"Au Gold Saucer, Cloud reçoit une invitation d'un de ses compagnons. La personne qui viendra l'inviter dépend de l'attitude de Cloud."


En somme, l'article insiste sur le fait que celui qui invite Cloud au Gold Saucer dépend du choix du joueur.

--------

Bref, je crois qu'on peut effectivement le dire: LE DEBAT EST CLOS ;)

EDIT: Aerith-gainsborough m'a indiqué qu'au verso de la page que j'ai présenté ci-dessus, il est dit que la scène sous le Hautvent [où Cloud et Tifa se révèlent leurs sentiments réciproques) est une scène optionnelle. Voici le lien vers l'article qu'elle a écrit: http://aerith-gainsborough.skyrock.com/2935871109-Debats-clos.html Cela fait de cette preuve une preuve moins définitive que prévue, mais qui fonctionne quand même.

On s'est donc engagées dans un long débat sur le triangle amoureux dans les commentaires de mon article et les commentaires du sien. Si vous vous intéressez à la question, n'hésitez pas à lire ces échanges, c'est intéressant =)!!



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#Posté le dimanche 03 octobre 2010 17:55

Modifié le lundi 25 octobre 2010 07:48

Chap 42 DoBM: Notre Façon d'Etre

Diaries of a Broken Man (VO chapitre 42)

Chapitre 42: Notre Façon d'Etre

Tic...tic...tic....

Stupide oeil.

Je jette de nouveau un coup d'oeil à ma montre...7:02...Ca indiquait la même chose la dernière fois que j'ai regardé! Ils sont en retard ! Que s'est-t-il passé ?! Pourquoi ne sont-ils pas là? Pourquoi?!

Tic.

Relax mec, reste calme, Strife.

Tic.

Et si ma montre était cassée? Et s'il était huit heures en réalité ? Et si mon plan ne marchait pas ? Et si-
...oh, l'horloge sur le mur indique 7:00... peut-être que je suis juste... un chouilla paranoïaque, là.

Le serveur m'observe d'un air sceptique.

Pas de gâteau. Je lui ai dit qu'on prendrait des glaces pour le dessert.

...si jamais elle se montre.

...tic.

Rah! Zut!
Je résiste à l'envie de me mettre une claque. Non mais sérieusement. Ma main forme un poing serré sur la table, et j'attends simplement que mon oeil tique encore une fois pour me frapper moi-même.
...allez crétin d'oeil, Fais-le si tu l'oses.

Tic.

“M. Strife.”

Je lève les yeux; n'interromps pas ma guerre contre mon oeil... imbécile.

C'est le serveur.

Je n'aime pas beaucoup les serveurs.

“Oui?”

“Elle est arrivée.”

Tic.

D'accord, je ne me suis pas frappé cette fois, et je ne peux pas le faire maintenant parce que je dois faire bonne impression à Tifa. Je jette un coup d'½il autour de la pièce. C'est un restaurant sympa, avec des bougies sur des tables recouvertes de nappes rose pêche. Un petit vase de roses blanches est posé en leur centre, et sur les chaises sont disposés de petits cousins roses.

Les murs sont lourdement drapés; il n'y a personne d'autres ici. J'ai loué la salle pour la soirée, donc on devrait être tranquilles.

Et ça s'est révélé être un vrai challenge je dois dire ... mais ça valait le coup, pour elle.

Je jette un regard vers le couloir d'entrée, puis tripote nerveusement ma serviette avant de lever les yeux.
Alors j'ouvre la bouche et laisse glisser ma serviette... heureusement que je n'ai pas décidé de boire une gorgée d'eau à la place.

... Il est totalement impossible de dire que c'est sexy et conservateur. Vraiment totalement impossible. Yuffie a menti.

Elle jette un coup d'oeil circulaire à la pièce, impressionnée, ses yeux ne se posant pas encore sur moi. Pour quelqu'un qui clamait que Tifa avait les yeux marrons, Yuffie a merveilleusement bien choisi une couleur faite pour Tifa.

Evidemment à ce moment-là, la couleur est la dernière chose que j'ai à l'esprit.

Le haut de sa robe est un dos nu, et le bas déferle sur ses genoux, comme...je dirais... je dirais que ce sont comme différents niveaux de tissus qui ondulent à chaque petit mouvement de hanches qu'elle fait.

...wow.

Ses cheveux sont à moitié relevés; certaines de ses mèches sont tirées en arrière par une barrette surmontée d'une rose rouge, et le reste, joliment ondulé, tombe sur ses épaules et dans son dos en encadrant son visage. Elle porte des talons d'aspect dangereux assortis à sa robe, et j'espère que ses pieds ont guéri.

Elle porte également le collier de perles que je lui aie offert.

Et c'est à ce moment-là que je lève les yeux et réalise qu'elle me regarde avec ce léger sourire qui éclaire son visage, et elle cligne des yeux rapidement lorsqu'elle croise mon regard, étouffe un petit rire.

Elle descend délicatement les marches, et je me lève alors qu'elle traverse la salle. Elle rit encore doucement, tourne sur elle-même en faisant voler sa robe comme une fleur ouverte.

“Qu'est-ce que tu en penses?” me demande-t-elle alors que ses cheveux lui retombent sur les épaules.
Je crois que je suis bouche bée car je la vois rougir et éviter mon regard, tout en remettant des mèches de cheveux derrière ses oreilles. Ses ongles sont également faits. Rouge et délicatement incurvés.

...Je crois que le serveur vient juste de ricaner devant à ma stupidité.

“Parfaite,” répondé-je finalement, et elle rayonne tandis que je la rejoins et place un léger baiser sur sa joue.
Elle rit encore lorsque je tire sa chaise et l'invite à s'y asseoir, avant de le faire moi-même. Ok, attitude de gentleman... points bonus.

Tifa prend le menu avec précaution, l'ouvre au hasard, “J'ai trouvé ça bizarre lorsque j'ai reçu une lettre anonyme me disant de monter dans la limousine qui arriverait à 6h30 précise.”

Je rougis, zut... c'est vrai, j'ai maintenant une dette envers Reeve.

...et envers Yuffie pour avoir choisi la robe...Barret pour avoir pris les enfants...Shera pour m'avoir donné des conseils ... Et Vincent pour s'être occupé des réservations.

Oui, Vincent. Apparemment, il était un véritable chef lorsqu'il faisait parti des Turks. Son nom est encore célèbre dans les cuisines.

...Vincent...le chef...hé.

“Cependant, c'était encore plus étrange d'ouvrir le colis pour y trouver une robe flambant neuve et des chaussures. Inutile de dire que j'étais assez flattée, et que je ne pouvais pas laisser passer une telle opportunité.”

Je cligne des yeux, “Et si ça n'avait pas été moi?”

Elle soupire, les yeux parcourant rapidement le menu, “Je suppose que le dîner aurait été gênant.”

Je crois que ma mâchoire vient de heurter le sol, “Tu–

“Enfin je veux dire, J'aurais été obligée d'appeler un taxi et tout le reste si j'avais décliné, et je suis sûre que le gentleman m'aurait ramenée à la maison–

“Et si c'était un étranger–

“Sans oublier le fait que j'en aurais tiré un repas gratuit, peut-être même un numéro de téléphone,” son visage est maintenant caché derrière le menu.

Je ferme la bouche et plisse les yeux, “Et bien, je suppose que c'est tant mieux alors. Je suis justement là pour te le présenter.”

Son menu vient frapper contre la table et elle me regarde avec de grands yeux choqués. En voyant mon visage, elle regagne son calme apparent et prend une gorgée de boisson.

“Et bien, je suis ravie d'avoir ta permission.”

“Bien entendu,” répondé-je.

“Y'a t-il autre chose qu'il faudrait que je sache?”

“Y'a t-il quelque chose qu'il faudrait que je sache?”

Les commissures de ses lèvres se soulèvent légèrement et ses sourcils se haussent au défi, "Bien, je suppose que c'est tant mieux. Tu devenais un peu ennuyeux.”

“En-ennuyeux?”

“Mm hmm,” elle fait signe au serveur qu'elle est prête.

“Comment tu peux me dire que je suis ennuyeux, franchement?”

Tifa hausse les épaules, “Je prendrais les crevettes Alfredo s'il-vous-plaît.”

Le serveur sort son calepin, “Et pour vous Monsieur?”

