chap24 DoBM: Banane Explosive, Sans Commentaire

chap24 DoBM: Banane Explosive, Sans Commentaire
Diaries of a Broken Man (Vo chapitre 24)

Chapitre 24: Banane Explosive, Sans Commentaire

Silence pesant...

...yep...

C'est très inconfortable...

...uh huh...

'Hey, j'ai une question...depuis quand toi et Tifa êtes-vous ensemble?'

Zack...

...hmm, je n'étais pas conscient du fait que l'on pouvait gronder dans son esprit ...Je vais devoir garder ça en tête.

'Y'a un plus gros poisson à frire...' La voix de Zack est pressante.

Je lève les yeux, voyant ce qu'il veut dire. Chacune de leur mâchoire est légèrement écartée d'incrédulité...même si je ne peux pas dire dans le cas de Vincent à cause de ce satané col haut qu'il porte.

“Cloud! Tifa!” Denzel et Marlène se précipitent dans la salle, brisant le silence pesant.

Oh bénis soient tout ce qui touche aux enfants.

“Qu'est-ce qui vous a pris aussi longtemps? Est-ce que vous vous embrassiez?” Marlène et Denzel retroussent leurs lèvres et font des bruits de smack résonnants.

Oui, ce commentaire à propos des enfants...vous pouvez juste l'oublier...

'Cloud!' crie Aerith.

Je plaisante!...J'ai oublié que tu pouvais lire dans mes pensées...c'est plutôt peu pratique.

'Pour qui? Toi ou nous? Tu as quelques fantaisies explicites qui se baladent dans les profonds recoins de ton cerveau.'

Je jure Zack, encore un mot...et ça signifiera plus de douleur.

'Comment est-ce qu'une personne morte peut-elle ressentir de la douleur?'

Je trouverai un moyen...hey, en voilà un! Aerith...est-ce que Zack t'as déjà parlé de ce temps où nous étions à Midgar...et que Zack s'est rendu à ton église... et il a caché un pétard dans une banane avant de la lancer à l'intérieur ?

...un autre silence pesant.

'Tu..as..fait...QUOI?!'

'CLOUD! Comment as-tu pu?! Tu as juré que tu ne le dirais jamais à personne!'

'C'était toi?!'

'Aerith chérie, s'il te plait...C'était juste une petite blague!'

'Tu appelles ça une BLAGUE?! Donc tu es en train de me dire que tu as eu le temps de désintégrer mon église, mais pas de me rendre visite?!'

'On est juste passé devant par hasard!'

'Et tu avais juste un pétard et une banane à portée de main par hasard j'imagine, hmm?'

'Et bien...oui...c'est le cas! Aerith! L'opportunité était trop grande! Je ne pouvais pas juste laisser ça comme ça! Tu n'étais pas là...alors j'ai laissé ma trace!'

'Est-ce que tu as une idée du temps que ça m'a prit pour tout nettoyer? Je vais te tuer!'

'HA! Tu ne peux pas faire ça!'

'Tu vas espérer que je puisse lorsque j'en aurait fini avec toi!'

'Aerith!'

Leurs voix se dissipent...ça devrait les garder occupés pendant un moment. Je souris presque, mais je réalise que je n'ai toujours pas répondu à la question de Denzel et Marlène...Dooonc tout le monde est encore en train de nous fixer. Ca n'aide pas du tout.

“Denzel...Marlène...n'avez-vous pas un cadeau pour Tifa?” demandé-je, changeant de sujet.

Leurs yeux s'éclairent immédiatement, et ils hochent la tête vigoureusement. Ils commencent à se précipiter hors de la pièce, mais Yuffie les attrape dans ses bras.

“Whoa vous deux...qu'est-ce qu'on a décidé?”

“Oh...désolé, on a oublié.”

Yuffie les relâche et saisis un paquet sur la table. Elle le tend à Tifa, et Tifa le prend délicatement. Elle le secoue légèrement, et Yuffie soupire, impatiente.

“Ouvre-le, juste!”

Tifa déchire le papier, qui, en passant, est imprimé de bulles oranges...qui a eu cette idée? Des bulles oranges ? Franchement...

C'est une simple boîte blanche ; elle déchire la bande avec l'ongle de son pouce et ouvre le couvercle. C'est une robe. Une robe noire.