“Poulet Parmesan.”

Le serveur reprend les menus et se retire dans les cuisines.

“Je n'arrive pas à croire que tu aies fait ça,” déclaré-je.

“Quoi?” me demande-t-elle, incrédule.

“Essayer de m'embrouiller. Je vois bien le tableau. J'ai passé tous les obstacles pour parvenir à monter ça, et tu n'a vraiment aucune idée–

“Y'a –t-il un rapport avec des désodorisants, de la sauce tomate et mon mixeur ?”

Ma mâchoire s'affaisse, réellement cette fois, “comment?”

Elle sourit, “J'ai trouvé leurs masques à gaz, et ils m'ont tout avoué après que j'ai menacé d'appeler Yuffie pour lui dire qu'ils avaient vendu la recette de sa bombe puante à des journalistes locaux.”

“Ingénieux.”

Elle hausse une épaule légèrement, “J'essaie.”

“C'est bon de savoir que tu fais l'effort.”

Elle sourit encore.

Et le diner s'est déroulé comme cela, ponctué de conversations légères à propos des enfants, de nos amis, et bien sûr, de nos métiers.

C'était étrange, vraiment, je ne pouvais pas me rappeler à quand remontait la dernière fois que nous nous étions assis tous les deux pour juste discuter. Pas d'enfants, pas de parasites (autrement connus sous les noms de Yuffie et Cid), pas d'amis, juste nous...

Et cet ennuyeux serveur.

Idiot.

J'essaie de me rappeler comment j'ai pu devenir aussi chanceux. Je veux dire, comment est-ce qu'un homme comme moi a-t-il pu finir avec une femme comme elle ? Pourquoi est-ce qu'elle reste avec moi ?
Elle me parle de quelque chose que Denzel a fait, un léger rire vient moduler sa voix, elle jette un regard autour de la pièce ; elle boit un gorgée d'eau.

Parce qu'elle t'aime, me répond un écho dans ma tête. Et c'est ma voix, mais en même temps, ce n'est pas ma voix.

C'est étrange, parce que ça fait un moment que je sais qu'elle m'aime, mais à la regarder maintenant... c'est tellement irréel, ce n'est même pas possible, mais c'est vrai.

Et j'écoute ce qu'elle me dit, mais je sais aussi dans un coin de ma tête que je suis en train de perdre complètement le fil. Je ne peux rien y faire, je ne peux rien faire d'autre que de la regarder. Elle est magnifique. Elle est la femme que j'aime. Elle est la femme avec qui je veux vivre, et aussi... me marier.

Je veux vivre avec elle, et je veux mourir avec elle.

Le serveur vient alors casser l'image parfaite en face de moi en venant emporter les assiettes vides. C'est alors que la paix s'est brisée.

“–gâteau.”

Je cligne violemment des yeux, “Qu'est-ce que tu as dit?” demandé-je rapidement.

Elle me regarde, surprise, “Je commande une part de gâteau.”

...oh...

“Oh.”

...gâteau.

Horreur.

Elle me lance un sourire amusé, “Ne me dis pas que–

“non je ne suis pas inquiet, ni effrayé.”

Elle éclate de rire, et ses boucles d'oreilles se balancent d'avant en arrière en même temps que sa tête, “Tu l'es,” me dit-elle d'une voix teintée d'amusement.

“Non.”

“Bien sûr, Cloud.”

Je serre les dents, “Non, je ne lui suis pas du tout.”

Elle rit encore tandis que le serveur revient avec le gâteau et pose une assiette devant chacun d'entre nous. Tifa en prend une bouchée avant de me regarder, incrédule, “Tu ne l'es pas, hein?”

C'est vrai, il s'est posé sans encombre, mais si je plantais ma fourchette dedans et que ça explosait?

Je lève lentement ma fourchette, coupe un morceau, et le porte à ma bouche.

Hmm, pas mauvais.

“Tu vois, tu peux le faire gros bébé,” me taquine-t-elle.

“Excuse-moi, quoi? Tu as parlé de culottes volantes?”

Son visage s'empourpre, “Cloud!” Elle me lance sa serviette par-dessus la table et je l'attrape aisément.

“Calme, calme, on est en public.”

Mais ça ne l'empêche pas de me tirer la langue.

“M. Strife,” interrompt le serveur.

Rah, qu'est-ce qu'il veut le crétin?

“Oui?”

“Voulez-vous...?”

Oh, c'est vrai.

Je hoche une fois la tête tandis que la confusion s'installe dans les yeux de Tifa. Le serveur, quant à lui, s'est déplacé jusqu'au fond de la salle.

“Cloud...?”

Les lumières s'éteignent, et Tifa laisse échapper un petit cri de surprise. Elle regarde furtivement autour d'elle, à la faible lueur offerte par la bougie.

Je me lève tout en tendant la main, “Viens.”

Elle me regarde avec méfiance avant de prendre ma main et de se lever doucement. C'est à ce moment-là que les rideaux glissent le long du mur du fond, attirant l'attention de Tifa qui se tourne rapidement, lâche ma main. Elle se dirige vers le fond et je la suis, bien plus lentement, les mains dans les poches.

Elle a un mouvement de surprise lorsque les rideaux cessent de glisser pour remuer légèrement au clair de lune. Le mur et le plafond étaient entièrement faits de verre, offrant une vue surréaliste du crépuscule sur le désert : une aura orangée brouillant l'horizon venant s'opposer à des étoiles brillant dans un ciel d'encre.

Elle se dirige rapidement vers le mur, trouve la porte, et je la suis une fois encore, à quelques pas derrière elle. Elle pousse la porte, a un mouvement de recul lorsque l'air frais du désert nocturne vient la frôler ; Elle s'avance sur le balcon et tourne lentement sur elle-même, les yeux rivés sur le ciel.

Même si Edge est loin d'être aussi grand que Midgar, la nuit, les lumières de la ville ternissent celles des étoiles ; mais ici, de ce côté de la colline, sur ce balcon, c'est parfait. Et je peux voir dans ses yeux les étoiles et la lune tandis que les derniers rayons du soleil disparaissent finalement en plongeant le désert dans l'obscurité.

Elle atteint finalement la rambarde, s'appuie et se penche un peu par-dessus, la tête légèrement renversée en arrière, “Je ne m'étais pas rendue compte que nous étions aussi hauts...” dit-elle dans un souffle.

Je vais me placer derrière elle, les mains encore dans les poches, la tête aussi renversée en arrière. J'ai peur que si je les retire, elles ne trahissent à quel point je suis nerveux.

Théoriquement, ça aurait été le moment parfait pour lui demander... mais je me demande, est-ce qu'on ne pourrait pas rester comme ça encore un peu ? Est-ce qu'on a besoin de ce titre maintenant ? Mariés, fiancés, amants, amis; est-ce qu'on a vraiment besoin d'une étiquette? Est-ce qu'on ne peut pas être tout cela à la fois? La seule chose qui compte, c'est que nous nous aimions, n'est-ce pas ?

Je suis arraché à mes pensées lorsque sa tête vient se cogner contre mon torse et que ses bras s'enroulent fermement autour de mes hanches. Je cligne des yeux, surpris.

“Ne me quitte jamais, d'accord? Tu es parfait comme tu es... tu es tout ce dont j'ai besoin... alors ne me quitte jamais,” murmure-t-elle contre mon torse.

Je sens mes mains sortir d'elles-mêmes de mes poches, et mes bras s'enroulent autour d'elle, “Ca n'arrivera pas aussi longtemps que tu ne me quitteras pas.”
------------------------------------------------------------------------------------------
Nous sommes rentrés à la maison aux alentours de minuit; la maison était sombre et tranquille, sans aucun signe de bombe puante potentiel.

“Où sont les enfants?” murmure doucement Tifa en posant son sac sur le comptoir.

“Barret les garde pour la nuit.”

Tifa me fixe avec des yeux ronds, “Barret était au courant de tout ça?”

“Ouaip; de même que Yuffie, Vincent, Reeve, Cid et Shera.”

Elle pose les poings sur ses hanches, “Et j'ai réussi à ne pas m'en apercevoir?”

Je hausse légèrement les épaules, “Apparemment.”

Elle plisse les yeux, “Les enfants ne le savaient pas.”

Je lève les mains, vaincu, “Les enfants ne savaient pas... jusqu'à ce qu'ils m'attaquent à coup de bombe puante.”