Tifa en robe...intéressant...

'Tu vois de quoi je parlais?'

ZACK! Est-ce que ta petite amie n'est pas encore en train d'essayer de te tuer?

Pas de réponse. Je vais prendre ça comme un si.

Elle le sort de la boîte et le tend devant elle. La robe est simple, et a l'air moulante. Elle s'arrête à ce que je pense sera la mi-cuisse, et les manches drapent les épaules, et sont seulement larges de quelques pouces.

“C'est magnifique...mais pourquoi celui-là d'abord?” demande Tifa.

“Parce-que! Cloud étant l'homme génial qu'il est, nous a tous pris une réservation dans un petit restaurant chic pour ce soir! Donc, tout le monde doit aller s'habiller...maintenant!” crie Yuffie d'une voix suraigue, sautillant sur place.

Ow...mon oreille...elle est vraiment excitée à propos de ça...on va probablement se faire jeter du restaurant...et ça sera une perte d'argent incommensurable.

“Pourquoi ne pas vous être habillés avant que l'on arrive?” demande douteusement Tifa.

“Parce que, idiote! Ca aurait pu gâcher la surprise!” répond Yuffie en souriant.

“Bon, étant donné que monsieur cul-en-épi-je-vais-être-à-l'heure-mais-pas-réellement était en retard, nos serons en retard si nous ne sommes pas prêts dans environ...oh je dirais...sept minutes...top chrono.” annonce Cid nonchalamment.

C'est la raison pour laquelle je suis mort. Mais honnêtement...est-ce que mon cul est en épi? Je peux à peine m'empêcher de jeter un coup d'½il derrière pour être sûr.

“On se bouge!” hurle Yuffie.

...Eeeeeett...personne ne bouge.

“Quoi?” grogne Barret.

“Fais un mouvement stupide idiot! Habille-toi ! Change-toi! Trouve une chambre et mais quelque chose de présentable, espèce de païen!”

“Comment tu m'as app'lé?”

“Tu m'as entendu, espèce d'oie gavée!”

“Qu'est-ce que t'as, petite v-

“Okay Barret!” coupe Tifa, se plaçant entre les deux. “Denzel, Marlène...est-ce que vous pourrez arriver à vous habiller tout seul?”

Les deux hochent la tête.

“Bien, alors, allez-y...Umm, Shera...toi et Cid pouvez vous changer dans ma chambre...Barret...tu peux prendre la salle de bain...Yuffie...”

“Je vais me changer à l'arrière, dans la salle de stockage.”

“Si une seule goutte d'alcool a disparu...” commence Tifa.

“Hey! Ca c'est pour après le dîner chic, idiote!” déclare Yuffie en se tournant.
Je regarde alors qu'ils se dispersent...est-ce qu'elle a fait exprès de laisser elle et moi seuls...Avec juste ma chambre pour se changer?

'Regarde-moi ces pensées...'

'ZACK!'

Huh...pour une fois, ce n'est pas moi qui lui crie dessus, et pour la troisième fois ce soir, je sens leur présence se dissiper de mon esprit. Je baisse mon regard, et voit Nanaki avec Cait Sith assis sur son dos.

“Honnêtement, Reeve...est-ce qu'on te verra un jour en personne?” demande Tifa.

“Marlène peut me faire des misères en personne...elle pourrait traîner ce vieux robot chat dans la boue que ça ne me dérangerait pas...Moi, par contre, je suis beaucoup, beaucoup plus délicat...et en exemplaire unique....ne devriez-vous pas vous changer? ”

“Oui, oui...Viens, Cloud.” Tifa me fais signe de la suivre.

Elle ne peut pas être sérieuse!

...wow...Aerith doit vraiment avoir chassé Zack...super.

Tifa vois que je ne bouge pas, alors elle se retourne, attrape ma main et me tire vers les marches.

“Je présume que tu as déjà choisi ta tenue, n'est-ce pas?”

“Umm...”

“Cloud...” gronde-t-elle alors que nous atteignons la chambre.

“Chic comment?”

“Quoi?”

“Le restaurant dont nous parlons, il est chic comment?” demande Tifa en ouvrant mon armoire.

“Je...”

Tifa sort une chemise bleu clair à boutons. Je ne savais même pas que je la possédais. Elle se replonge dans l'armoire et en sort une paire de pantalon noire, passant un coup de main sec sur les côtés pour le dépoussiérer. Elle les cale entre mes bras avant de sortir deux chaussettes noires et une paire de chaussures de ville. Elle doit aussi les dépoussiérer.

“Ca fait un moment que l'on ne t'a pas acheté de nouvelles chaussures de ville...il y a une petite possibilité qu'elles soient un peu serrées...”

“Pourquoi...Je n'ai pas grandi depuis...”

“Oui, mais tu n'as pas pu venir avec nous lorsque nous sommes allés acheter des vêtements chics, tu te souviens ? Et c'était il y a quoi...deux ans et demi?”

“Vrai...”

“Bien, commence à te changer.” Dit-elle en étalant sa robe sur le lit.

“Um...Tifa...?”

Elle lève les yeux de choc, son visage pâlit, puis devient rouge écarlate.

“Oh...oui...tu te tournes juste de ce côté...je me tournerai de celui-là...crise évitée.” Tifa essaie de sourire alors qu'elle se retourne.

Je fais la même chose, faisant face au côté opposé. Arf...c'est assez maladroit...J'ai bien dit tout à l'heure qe nous étions en couple...mais...je veux dire...et bien...

Zut! Est-ce qu'elle ne peut pas juste me le dire?

J'écoute le glissement des vêtements, et le bruissage du tissu alors qu'elle se change. Je veux dire...elle est juste venue ici pour m'aider à trouver quelque chose à me mettre...Je suis assez stupide pour ne pas avoir choisi quelque chose...Mais j'ai pensé que peut-être nous rentrerions plus tôt. J'enfile mon pantalon, et ferme ma ceinture. Alors que je passe ma chemise, elle parle.

“Cloud...um, désolée de demander, mais est-ce que tu pourrais fermer ma robe?”

“Huh?” demandé-je, me tournant légèrement.

Son dos me fait encore face, et sa robe est ouverte tout le long de son dos jusqu'à sa taille.

“Tu peux zipper ma robe, s'il te plait?” demande-t-elle.

Elle ne me fait pas face, donc elle rougit probablement.

“Bien sûr.”

Alors que je me dirige vers elle, je jette par hasard un coup d'oeil à mon buste. Il y a là une quantité de cicatrices, mais une se démarque des autres. La cicatrice où la Masamune a percé mon buste toutes ces années auparavant, au réacteur. Tifa a aussi une cicatrice.

Je me déplace encore vers elle, et je touche légèrement ma cicatrice, sans même réaliser ce que je fais...vous devez me croire. Je devais vraiment être en autopilote ou quelque chose comme ça, parce que c'est au moment où mes doigts frôlent sa peau lisse que je reviens à la réalité et réalise ce que je suis en train de faire.

Je me tiens derrière elle, touchant sa cicatrice. C'est très stratégiquement placée, vous voyez, et peut-être que ça n'aurait pas été aussi...je ne sais pas...étrange...si je n'avais pas mis ma main dans l'ouverture de sa robe pour la toucher.

Oh.

Mon.

Dieu.

Qu'est-ce que je suis en train de faire?!

“Est-ce que ça fait encore mal?”

Est-ce que je viens de demander ça? Est-ce que je suis bipolaire ou quelque chose de ce genre? C'est quoi CA!

Elle s'est figée à mon contact, et elle respire doucement, mais au moins, elle ne m'a pas jeté par dessus son épaule en geste de self défense.

“Ca brûle...constamment.”

“La mienne aussi.” Et c'est bien moi qui répond ça.

Vous savez quoi, je me fous de savoir si je suis bipolaire...vraiment...et je suis content de savoir aussi à propos de sa cicatrice.

Je retire ma main de sa taille et ferme sa robe, puis elle se tourne pour me faire face. Elle me regarde droit dans les yeux, puis m'embrasse.

C'est le baiser le plus passionné que nous ayons jamais partagé. Ses lèvres brûlent contre les miennes, et son corps se moule contre le mien, pressé étroitement contre mon buste, et mes mains errent sur son dos, et j'aimerai ne pas avoir refermé sa robe.

“Cloud!”

La voix nous fait tous les deux sursauter et Tifa se recule soudainement.