Elle rit.

“Considère ça comme ma revanche pour le kilt,” dis-je.

Elle lève un sourcil, “C'est une revanche, ça? Et bah si c'est le cas, je devrais sortir t'acheter toute une garde robe.”

Ma bouche s'entrouvre, “Je voulais dire, par rapport au fait que ce soit secret–

“On pourrait partager nos vêtements! Par contre,” elle pose un doigt sur sa joue, “je ne sais pas si le rouge t'irait bien. Je pense simplement que ce n'est pas ta couleur.”

“Ce n'est pas ce que je voulais dire–

“Oh, et on pourrait avoir de magnifiques chaussures! Juste partager une armoire, tu sais. Je suis sûre qu'il y a pleins de robes et d'accessoires chocobo pour aller avec tes– hey!”

Ca semble... vaguement familier, Tifa en talons lancée par-dessus mon épaule et ses poings frappant contre mon dos.

“Repose-moi espèce de cuistre!”

“Non.”

“Cloud!”

Je lui enfonce un doigt dans les hanches et elle laisse échapper un cri aigu en balançant les jambes dans tous les sens.

Elle tente de reprendre sa respiration entre deux rires, “Cloud... ne...ne fais pas ça-a-a-a ! Cloud ! Arrête !” Elle me cogne le dos tout en me réprimandant.

Elle est chatouilleuse... c'est bon à savoir.

Je fais un tour sur moi-même malgré ses protestations, et une de ses chaussures s'envole. Elle crie encore tandis que je fais un tour de plus, et mon talon se prend dans le parquet, et nous tombons en arrière.

Lorsque nous touchons le sol, j'ai le souffle coupé par le coude de Tifa planté dans mon ventre. Mais elle rit de façon hystérique et roule de mon ventre pour s'affaisser sur le sol. Elle a bien de la chance, ce n'est pas elle qui a amorti le coup.

Tandis que je reprends ma respiration, Je me soulève sur un coude et pose ma tête dans ma main pour regarder Tifa rire encore plus fort; de petites larmes se forment au coin de ses yeux à force de rire tellement fort. Elle sourit beaucoup d'habitude, et elle rit, mais il est rare de la voir rire autant.

Je sens un large sourire fendre mon visage, et je trouve ça étrange, de n'avoir à s'occuper de rien. Je m'attends encore à ce que quelqu'un surgisse et gâche ce moment, refaisant de cette nuit une routine, malgré le fait qu'ils sachent tous très bien que cette nuit est pour nous.

Malgré tout, cela ne les arrêterait probablement pas, selon les circonstances.

Tifa s'est maintenant relevée, a retiré son autre chaussure et à retrouvé l'autre. Elle se tient là, ses chaussures pendant au bout de ses doigts, une main sur les hanches, un petit éclat dans le regard.

“Je vais me changer, je suis épuisée.”

Je lui lance une nouvelle fois un grand sourire, “Ouaip.”

“Oui, c'était...une danse sympa,” Elle se retourne et s'éloigne.

Nous avions dansé, après nous être promis que nous ne nous quitterions pas. Sans musique, mais avec le paysage que nous avions, je crois que nous n'avions même pas besoin de ça.

Je l'ai fait tourner deux ou trois fois, juste parce qu'elle voulait voir sa robe voler.

Je soupire, puis saute sur mes pieds avant de m'étirer les bras. C'était une longue nuit... enfin, une longue journée. Je veux dire, vous avez-vu tout ce que j'ai dû endurer pour en arriver là?

Bombe puante du ninja volant... franchement, qui aurait pu prévoir ça ?

Je monte à l'étage pour me mettre en pyjama. Ma chemise traîne sur le sol, mon pantalon forme un tas, et j'en étais déjà à enfiler mon pantalon de pyjama bleu lorsqu'elle a fait son entrée.

Elle n'a pas frappé, et je me retourne rapidement, surpris, et trébuche presque sur mes chaussures que j'ai laissé traîner au milieu de la chambre.

Elle sourit légèrement, ses cheveux lâchés sur ses épaules, sa peau pâle au clair de lune. Elle a retiré son maquillage, et a opté pour un pantalon en soie et un débardeur.

Je cligne des yeux et jette un coup d'oeil de gauche à droite avant de rencontrer à nouveau son regard, “Quoi?”
Elle sourit encore avec douceur, “Je... Je n'arrive toujours pas à croire que tu aies fait tout ça...”

Mes yeux s'adoucissent un peu, “Et bien... on n'a pas l'occasion de sortir souvent... alors lorsqu'on le fait, il faut que ce soit spécial.”

Son sourire s'élargit, “Merci.”

“Je t'en prie. Je veux dire, c'était pour nous deux,” déclaré-je.

Elle penche légèrement la tête sur le côté, le sourire encore présent sur son visage.

“...Quoi?”

“...Je ne comprends simplement pas... comment tu as pu faire tout ça, je veux dire, Cloud ça n'a sûrement pas été facile pour toi de mettre en place tout ça–

“Je t'aime,” Et c'est aussi simple que ça.

Elle bafouille, prise au dépourvu.

“Je n'ai pas besoin d'autre raison. Je ferai ce que je peux pour toi”, je hausse les épaules, “Tout ce que je peux.”
Elle sourit doucement; puis elle s'avance dans la faible lueur, se dresse sur la pointe des pieds , un sourire sur le visage, ferme les yeux, presse une main contre mon torse...et elle m'embrasse.

C'est à la fois sucré et piquant, le goût de son baume à lèvres à la pomme, l'odeur de cannelle de sa peau; ses cheveux qui coulent dans mes doigts comme de l'eau, tombant de ses épaules comme une cascade, et la légère pression de ses doigts le long de mes épaules.

Je la regarde durant un moment tandis qu'elle m'embrasse, les yeux grands ouverts, et je ne sais vraiment pas pourquoi je suis surpris. Je veux dire, je devrais au moins obtenir un baiser après tout ce que j'ai fait pour elle... Je veux dire, ce n'est certainement pas un très bon état d'esprit, mais je trouve que je mérite au moins un baiser, sinon plus. J'en mérite plusieurs.

Et je pense qu'elle le sait. Elle m'attire vers elle, et mes mains trouvent finalement ses hanches, une fois le choc initial passé. Je ne comprends toujours pas pourquoi je suis aussi choqué.

Au bout d'un moment, nous avons tangué jusqu'à mon lit, sommes tombés dessus ; et elle rit au-dessous de moi, d'un rire étouffé contre mes lèvres. Je glisse mes doigts le long de ses hanches d'un geste flou, la faisant rire une nouvelle fois et se crisper dans mon étreinte. J'arrête doucement mes doigts , prends ses hanches entre mes paumes et mes pouces, et les laisse là tandis que je dépose des baisers sur sa mâchoire.
C'est lent et lucide, la façon dont nous nous mouvons, à notre propre rythme; la façon dont chacun de nos mouvements est en rythme, la façon dont nous semblons être réglés l'un sur l'autre.

De délicats baisers longeant sa clavicule tandis que son débardeur touche le sol; de petits pincements le long de son cou alors que mes pouces se glissent sous les bords de sa culotte, tirant vers le bas. Elle gronde un peu en se battant avec les boutons de mon pantalon; gémit légèrement lorsque le clip est défait derrière son dos.

Et c'est à ce moment-là, lorsqu'elle est pressée sous moi, et que mes doigts s'attardent au bord d'un royaume inexploré, que je m'y attends.

C'est son signal, celui qui nous sépare toujours. Cette petite pression de sa paume contre le côté gauche de mon torse ; une pression juste assez forte pour m'arrêter, pour me dire pas encore, et pour que je coopère.
...mais... mais il ne vient pas, et c'est moi qui brise le baiser et me recule rapidement, clignant des yeux, surpris.
Elle ouvre les yeux, lève son regard vers moi, vers où je suis agenouillé, d'où je la regarde.

Et nous ne faisons que nous regarder durant un moment, un moment de silence complet.

Et elle cligne des yeux. Sourit légèrement. Et je fronce les sourcils, encore un peu incertain.

Sa main s'enroule lentement autour de mon poignet, ses doigts caressent le dos de ma main avec douceur, et je comprends.

Je me penche pour l'embrasser délicatement, doucement.

Et elle fut tout ce que je su.


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Bonjour tout le monde! Ca fait très très longtemps..! o.O Comme vous vous en êtes sûrement doutés,ce blog ne vit plus que de temps à autre, les mises à jours ne sont certainement pas aussi nombreuses qu'avant! Je dois avouer que ma passion s'est un peu calmée, même si j'ai toujours un énorme penchant pour le couple de Cloud et Tifa ^^ J'accuse le manque de temps qui porte l'esprit sur autre chose.

Cependant, des personnes viennent encore voir mon blog et me demander de le mettre à jour, de ne pas laisser en plan la traduction d'une fic qu'ils prennent plaisir à lire ^^ tout cela m'a beaucoup encouragée, et j'ai au moins voulu traduire ce chapitre qui, pour moi, "boucle la boucle". Je veux dire par là que bien que les chapitres suivants soient également très intéressants, je trouve que celui-ci est le point culminant de l'histoire. C'est pourquoi je risque de m'arrêter ici pour la traduction. =(

Cependant je vous invite fortement à lire la suite en anglais si vous êtes passionnés (et que les récalcitrants ne soient pas rebutés par la langue, ce n'est pas si difficile et vous serez bien contents quand vous y arriverez ^^)!!

Sur ce, merci énoooormément à tous d'avoir suivi cette fic, ce fut vraiment un très grand plaisir de la traduire!!!!!

MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI
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#Posté le samedi 14 juin 2008 15:35

La scène sous le Hautvent (interview + dialogue)

Je m'excuse encore de l'absence prolongée! Pour me rattraper (ou juste parce que j'en ai envie d'ailleurs XD), voilà un extrait du dernier livre "Final Fantasy VII Ultimania". Il s'agit d'une interview portant sur la scène sous le Hautvent avec Cloud et Tifa. Cet extrait devrait apporter quelques réponses à la question que tout le monde se pose! (ou pas lol)

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Extrait de Final Fantasy VII Ultimania:

Kitase:"La scène sous le Hautvent avant la bataille finale a aussi été faite par Katou, il me semble."

Nojima: "Oh, ce passage avec un dialogue osé/suggestif (ndlr: entendez par là, à connotation sexuelle)? Ce n'est pas moi qui l'ai écrit, c'était aussi de Katou.
"- Les mots ne sont pas le seul moyen de dire ce que tu ressens", cette réplique, n'est-ce pas? C'est une conversation plutôt mature pour un jeu FF."

Kitase: "Je me rappelle que nous avons dû modérer la scène, c'était trop évocateur au départ."

Nojima: "Le projet de départ était plus extrême. L'idée était de faire sortir Cloud de l'étable à chocobo du vaisseau, suivi par Tifa qui jette des coups d'oeil de gauche à droite, mais Kitase a rejeté l'idée. Mais je pense que personne ne s'attendait à ce que cette réplique soit si importante (rires)"


>> C'est en définitive clair et net: il s'est bel et bien passé quelque chose sous le Hautvent entre Cloud et Tifa, et ce n'était certainement pas une partie de belote au clair de lune. Une confirmation de plus, mais je suppose qu'on n'en a plus vraiment besoin à ce stade! :D

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Voilà la traduction de la scène en question, ainsi que des deux suivantes:

(Scène 136) - Compréhension -

(La scène montre Cloud et Tifa seuls, debouts sur le pont. Tifa est encore entrain de ragarder passer les nuages.)

Cloud: "Qu'est-ce que tu vas faire, Tifa?"

(Elle se tourne vers lui)

Tifa: "Tu as oublié? Je suis...toute seule. Je n'ai nulle part où aller."

(La scène change, puis montre Cloud et Tifa sur une colline couverte d'herbe. Tifa se tient à proximité de la caméra, et regarde au-delà du joueur. Cloud est derrière elle, et regarde dans une autre direction. Le Hautvent est supendue au-dessus d'eux. Le seul bruit est celui du vent.)

Tifa: "Tout le monde est parti..."

Cloud: "Oui, nous n'avons nulle part où aller et personne à rejoindre."

(Elle baisse les yeux.)

Tifa: "Tu as raison..."

(Un silence. Elle lève les yeux et applatit ses cheveux d'une main.)

Tifa: "Mais... je suis sûre qu'ils vont revenir un jour, tu ne crois pas?"

(Il croise les bras)

Cloud: "Hmm... je me le demande...? Tout le monde a quelque chose d'irremplaçable qu'il veut protéger... Mais cette fois, notre adversaire..."

(Un long silence. Le bruit du vent s'estompe. Tifa hoche la tête.)

Tifa: "Hmm... Mais ça ira, même si personne ne revient. Du moment que je suis avec toi, du moment que tu es à mes côtés... Je n'abandonnerai pas, même si j'ai peur."

(Il décroise les bras et regarde Tifa.)

Cloud: "...... Tifa......"

(Elle place ses mains dans son dos.)

Tifa: "Peu importe à quel point nous sommes proches maintenant... Nous étions loin l'un de l'autre...avant ça. Mais lorsque nous étions dans la Rivière de la Vie encerclés par tous ces cris de douleur, je crois que j'ai entendu ta voix..."

(Elle ferme les yeux, et pleure doucement; Ses bras retombent sur ses côtés et elle baisse la tête.)

Tifa: "...sniff... tu ne te rappelles probablement pas de ça... Mais au fond de mon coeur, je t'ai entendu crier mon prénom... Ou du moins, je croyais l'avoir entendu..."

(Cloud regarde ailleurs et pose une main sur son visage)

Cloud: "Oui... à ce moment-là, je t'ai entendue m'appeler. Tu me rappelais du courant de conscience dans la Rivière de la Vie."

(Il baisse la main et hoche la tête)

Cloud: "Après tout, j'ai promis. Que si jamais quelque chose devait t'arriver, je viendrais t'aider."

(Tifa ouvre les yeux et lève la tête.)

Tifa: "Cloud...? Tu crois que les étoiles peuvent nous entendre?"

(Elle regarde en biais)

Tifa: "Tu crois qu'elles peuvent voir à quel point nous nous battons pour elles?"

(Cloud lève les yeux vers le ciel.)

Cloud: "Je sais pas... Mais...Qu'elles puissent ou pas, on doit quand même faire ce qu'on peut. Et croire en nous...Un jour, on trouvera la réponse. Pas vrai, Tifa? C'est ce que j'ai appris de toi lorsque nous étions dans la Rivière de la Vie."

(Elle hoche la tête)

Tifa: "Oui...... c'est vrai..."

(Cloud regarde au loin. Il tourne légèrement le regard et baisse la tête.)

Cloud: "Hé, Tifa...... Je...... Il y avait beaucoup de choses dont j'avais envie de te parler."

(Il secoue doucement la tête.)

Cloud: "Mais maintenant qu'on est tous les deux comme ça, je ne sais plus vraiment ce que je voulais dire... Je suppose que rien n'a changé... Ca donne presque envie de rire..."

(Tifa secoue la tête)

Tifa: "Cloud... Les mots ne sont pas les seules choses qui disent aux autres ce que tu ressens..."

(Cloud la regarde. Elle continue de regarde au-delà du joueur, vers l'horizon. Elle applatit de nouveau ses cheveux d'une main.)

Cloud: "............"

(Elle ferme les yeux. La caméra se dirige vers le ciel alors que la scène devient noire.)



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(Scène 137) - Dernier matin -

(La scène se change de nouveau en une colline. Il fait encore sombre, mais une légère lueur brille à l'horizon. Cloud et Tifa sont assis sur une petite élévation, par terre. Tifa a la tête posée sur l'épaule de Cloud, les deux sont endormis. Cloud lève légèrement la tête.)

Cloud: "...........C'est presque l'aube..."

Tifa: "H, hm...?"

(Il lève un peu plus la tête, juste assez pour la regarder.)

Cloud: "Désolé. Je t'ai réveillée...? C'est presque l'aube, Tifa."

(Elle lève la tête de son épaule et regarde autour d'elle d'un oeil endormi.)

Tifa: "Umm... B, bonjour... Cloud. Laisse-moi un peu plus de temps... Juste un peu plus..."

(Elle repose sa tête sur son épaule.)

Tifa: "Ce jour ne se reproduira plus jamais. Alors laisse-moi profiter de ce moment."

(Il hoche la tête)

Cloud: "Oui... d'accord."