“Qu'est-ce que tu fais?! Dépêche-toi! Et est-ce que tu as vu Tifa?” la voix de Yuffie est insistante à travers la porte.

Je me racle la gorge, “Juste une minute.”

“D'accord! Mais dépêche-toi!”

J'entends ses pas s'évanouir, et je me tourne vers Tifa. Elle est confuse et ajuste ses cheveux, son visage est rouge écarlate.

“Umm...Je dois encore mettre mes chaussures...et..et tout...”

“Oui...”

“D'accord.”

“D'accord.”

“Um...Je te verrai en bas.” Elle se hâte hors de la chambre, tout en lissant encore ses cheveux.

Je crois d'abord que j'ai mal fait les choses, alors qu'elle se dépêche de fermer rapidement la porte derrière elle. Pas assez vite cependant pour m'empêcher de voir le large sourire sur son visage. Elle rougit encore.

Je souris alors que je finis de me préparer. C'est agréable de savoir que mes baisers peuvent la désemparer. Je boutonne ma chemise, et je grogne alors que je l'entends revenir.

'Ne t'inquiète pas, Cloud, nous sommes juste là pour la nuit...Bien que nous soyons tout puissant, on ne peut quand même pas supporter de rester dans ta tête trop longtemps.' Répond Zack d'un ton suffisant.

Pourquoi est-ce qu'il est si arrogant...Aerith était en train de l'attaquer tout à l'heure.

'Quelque chose de piquant vient juste de se passer, hein? Et j'ai raté ça, n'est-ce pas?'

Sans commentaire.

'Cloud.'

Aerith?

'...C'était ton idée la banane explosive, n'est-ce pas?'

Sans commentaire.

# Posté le mercredi 13 décembre 2006 17:31

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 10:56

Chips

Chips
Ca fait longtemps que je n'ai plus mis à jour ce blog...Et ça fait aussi un moment que j'avoue ne plus avoir traduit de chapitre de Diaries of a Broken Man T_T J'essayerai de reprendre bientot, mais avec les cours et le dessin à côté, je sais plus trop où trouver le temps >< merci à tous ceux qui passent et apprécient en tout cas^^
En attendant un nouveau chapitre, voilà un one-shot que j'ai écrit sur Cloud et Tifa. A classer dans Romance/humour :)

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++ CHIPS ++

(From Tifa's POV)

Chips.

Je hais ce mot.

Toute personne le prononçant à haute voix devrait être puni des pires sanctions imaginables. Je me demande pourquoi je l'autorise encore dans mon bar...sale mot vicieux...bah, c'est la forme, probablement. Un mot simple et court, à l'aspect totalement inoffensif. Qui pourrait se douter que derrière lui se cache l'annonce de cette si abominable, cruelle, et inhumaine torture ?

...Haha, lui évidemment. Je ne le savais pas si diabolique.

(note: Vous connaissez ce jeu extrêmement intelligent 'sarcasm' qui s'appelle le roi du silence ? Et bien, il paraît que lorsque deux personnes disent la même chose simultanément, puis que l'une des deux dit « chips », alors ces deux-là ne doivent plus parler jusqu'à ce qu'une tierce personne prononce leur nom.

Voilà en gros ce qui est arrivé à Tifa. Cloud a prononcé le mot interdit, les réduisant tous les deux au silence. Cloud s'en moque puisqu'il a l'habitude, Tifa, elle, est en pleine crise de nerf lol. Je voulais mettre un flashback ici, mais j'avais la...flemme XD je laisse donc ça à votre imagination ;D)


Je commence à pianoter impatiemment les doigts sur le comptoir. Cela fait plus de trois heures que le bar est totalement silencieux. J'ai terminé les corvées habituelles et essuyé le comptoir 36 fois de suite, rendant le bois si luisant qu'il en ferait presque mal aux yeux.

J'ai encore une ardente envie de tout recommencer, mais lorsque je saisis une fois de plus le torchon, une main vient se poser sur la mienne. Je lève les yeux, légèrement prise de garde. De grands beaux yeux bleus viennent rencontrer les miens, et je m'y perds durant quelques secondes. Ses yeux... je peux y lire toute la pureté, la douceur et cette innocence un peu enfantine que mêmes les événements n'ont pas réussies à lui ôter. Le voile de culpabilité et de peine qui y transparaissait avait fait place à un regard désormais plus déterminé et mûr, gardant ses regrets mais ayant pardonné et accepté ses fautes. Comme j'aime ces yeux...