(Il repose à nouveau sa tête.)

Cloud: "C'est probablement le dernier moment que nous allons passer ensemble......"

(La scène devient noire.)


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(Scène 138) - On se battra ensemble -

(La scène se fond et on voit le Hautvent suspendu dans le ciel clair du matin. La caméra redescend sur la colline. Cloud est encore assis; Tifa s'est levée et a les yeux rivés sur le Hautvent, les mains serrés derrière le dos. Après un moment, elle relâche ses mains et secoue la tête.)

Tifa: "............"

(Cloud se lève.)

Cloud: "On ferait mieux d'y aller."

(Elle se tourne vers lui et fait un geste implorant.)

Tifa: "Mais, j'ai encore...!?"

(Il se tourne vers elle et secoue la tête.)

Cloud: "Tout se passera bien, Tifa. Tu l'as dit toi-même hier. Au moins, nous ne serons pas seuls."

(Un silence. Tifa hoche la tête)

Tifa: "Oui... C'est vrai!"

(Il hoche la tête)

Cloud: "OK! Allons-y!"

(Il se dirige tous les deux vers le Hautvent. La caméra se dirige vers le bas tandis que la scène change. Puis on voit la platforme qui mène vers le pont.Tifa y suit Cloud.)

Tifa: "Le vaisseau est trop grand pour juste nous deux. Ouai, c'est un peu silencieux sans les autres."

(Cloud se tourne pour lui faire face.)

Cloud: "T'en fais pas. Ca ira."

(Il fait ses tractions)

Cloud: "Je vais faire un boucan suffisant pour tout le monde."

(Il s'arrête et applatit ses cheveux.)

Cloud: "Et puis, c'est moi le pilote. Plus de vol pénard comme avant. On aura pas le temps de se sentir seul."

(Elle hoche la tête. Un long silence. Soudain, tout le Hautvent se met à trembler tandis que l'engin démarre.)

Tifa: "Hein!?"

(Elle regarde autour d'elle.)

Cloud: "Ca bouge......"

(Ils se précipitent vers le pont. Ils trouvent Cait Sith entrain de somnoler dans un coin. Ils le dépassent et trouve Barret et Cid entrain de manipuler les manettes de contrôle du pilote.)

Cloud: "Barret! Cid!"

(Barret se retourne et regarde Cloud, puis Tifa, puis de nouveau Cloud)

Barret: "O, oh...... Ca va les tourtereaux?"

(Rouge XIII rentre dans le champ et court vers eux.)

Cloud: "Rouge XIII!"

(Cloud et Tifa reposent les yeux sur Barret.)

Tifa: "Pourquoi vous ne me l'avez pas dit!?"

(Rouge XIII jette un regard à Cid qui est encore entrain de manipuler les manettes de contrôle.)

Rouge XIII: "Mais, tu sais, Cid."

(Il regarde Cloud. Cid lâche les manettes et regarde Rouge XIII.)

Cid: "Hé, Rouge XIII.Si tu leur dis maintenant, on ne sait jamais ce qui pourrait arriver plus tard......"

Tifa: "......Vous regardiez?"

(Ils l'observent alors qu'elle s'éloigne en courant, se prend la tête dans les mains et tombe sur le sol d'embarras. Vincent entre sur le pont. Tout le monde sauf Tifa se tourne pour le voir entrer -etc etc-)

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#Posté le dimanche 28 octobre 2007 08:22

Modifié le dimanche 28 octobre 2007 08:50

Chap 41 DoBM: Homme d'Escorte

Diaries of a Broken Man (VO chapitre 41)

Chapitre 41: Homme d'Escorte


Erg... l'épuisement. Qui aurait cru que conduire demanderait autant d'énergie? Au moins Fenrir se comporte bien...

...pour l'instant.

Alors, je suis actuellement entrain de rentrer d'une livraison. Mon rendez-vous avec Tifa est ce soir. J'ai tout bien préparé... romantique et tout ça... toutes ces choses à l'eau de rose.

Oui, Shera m'a bel et bien aidé.

Je ne suis pas si féminin que ça... franchement, il suffit que vous portiez une robe une fois et les gens commencent à vous demander des conseils sur la décoration d'intérieur et à vous balancer des kilts à la figure.

...J'y peux rien si j'ai l'oeil pour le papier peint et les tissus de canapé!

...Ouai...

Ahem, bref... donc comme je disais... un diner romantique... surprise...

Ouai.

J'apelle à la maison, et Marlène décroche. Tifa est partie à l'épicerie, et je sais qu'elle va être absente pendant environ deux heures. J'ai tout parfaitement calculé. Je dois juste rentrer, puis sortir.

Et si elle finit plus tôt que prévue, je vais simplement demander à Marlène d'appeler Tifa sur son portable pour la retenir... prendre plus de choses, vous savez... ce genre de trucs.

Je me gare donc devant le bar, descend rapidement et me dirige vers l'entrée.

Je m'arrête juste un pas après avoir franchi le seuil.

C'est calme...trop calme...

“...Marlène?” demandé-je avec appréhension en laissant la porte se refermer derrière moi.

“Denzel?” Je me dirige doucement vers les escaliers, les yeux scrutant chaque coin de la pièce.

J'ai l'impression d'être observé. J'avale ma salive, puis hausse les épaules. Peut-être sont-ils sortis jouer. Si c'est le cas, il devrait y avoir un mot sur le comptoir.

J'entreprends de me diriger vers la cuisine, et c'est à ce moment-là que c'est arrivé.

“Super bombe puante du ninja volant kamikaze de l'enfer !!”

“Augh!”

Je me retrouve par terre... est-ce que c'était... un nuage (heh, un nuage (=Cloud, hein)) verdâtre ? Et Denzel ? Est-ce qu'il portait un masque à gaz? Où est-ce qu'il a bien pu choper un masque à-

...oh mon Dieu.

“Oh! Oh bon sang,” Je roule sur le côté en couvrant ma bouche de mes mains.

Je reste là à me tortiller pendant un moment. Respiration saccadée, respirer par la bouche. Ne même pas songer à innhaler par les narines.

Je suffoque. Le nuage s'est dissipé, mais l'odeur demeure.

...qu'est-ce que c'est ?! C'est horrible!

...attendez...est-ce qu'il y a... quelque chose de mouillée... sur mon bras ?

Oh bordel non, je sais qu'ils n'ont pas fait ça.

Je me relève rapidement et balance ma tête de gauche à droite, mon avant bras pressé contre mon nez. Je trébuche ; la puanteur rend mes yeux larmoyants et ma vision floue. Je tends le bras, touche le mur et le reconnaît comme étant la porte du salon.

“D-kof-Denzel!”

Qu'est-ce qui se passe bordel ?!

Attendez une seconde... Je crois que j'ai entendu le mot ninja dans ce cri de guerre...

Je vais assassiner Yuffie.

NOM DE DIEU!

Je bats en retraite vers les escaliers, la puanteur me poursuivant... ou est-ce que c'est moi? Il vaudrait mieux que ça ne soit pas moi !

“Salut, Cloud!” C'est la voix de Marlène, fluette comme d'habitude, mais légèrement étouffée derrière son masque à gaz made in Wutaï.

Oh je vis un pu-

“Hé, tu es rentré tôt aujourd'hui, Cloud?” demande Denzel en apparaissant à côté d'elle avec un masque assorti.

–tain de cauchemar.

“Woo, mon Dieu... qu'est-ce que tu sens, Cloud!”

“...C'est sur moi?”

Denzel explose d'un rire incontrôlable tandis que Marlène répond, “Si c'est sur lui il a demandé? Si c'est sur lui ?!”

...bordel.

Je soupire profondément, “Marlène...” ma voix sonne bizarrement à travers mes narines pincées, “Comment j'enlève ça ? Je brûle mes vêtements ? C'est une farce?”

Denzel est maintenant par terre. Marlène se tient les hanches tandis que des larmes lui montent aux yeux derrière son masque, “...b-b-brûler tes vêtements? Oh elle avait raison!”

“Comment j'enlève ça, Marlene?” Ma patience est ici mise à rude épreuve.

“T-tu peux pas!” s'exclame-t-elle avant de rejoindre Denzel par terre.

“...faudrait mieux que ça se dissipe alors,” répondé-je.

Cela ne fait que provoquer davantage de rires.

...seule une chose pourrait faire en sorte qu'ils m'aident désormais, “J'ai un rendez-vous avec Tifa ce soir.”

Marlène se fige, et même si elle porte encore son masque, je peux voir sa peau palir dessous. Elle donne un coup de coude à Denzel lorsque celui-ci ne cesse pas de rire.

“Aïe! Hé, pourquoi t'as fait ça?” Il lui jette un coup d'oeil.

“C'est un rendez-vous... très...important.”

Marlène déglutit, “Euh oh.”

“...oh bon sang,” dit Denzel, avant de se redresser d'un bond.

“OK! Application du code bleu quarante-deux! Denzel ! Saisis le jus de tomate! Je vais prendre le désodorisant ! Emmène-le dans la salle de décontamination! J'appelle du renfort !” crie Marlène.

Denzel se raidit, puis fait un salut avant que tous les deux ne se précipitent dans deux directions opposées.

...Qu'est-ce qui vient juste de se passer là bon sang ?! Bleu quarante-deux ? Jus de tomate?! Renfort!

Eep.

Puis Denzel est de retour avec un tube dans une main, il me saisit la main de l'autre et me projette dans la 'salle de décontamination', plus connue sous le nom de salle de bain.

Il me fait asseoir sur la cuvette des toilettes. Je pense que je serais normalement entrain de protester, ou entrain de demander une explication, mais l'odeur a affecté mon système nerveux, et je suis juste complètement déboussolé.

Puis arrive ensuite Marlène, se précipitant vers moi avec un paquet dans les mains et un téléphone intercalé entre son épaule et son oreille.

“Oui c'est une urgence! Ecoutez, je me fiche de ce qu'elle fait! Je dois lui parler maintenant!” hurle Marlène dans le combiné.

Denzel...Denzel?!

“Denzel?! Qu'est-ce que tu fais?!”

“Tu avais raison, on doit brûler les preuves... donne-moi ton T-shirt.”

Je le regarde d'un air sceptique avant de dézipper mon T-shirt et de le faire passer par dessus ma tête pour le lui donner. Il tend la main vers l'étagère de l'évier où, je suppose, a été posée une rangée 'd'outils de décontamination', et il saisit une paire de... est-ce que ce sont les pincettes que j'utilise pour le barbecue ?

“Denz–

Trop tard. Il les a déjà utilisées pour attraper mon T-shirt, puis pour le jeter dans un sac en plastique refermable. Il le zippe avant de le lancer à une Marlène éreintée, qui jette ensuite le paquet dans un sac à poubelle noir.

“Ca ne s'est pas propagée sur ton–

“Non... ça a pas atteint mes sous-vêtements.”

C'est pas possible.

“Tu as un rendez-vous important, Cloud.”

“Je suis au courant, Denzel. Merc–

“Merci bon Dieu! Je leur avais dit que c'était important! Je veux dire, combien de personnes ont ton numéro de chambre personnelle, franchement ?” siffle Marlène dans le téléphone, “Je sais, je sais... écoute, on a un code bleu quarante-deux–

Un couinement perçant se fait entendre à l'autre bout du fil.

Je tressaille... C'est elle. Et elle comprend l'histoire du code! Bon sang, c'est même sûrement elle qui a élaboré le système.

“Oui! On ne savait pas... et bien, on a déjà préparé le bar pour la dépuantisation, vu que tu sais comment Tifa réagirait.”

Dépuanti-quoi?! Ca existe, ça?

Marlène poursuit, “Ouai, on les a...hm hm... OK, OK... ce qu'on a utilisé? Oh...bah, deux bons mois de sueur des chaussettes de Denzel–

Retiens-toi, Cloud... tu te rappelles de ta dernière séance de vomissement?

“–six oeufs pourris... du pain moisi, tu sais, pour l'entretien; sept peaux de bananes pourries, trois pommes et oranges en décomposition. On a de l'ail, dix boîtes de conserve de–

Je bouche mes oreilles avec mes mains, et Denzel ricane. Je lui lance un regard l'incitant au silence, et vois que Marlène s'est tut pour hocher rapidement la tête. Je desserre un peu les mains.

“C'est ça c'est ça, du matériel standard de bombe puante de super-ninja... comment on l'a mixé? Avec le mixeur.”

Note personnelle: ne plus utiliser le mixeur.

Plus jamais.

“Denzel?”

Il lève les yeux vers moi, “Ouai, Cloud?”

“Jette le mixeur dans le sac poubelle avec mon T-shirt.”

Il me lance un regard déconcerté avant de tendre la main pour saisir la bouteille de jus de tomate.

“Qu'est-ce que tu–

Squirt!

“Ah!”

Bon sang! C'est forcément un putain de cauchemar là! C'est pas possible!

“D'accord, merci Yuffie. Ca va le faire,” Marlène raccroche.

Elle tend le bras pour attraper un sac de désodorisants, puis le déchire avec ses dents. Elle en retire trois tubes de désodorisants en forme d'arbre, verts avec le mot 'fraîcheur menthe' imprimé sur le côté.

“Non.”

Trop tard... une fois encore. Elle vient d'en pendre deux à mes oreilles, et a glissé l'autre à mon poignet comme un bracelet.

Non... ça suffit! S'il-vous-plaît, pourquoi?! Que quelqu'un me sauve ! Le jour J... le jour J!

Le téléphone sonne, et Marlène regarde l'ID. Son visage palît.

“C'est Tifa,” chuchote-t-elle.

“Décroche,” sifflé-je.

Elle hoche la tête, “Hé! Tifa!”

Une réponse étouffée se fait entendre à l'autre bout du fil.

“L-l'épicerie est fermée?”

Fils de chien.

“Un accident au rayon fruits et légumes tu dis? Oh, des gamins ont piégé une pastèque pour la faire exploser... wow, les enfants de nos jours.”

Oh, ne t'y essaye même pas, jeune fille. Attends que ton père l'apprenne.

Attendez... il va probablement se fendre la tronche.

Bordel!

“Et bah... J'ai besoin... J'ai besoin...” Marlène cherche à gagner du temps, elle a au moins cette présence d'esprit, “... J'ai besoin de désodorisants ! Tu sais, les chaussettes de Denzel font empester notre chambre... oui ? Tu vas t'arrêter dans un bazar? Oh... tu me sauves la vie, Tifa, merci,” elle raccroche le téléphone, “On a trente minutes top-chrono!”

Denzel hoche la tête vigoureusement, “Regarde ailleurs Marlène.”

Elle fait un signe approbateur avant de se retourner promptement, “Je vais aller arranger le bar!”

...regarder ailleurs? Pourquoi?

Aïe! Bordel! Qui aurait pensé que Denzel avait un bras de fer! Bordel !

Et je me retrouve à plat ventre dans la baignoire, Denzel debout au-dessus de moi, entrain de tendre la main vers les poignées du robinet. Je suis dans un état misérable, couvert de jus de tomate, et des tubes de désodorisants pendus à mes oreilles.

“Qu'est-ce que– Ah!”

De l'eau brûlante sur la peau! Ah !

Je me jette en arrière, et cogne ma tête contre le robinet.

Je siffle, et masse le dos de mon crâne, et j'entends Denzel grimacer quelque part, mais il se dirige déjà vers l'objet suivant.

Est-ce que c'est...? C'est ça! C'est l'huile de corps au pois de senteur de Tifa! Non Denzel ! non ! Ne fais pas ça !

...merde.

“Tu vas me payer cher pour ça, Denzel,” dis-je en sentant le liquide couler sur mes cheveux.

“Je suis désolé?”

“Tu es désolé et tu vas me le payer.”

Dix minutes plus tard, après une douche fraîchement brûlante, Marlène se retrouve debout sur la chaise de mon bureau entrain d'arranger ma chemise.

“Tu vois? Une chemise décontractée est bien plus appropriée pour cet événement... si tu avais porté une cravate comme tu l'avais intialement prévu, ça aurait semblé trop formel. C'est un rendez-vous, tu es sensé être beau et bien habillé, mais tu dois être décontracté,” énonce-t-elle avec sagesse.

Je l'écoute en hochant la tête.

“Et noir et bleu, ça rend bien sur toi. Tu devrais porter ça plus souvent,” déclare Marlène.

“Ouai, si jamais j'obtiens encore un rendez-vous après ça,” répondé-je.