Mais à ce moment précis, je peux aussi y voir autre chose.

Une lueur machiavélique.

Je crois que c'est ce qui m'a tiré de mon état de semi-rêverie. Un rictus grimpe sur ses lèvres, et je me demande furtivement ce à quoi il pense.

Oh, mais je sais. Je sais pertinemment qu'il sait que je suis prête à tout pour faire accélérer le temps. Même si cela veut dire ré-essuyer le comptoir une 37e fois d'affilée ?

Oui. Tout à fait.

Je jette le torchon sur la table et soupire lourdement de frustration. Un éclair d'amusement passe dans son regard alors que je rumine ma colère silencieusement. Mais comment peut-il rester muet aussi longtemps ? Il n'a absolument pas bougé de son tabouret de bar depuis le début de la journée, sauf pour se servir occasionnellement un verre d'eau ou du vin de Corel. Il m'observe pendant que je cherche désespérément un moyen de m'occuper, un petit sourire amusé accroché aux lèvres.

Et c'est tout. Il ne fait absolument rien d'autre.

J'imagine qu'à force de pratique, on finit par acquérir les bases du parfait mutisme. Se taire, regarder, observer, agir, se taire. Se taire, taire, taire, taire. Et faire tout ça sans jamais s'ennuyer bien sûre. Il doit encore me manquer ce dernier critère.

"Tu as encore beaucoup à apprendre, mon jeune padawan..."

...hein ?

Enfin passons.

Le temps se fait de plus en plus long. Je jette un coup d'½il impatient à l'horloge : 18h pile. Marlène et Denzel ne devraient désormais plus tarder à rentrer. J'attends leur arrivée comme une bénédiction. Je peux déjà voir Marlène passer la porte et crier mon nom salvateu...

« Clouuud !!!! » Denzel pénètre soudainement dans le bar, essayant de reprendre son souffle après ce qui semble avoir été une course éreintante. Cloud me jette un léger regard de triomphe avant de porter son attention sur Denzel. « Oui, Denzel ? »

Il appuie légèrement sur les mots, comme pour bien me montrer qu'il peut maintenant dire quelque chose, lui. Quel sadique.

« Cloud, moi et Marlène avons rencontrés un monstre qui rôdait aux alentours de la maison et avons réussi à le vaincre ! Regarde ce qu'on a trouvé !» dit-il en tendant fièrement un tube de bocca devient lui. Oh, quelle ironie.

« On dit Marlène et moi. Quel genre de monstre c'était ? Je ne crois pourtant pas qu'il y en ait à Edge... » dit-il en fronçant légèrement les sourcils. « Vous n'êtes pas blessés au moins ? » Une trace d'inquiétude transperce dans sa voix.

-Non non...en fait, ce n'était pas vraiment un monstre, enfin si mais on ne l'a pas vraiment vaincu, mais plutôt euh...comment dire... euh...»

Alors que Denzel semble pris dans un conflit intérieur, Marlène pénètre soudainement par la porte, faisant sursauter Denzel. Elle s'appuie sur ses genoux en essayant tant bien que mal de stabiliser sa respiration. Elle se redresse quelques secondes plus tard et fait face à Denzel, l'air apparemment... furieuse. Ce dernier se gratte nerveusement l'arrière du crâne, une habitude qu'il a du prendre de Cloud.

« JE T'AVAIS DIT DE NE PAS Y TOUCHER !!!! »

Effrayant. Marlène a de la voix, du haut de ses 6 ans. Les points sur les hanches et penchée rageusement en avant, son regard jette des éclairs menaçants au pauvre Denzel qui semble complètement perdu. Il bégaye des bouts de phrases incompréhensibles, et je suis tirée entre l'envie de rire au comique de la situation, l'inquiétude de ce monstre et la surprise de découvrir la puissance vocale de Marlène. Je ne sais pas lequel de ces sentiments privilégier. Je décide finalement de profiter encore de cette petite scène de sermon ; le plaisir est trop grand. Et puis de toute façon, mon état de mutisme actuel ne me permet pas vraiment d'y faire quelque chose...