“Hé! Je te l'ai dit, l'odeur est partie. Toutes les preuves ont été détruites. Denzel a déjà jeté le sac poubelle dans la décharge deux rues plus bas. On est bon.”

“Même le mixeur?”

“Oui, même le mixeur. Il faudrait que tu l'expliques à Tifa, par contre.”

“Fait,” répondé-je tandis qu'elle descend de la chaise.

“Tu vois, tu es tout beau,” déclare Marlène alors que je me tourne pour me regarder dans le miroir.

“Pas mal, mais y'a intérêt à ce que je ne sente plus bizarre.”

“L'odeur est partie, Cloud.”

“Et le pois de senteur?”

Elle rit avant de répondre, “Ton eau de cologne d'homme devrait le recouvrir.”

“D'ailleurs Marlène,” demandé-je en tirant les revers de mes manches, “Qu'est-ce que tu as mis dans ce produit que Denzel m'a donné? Ca a vraiment... bien marché.”

Les yeux de Marlène s'écarquillent, puis elle répond calmement, “Tu n'as pas envie de savoir.”

Je lui lance un regard douteux, “Ca ne peut pas être pire–

“Oh que si, Cloud. Oh que si,” et elle s'éloigne sur ces mots.

Je suis caché dehors lorsque Tifa arrive, et j'ai garé Fenrir à bonne distance du bar pour ne pas l'alerter. J'ai passé tous mes coups de téléphone, et tout le reste devrait bien se passer ce soir... du moment que je ne me fais pas attaquer par une autre bombe puante de ninja volant kamikaze de l'enfer.

Ou peu importe le nom que ça avait.

Tandis que je déplace Fenrir, j'entends Tifa parler aux enfants à travers la fenêtre entrouverte de la cuisine. Je m'arrête un moment pour l'écouter rire avec les enfants.

“J'ai reçu un colis aujroud'hui? Et une lettre ? Laissez-moi voir,” dit Tifa.

J'entends le bruissement d'un papier qui se déchire, puis un silence s'ensuit avant que Tifa ne reprenne.

“Attendez...est-ce que c'est... une odeur de menthe et de tomate que je sens? Tu avais vaiment très envie d'avoir du désodorisant, hein Marlène?”



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#Posté le dimanche 14 octobre 2007 03:38

Modifié le dimanche 28 octobre 2007 05:38

Chap 40 DoBM: C'est Une Jupikilt

Diaries of a Broken Man (VO chapitre 40)

Chapitre 40: C'est Une Jupikilt

“Ohmondieu...cet angle-là... c'est ZE angle.”

“Pourquoi–... au nom de ton futur état de santé, je te déconseille de faire ça.”

“Mais pourquoi?”

...Voix...il y a des voix.

“As-tu véritablement besoin de poser cette question?”

“Mais, l'angle... l'angle est tellement propice pour le prendre en flagrant délit entrain de lui tripoter les fesses !”

...qui est entrain de tripoter les fesses de qui, là?...

...attendez une seconde...

“Ohmondieu! Il vient juste de bouger les doigts!”

Mes yeux s'ouvrent soudainement.

Et je hurle.

“Vincent!”

“Cloud, je te conseille de retirer ta main avant que Tifa ne se réveille et vous trouve tous les deux dans cette position compromettante tandis que Yuffie est en possession d'un appareil photo.”

Quoi?!

Je regarde par-dessus la tête de Tifa, et aperçois Yuffie debout, l'objectif de son appareil photo pointé vers moi.

“N'y...pense même pas.”

Elle sursaute, cache rapidement l'appareil derrière son dos, et sourit.

Je m'assieds lentement; Tifa marmonne des mots incohérents et se blottit contre mon torse, ses bras encore enveloppés autour de mon cou.

“Tu as bien dormi, rayon de soleil?” roucoule Yuffie.

Je la foudroie du regard.

“Yuffie, je ne crois pas que maintenant soit le bon moment pour te moquer, taquiner, et-ou les ennuyer. Donc reste tranquille.”

Yuffie répond à l'interruption de Vincent par un air renfrogné.

Je soupire, “Quelle heure il est?”

“Onze heures cinq,” Répond Vincent.

Je grogne, et m'étire autant que je peux avec Tifa pendue à mon cou. Mon dos craque plusieurs fois.

“Comment vous nous avez trouvés?”

“Avec mon sublime génie, bien sûr!” sourit Yuffie.

“Non, sérieusement. Comment?”

Yuffie s'indigne, “Je suis sérieuse! Je t'écoutais... il m'a juste fallu un peu de temps pour enregistrer ce que tu disais.”

“Enfin quoi qu'il en soit, vous êtes là maintenant. Fenrir est-

“Déjà trouvé,” pépie Yuffie, “Vincent l'a arrangé pour toi.”

Je jette un coup d'oeil à Vincent, “Merci.”

“Tu ne me remercieras plus dans une minute.”

Je plisse les yeux, “Pourquoi ? Quelqu'un a abîmé Fenrir ?”

Vincent m'observe pendant un moment, “Non. Ca n'a rien à voir avec Fenrir.”

“Alors qu'est-ce que c'est?”

Yuffie ricane, et rit de pleine voix, et les yeux de Vincent clignent.

“Quoi?” demandé-je, “Qu'est-ce qu'il y a?”

“Juste... attends, Cloud. Je vais... te le dire plus tard,” répond Vincent d'une voix forcée.

Je fronce les sourcils, ça ne peut pas être de bon augure.

“Très bien,” je me lève, glisse un bras sous les genoux de Tifa, et me tourne face à Vincent.

“Venez, le camion attend,” dit Yuffie en se dirigeant vers l'entrée de la caverne.

Je mitraille Vincent du regard, “C'était la pire des façons de se réveiller, tu sais?”

Il me fixe à son tour, “Contente-toi d'apprécier le fait que Yuffie n'ai pas pris de photo.”

Cela ne prit qu'une heure pour arriver à Edge, mais pourtant à ce stade, Vincent avait déjà réparé Fenrir dans le camion du WRO (World Restauration Organisation) qu'ils avaient empreinté. Je m'y connais très bien en moto, mais je ne savais pas que Vincent aussi. Je ne peux cependant pas l'aider, parce que Tifa ne s'est toujours pas réveillée et qu'elle est restée assise sur mes genoux pendant tout le trajet.

Je la transporte à l'intérieur et l'allonge sur le canapé, Yuffie et Vincent sur les talons. Après l'avoir recouverte d'un drap, je me retourne, seulement pour voir Yuffie l'air incroyablement enchantée, et Vincent l'air incroyablement désenchanté.

“Est-ce que... c'est à propos de ce que tu allais me montrer?”

Vincent ne dit rien, et Yuffie me répond simplement par un ricanement en me tendant un paquet.

“Tu...” elle s'arrête pour rire encore, “Tu sais bien que personne n'a pu essayer ses habits pour le mariage de Cid ? Et bien, les voilà. Il a décidé de te livrer le tien en premier.”

Je fixe le paquet, sceptique. Ca semble assez innoffensif, un colis standard, normal. Et je suis livreur, je connais les colis. Et celui-là a la taille parfaite pour un costume. Ca pourrait avoir besoin d'un coup de repassage ou quelque chose dans ce genre, mais je ne vois pas pourquoi je devrais être inquiet.

Je saisis le paquet, et je vois de la pitié dans les yeux de Vincent.

“Juste pour que tu saches, même si tu as eu le tien en premier... nous souffrons tous. Ca veut dire moi, Barret, Reeve, et toi. Ce n'est pas juste pour se moquer de toi. Je le jure,” Vincent ferme les yeux tandis que je déchire le papier recouvrant la boîte.

“Ca ne peut pas être si terrible que ça, si ? Ce ne sont pas les robes des demoiselles d'honneur qui sont sensées être laides ?” demandé-je en retirant le couvercle de la boîte.

“Hey!” crie Yuffie, “Ma robe est très jolie.”

“Tu ne l'as même pas encore vu.”

“Tais-toi, Vincent...et ouvre tes yeux, tu sais que tu as envie de voir ça,” Yuffie rit et sort son appareil photo.

“Est-ce que c'est nécessaire?” demandé-je.

“Contente-toi d'ouvrir la boîte!” s'impatiente Yuffie.

“Tu ne connais pas les origines de Cid, n'est-ce pas Cloud ?” demande Vincent.

“S'il vous plait, c'est juste un costume–

Il y a un click, puis un flash aveuglant tandis que je fixe la terreur qui se trouve devant mes yeux. Non... non, ça ne pas être vrai. Ca ne peut pas arriver. C'est une blague, pas vrai?

J'ai la bouche grande ouverte, et mes yeux glissent de Vincent à Yuffie, et elle prend une autre photo.

“C'est...” je me racle la gorge, “C'est une espèce de blague, pas vrai?”

Vincent grogne, les gens... il le fait, je le jure, et il ferme de nouveau les yeux en signe d'agonie, et regarde ailleurs.

“Nan!” répond joyeusement Yuffie, “C'est la vérité. Même Cid en portera un, mais il en est fier... parce que tu sais, ce sont ses origines et tout. La tradition, et tout ça.”

“Ca consiste en quoi cette tradition?” Je ne peux pas m'empêcher de remarquer le son aigu de ma voix.

“Allez Cloud, tu dois l'essayer... pour être sûr que ça te va,” raille Yuffie.

La boîte tombe par terre tandis que je 'la' sors. Je la fixe avec horreur. Ca ne peut pas...m'arriver.

“C'est...c'est...” Je la tiens à bout de bras en la pinçant entre mes doigts.

Je sens ma bouche se tordre en un sourire de dédain, “C'est une jupe.”

Yuffie fronce les sourcils, “C'est un kilt. N'essaie même pas d'appeler ça autrement en face de Cid. Vincent a la cicatrice pour le prouver.”

“C'est une jupe.”

Yuffie soupire, “C'est un kilt.”

“Jupe.”

“Kilt!”

“Peu importe ce que c'est, ou comment tu l'appelles... Je ne vais pas le porter,” déclaré-je fermement.

“Si, tu vas le faire... ou tu ne pourras pas assister au mariage. Ce sont les mots de Cid... enfin, j'ai retiré quelques mots de choix, mais tu saisis l'idée,” annonce Yuffie, nonchalante.

“Il y aura des photos,” affirmé-je.

“Ouaip!” Elle a un large sourire.

“Non. Y en aura pas.”

“Mais Kuh-loud! Tu fais parti des plans pour la cérémonie de mariage! Et que va dire Tifa si t'y vas pas ?”

Je sens mes dents se serrer étroitement.

Yuffie fait un large sourire victorieux, “Je savais que ça marcherait. Tu vois, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter Vince !”

“Maintenant, tu dois juste convaincre Barret...et moi,” Vincent n'a toujours pas ouvert les yeux.

“Tah, tu sais que tu en as envie, Vinnie.”

“Appelle-moi encore une fois comme ça, et je ferai en sorte que Wutai n'est pas d'héritère au trône.”

“T'es pas drôle,” Yuffie tire la langue avant de reporter son attention sur moi, “Alors?”

“Alors quoi? Je...Je...” Je ne sais plus quoi dire, là.

C'est une jupe.

“Si j'entends une seule remarque à propos de ça,” Je fais un geste vers la jupe, “Je ne la porterai pas. Compris ? Rien à propos du passé, du présent, ou du futur si ça concerne le port de vêtements qui puissent ressembler à des habits de femmes. C'est clair?”

Yuffie hoche la tête sérieusement, “Comme du cristal.”

“Bien. Maintenant, je vais y réfléchir,” Je hoche la tête, et observe de nouveau la jupe.

Excusez-moi, le kilt.

“Oh mon Dieu.”

Je me retourne et vois Tifa, encore dans ma chemise, les yeux écarquillés et la bouche recouverte par ses mains.

“...um...”

Elle porte son attention sur Yuffie, “Tu lui as déjà dit?!”

Quoi?!

“Tu savais pour ça?!” demandé-je.

Elle sursaute, puis rougit profusément, “J-Je...um–

“Et tu...comptais ne pas me le dire?” demandé-je.

“Non! C'est pas ça... c'est juste que, on s'était mises d'accord,” Tifa fusille Yuffie du regard, “Pour que je te le dises... tu sais, pour adoucir le coup.”

J'agrippe la jupe, ahem, le kilt, furtivement et l'agite devant son visage, “Comment tu aurais pu adoucir le coup franchement ? Dis-le je t'en prie, ça m'intéresse.”

Elle semble choquée, puis ses yeux se plissent, “Je ne sais pas, mais ça aurait du être mieux que la façon dont Yuffie te l'as appris.”

“Oh, vraiment?”

“Oui, vraiment.”

“Et depuis combien de temps tu savais que j'allais devoir mettre une jupe?”

“C'est un kilt,” Tifa crache le mot, “Et je le sais depuis trois semaines.”

“Tr-trois semaines?! Tu le sais depuis trois semaines et tu as même pas essayé de me le dire? Et tu as dit que tu allais essayer d'adoucir le coup ?”

Elle croise les bras, puis rétorque, “J'avais toujours pas trouvé comment. Mais j'aurais trouvé!”

“Ouai... Bien sûr.”

C'est à peu près à ce moment-là que je remarque Yuffie entrain de se pencher vers Vincent, qui a fini par ouvrir les yeux, mais qui évite de les poser sur la jupi-kilt.

“Querelle amoureuse,” l'entendé-je murmurer à mi-mot, mais apparemment, c'est assez pour faire perdre à Tifa tout son sang-froid.

“Dehors! Dehors! Sortez de ma maison tout de suite!” hurle Tifa en pointant la porte.

“M-mais Tifa!” proteste Yuffie.

Vincent est déjà entrain de partir. C'est juste pour ne plus être dans les parages de la jupikilt, franchement.

“Non! J'ai passé toute ma nuit d'hier à marche en talon sous la pluie! Ca serait le comble si je devais passer cette journée avec deux hommes kiltophobiques et une klepto-ninja ! DEHORS !”

Yuffie ne proteste pas ; elle suit rapidement Vincent, mais s'arrête à la porte.

Cependant, Tifa ne le remarque pas.

“Et toi!” elle porte son attention vers moi, “Tu vas mettre cette chose. Je me moque de savoir quel genre de thérapie tu vas devoir subir avant ou après ça, mais je te l'enfilerai de force, c'est compris ?”

...oh peur. Qu'est-ce qui est plus terrifiant? Porter une jupi-kilt... ou faire face à la colère de Tifa?

...hmmm...

Je hoche la tête honteusement, “Oui m'dame.”

“Bien,” s'efforce-t-elle de dire en tentant un sourire.

Apparemment, elle n'est pas encore sur Bonheurland. Ses pieds sont rouges, et semblent à vif.

“Maintenant, je vais aller m'occuper de mes pieds, je te suggère de faire pareil pour ton dos, et,” elle arrache le kilt de mes mains, “Je prends ça avec moi... au cas où tu aurais des idées. Oui, je sais très bien ce que tu as fait à ces boxers. C'était ma paire préférée en plus.”

...Ah oui?

Bon sang!

Attendez, elle a une paire de boxers préférée? Enfin, c'est vrai qu'elle s'occupe de mon linge.

Tifa s'éloigne, et c'est à ce moment-là que j'entends un ricanement. Je me retourne rapidement vers la porte. Apparemment, Yuffie est restée pendant ce petit fiasco.

“Bon sang, quelle soumission !”

“Je vais t'abattre.”

Elle rit à nouveau, “Oh, et Vince a menti... J'ai bel et bien pris une photo.”

Elle est déjà au milieu de la rue, pendue à la fenêtre du camion lorsque je parviens à ouvrir la porte. Elle était coincée avec deux kunais.

“Bye Cloud! Oh! Et Tifa va recevoir un colis spécial dans la boîte aux lettres dans trois jours ! Bonne chance !” crie-t-elle en agitant les bras dans ma direction.

Oh super... c'est juste super. J'ai demandé à Yuffie de m'apporter une robe pour Tifa, et elle revient avec une jupe pour moi.

J'ai hâte de voir ce qu'elle a choisi pour Tifa.

Ouaip.

____________________________________________________________________________________

J'ai eu du mal à traduire le jeu de mots pour ce chapitre, donc j'ai fait comme j'ai pu.. Mais ça passe beaucoup mieux en anglais :/ Jupe = Skirt, donc Jupi-Kilt = Skilt xD
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#Posté le lundi 20 août 2007 11:15

Modifié le lundi 20 août 2007 11:25

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