...Et puis zut, je ne peux toujours pas parler.

Foutu chips.

Cloud observe la scène, essayant apparemment de figurer ce qui se passe. Denzel est encore en train de murmurer inintelligiblement et la voix de Marlène explose une fois de plus dans le bar : « DENZEL ! C'EST DANGEREUX !! SI CE MONSTRE N'AVAIT PAS ETE ENDORMI, TU SERAIS DEJA MORT EN ESSAYANT DE LUI PRENDRE CA » hurle-t-elle en désignant le tube de bocca d'un doigt accusateur. Denzel baisse les yeux, l'air totalement coupable.

Cloud semble comprendre et se râcle finalement la gorge, attirant l'attention sur lui ; il se tourne vers Denzel, et lui demande d'une voix calme et posée : « Denzel... pourquoi lui as-tu volé ça ? Marlène a raison, c'est extrêmement dangereux. Un monstre peut se réveiller à n'importe quel moment ». Son ton est sérieux et inquiet, mais ni sévère, ni empli de reproches. Non, Cloud n'est juste pas ce genre de père.

...J'ai vraiment pensé ça ?

Je rougis légèrement malgré moi. Mais pourquoi est-ce que je rougis ?!

Denzel baisse encore la tête et commence à se balancer nerveusement d'un pied sur l'autre. « Et bien...ce n'est pas comme s'il y avait vraiment des risques cette fois... Je veux dire, Yuf...enfin quelqu'un m'a appris comment on faisait pour v...euh... » Il relève la tête et regarde timidement Cloud, « pour obtenir des objets qui ne nous appartienne pas. ». Il rebaisse rapidement le menton.

« Voler, tu veux dire ? » dit doucement Cloud.

« Oui c'est ça, VOLER ! « S'exclame Marlène, fulminante. Son indignation ne semble pas avoir faibli « Avec un GRAAAAND V !!!!»

C'est bien une mini-Barret.

- Et je suis très bon à ça ! se défend courageusement Denzel. Elle m'a dit que je deviendrais facilement un grand ninja, étant donné mon agilité et les talents innés dont je disposais pour cet art » récite-il fièrement. Cette lueur de fierté disparaît rapidement lorsque Marlène lui lance un regard noir.

Cloud secoue la tête et soupire. Il doit probablement se dire la même chose que moi à cet instant. Yuffie . You .Are .Dead. Ces mots semblent flotter dans mon esprit comme une insigne lumineuse dans l'obscurité.

Il relève le menton et se tourne vers les enfants : « Ca ira. Le plus important est que vous n'ayez rien eut tous les deux » Il s'arrête un instant, semblant considérer la situation ; puis il se tourne finalement vers Denzel, et sa voix devient étrangement grave et sérieuse : « Quant à toi... je crois qu'une punition s'impose ».

Denzel relève soudainement la tête, l'air totalement ahuri. Marlène et moi faisons de même, choquées et stupéfaites. Cloud ? Une punition ? Quelque chose sonne terriblement faux dans le fait d'accoler ces deux termes. Trois paires d' yeux incrédules le fixent alors qu'il s'emploie à garder une expression impassible sur le visage. Où veut-il en venir ? Serait-il après tout vraiment ce genre de p... d'homme ?

J'aperçois le coin de sa bouche se soulever légèrement. Il s'appuie contre le comptoir, passant négligemment la main dessus.

« Enfait... » dit-il doucement, je comptais te faire nettoyer un peu le bar, mais...» Il me jette furtivement un regard lourd de sous-entendu « il semblerait que ce soit déjà fait ».

Ouch, en plein dans le mile. Je baisse la tête d'embarras.

Denzel ne peut s'empêcher de laisser échapper un gros soupir de soulagement, et même Marlène semble rassurée. Malgré l'incident, elle est bien trop attachée à Denzel pour supporter de le voir puni sans elle.

Solidaire jusqu'au bout.

« Merci... » Répond Denzel avec gratitude. J'essayerai de ne pas recommenc... »

Marlène lui donne un coup de coude dans les hanches, et il grimace de douleur.

« Aie !...euh je veux dire, je veux dire que je ne recommencerai pas. ». Il semble encore souffrir de l'impact. Les ressources cachées de Marlène ne cessent de m'ébahir, ce soir.

Cloud hoche la tête, indiquant que l'affaire est close. Marlène semble s'être calmée et son regard passe maintenant de Cloud à moi, l'air curieux. Elle ouvre la bouche, puis la referme, se demandant apparemment si elle devrait poser sa question.

Je me trémousse derrière le bar, impatiente. Elle s'est finalement rendue compte que je n'avais pas dit un mot de toute l'histoire, alors que je serais probablement la première à le faire en situation normale. Vas-y, ma chérie. Demande-moi ce qui ne va pas.

Sa bouche s'entrouvre et se referme encore.

... N'hésite pas, allez.

Non, ça ne vient pas.

« ...Dites, vous ne vous seriez pas disputés ? » l'espoir qui s'était animé en moi en entendant la voix de Denzel s'est tout aussi soudainement éteint. Je soupire de frustration, m'attirant les regards inquiets et interrogateurs des enfants. Cloud se contente de sourire.

« Pas du tout. Ne vous inquiétez pas, elle doit juste être un peu fatiguée de sa journée. »

Elle. Je le fusille du regard et me tourne vers les enfants, désespérée. Pourquoi ne trouvent-ils pas ça plus bizarre que Cloud réponde à ma place ??

Marlène a un regard suspicieux cependant, et elle ouvre une fois de plus la bouche. Ma dernière chance.

« Ti... »

« ...Viens Marlène, j'ai trouvé un nouveau jeu à faire ! » s'exclame joyeusement Denzel en lui agrippant le poignet et en la menant droit vers les escaliers. Il a déjà tourné la page...quel inconscient. J'ai maintenant une folle envie de me cogner la tête contre le comptoir.

Cloud me regarde et sourit largement. « Ca y était presque, hein ? » me taquine-t-il. Je lui assène un regard glacé, et son sourire grandit. Un lourd soupir de défaite m'échappe et je jette encore un coup d'oeil vers l'horloge : 18h07. Il est encore trop tôt pour préparer le dîner, et mon dernier espoir vient juste de disparaître dans les escaliers. Retour à la case départ : Se taire, se taire, se taire.

« Alors... de quoi veux-tu que je te parle ? » Je lève la tête en entendant le son de sa voix, surprise. « Tu sais, il y a beaucoup de choses dont j'aurais voulu qu'on discute, mais comme tu es temporairement dans l'incapacité de me répondre... »

Ah oui, c'est vrai. Il peut parler, lui. Retour à la case un, certes, mais je suis maintenant seule dans le jeu. L'idée me frustre encore plus. Il m'observe amusé alors que je gesticule pour lui faire comprendre toute l'exaspération que son personnage m'inspire.

« Hum hum...je vois, je vois » annonce-t-il en hochant la tête d'un air connaisseur, comme s'il comprenait la signification de mes gestes saccadés. Je m'arrête un instant et l'observe durant quelques secondes, plissant les yeux.

Et c'est durant ces quelques instants de lucidité que le ridicule de la situation me frappe de plein fouet.

...Mais vraiment de PLEIN fouet.

Je ne peux empêcher un petit sourire de percer sur mes lèvres. Une étrange sensation semble me démanger la gorge, et je suis consciente d'être sur le point de perdre contrôle. Je lutte intérieurement, mais c'est peine perdu : son air totalement sérieux et studieux finit par avoir raison de moi. Mon sourire s'élargit et bientôt, je suis prise d'un fou rire incontrôlable. Absolument irrépressible.

Chips. Ahaha. Ce mot est complètement risible.

Après quelques minutes d'hilarité total passées à me tenir le ventre, Je finis par me redresser tant bien que mal et m'effondre sur la chaise en face de lui, encore secouée de quelques spasmes de rires. Je sens son regard posé sur moi tandis que j'essaie désespérément de reprendre contenance. Cela faisait longtemps que je n'avais plus ri comme ça. Un sourire reste plaqué sur mes lèvres alors que je retrouve peu à peu mon souffle.

Finalement calmée, je lève des yeux encore rieurs vers lui, et le regard que je rencontre me subjugue alors complètement. Ses yeux brillent d'une lueur indéchiffrable et se plongent profondément dans les miens, comme s'il essayait d'y lire ou d'y découvrir quelque chose. J'ai un léger hoquet de surprise, mais je ne parviens pas à détacher mes yeux de son regard. Je le soutiens presque malgré moi, incapable de faire un mouvement, perdue dans les moindres détails de sa pupille. Un fin anneau d'or entoure son iris, lui-même perdu dans un océan bleu turquoise. De l'hypnose. Cloud pratique l'hypnose.

Un intense silence s'installe entre nous.

Mais il finit de toute évidence par se rendre compte qu'il me fixe depuis quelques instants puisqu'il détourne soudainement le regard, balbutiant des paroles d'excuses incompréhensibles. Sa réaction me tire également de ma rêverie et je rougis légèrement.

« ...Euh je...euh... »

Pauvre Cloud. Je me contente de le regarder silencieusement tandis qu'il essaie tant bien que mal de trouver une excuse valable. Quant à moi, je me terre confortablement dans mon profond mutisme, échappant traîtreusement à l'embarras de la situation.

Chips. Béni soit ce mot.

Ma compassion finit cependant par reprendre le dessus, et je me penche doucement en avant pour poser une main rassurante sur son épaule. Il sursaute légèrement, puis tourne lentement son regard vers moi. Puis ses épaules tendues se relâchent, et un sourire se forme finalement sur ses lèvres. Il hoche la tête pour me montrer qu'il comprend, sans un mot, sans une parole. Je lui souris en retour.

Nous nous comprenons l'un l'autre mieux que personne. C'est parfois sidérant. Vous voyez, quand je dis que les m...

« ... mots ne sont pas le seul moyen pour dire ce que l'on pense » murmure-t-il.

Je le regarde, stupéfaite. Ce n'est pas 'le chips mental' qui me choque. Ce n'est même pas le fait que son regard soit une fois de plus attaché au mien.

...enfin, pas complètement.

Ce qui me stupéfait vraiment, c'est qu'il se rappelle de ces mots. Des mots que je lui avais dite deux longues années auparavant, lors de cette nuit fatidique qui aurait pu être notre dernière. Ce moment unique que nous avons partagé sous le Hautvent, lorsque nous pensions que personne ne reviendrait se battre, mais durant lequel la simple présence de l'autre nous était amplement suffisante. Je suppose qu'en deux ans, les choses n'ont pas tellement changées.

Même si j'aurai maintenant tendance à rajouter deux petites têtes brunes, aussi.

Je me rappelle encore clairement de ce sentiment de confiance qui m'avait envahi lorsque j'avais doucement posé ma tête sur son épaule, contemplant songeusement les étoiles. C'est un souvenir cher et précieux que je n'oublierai jamais.

...Mais lui aussi s'en souvient. Et je crois que ça a plus de valeur pour moi que tout autre chose.

Je suis tellement perdue dans mon émoi intérieur que je ne réagis même pas lorsqu'il me prend doucement la main, la serrant légèrement entre les siennes. Regagnant peu à peu mes sens, je me retrouve une fois de plus absorbée dans son regard intense. Tout mon corps semble soudain se figer, et ma respiration se couper. Nos yeux sont juste indétachables. Puis il se penche lentement au dessus du bar, centimètre par centimètre.

C'est probablement le ralenti le plus long de toute ma vie.

Je continue à le regarder droit dans les yeux, et il me regarde encore droit dans les yeux. Son visage est maintenant si près du mien que je peux distinguer le moindre atome de sa pupille et respirer la senteur de son léger parfum. Ces yeux. Son odeur... Cloud.

Jamais je n'ai été aussi consciente de sa présence.

Puis ses lèvres effleurent doucement les miennes.

« ... »

« TIFAAAAAA !!!! » la voix perçante de Marlène vient soudainement briser le silence de la pièce, nous faisant sursauter tous les deux. Des bruits de pas précipités dévalent les escaliers et dans l'entrée apparaît la tête de la petite chipie, une expression de pure innocence plaquée sur le visage.

« Tifa, tu pourrais préparer le dîner s'il te plait ? Moi et Denzel, on meurt de faim ! » Derrière elle apparaît bientôt l'intéressé, l'air apparemment vexé et satisfait à la fois.

« Tu dis ça parce que tu étais en train de perdre ! Et puis on ne dit pas moi et Denzel, mais Denzel et moi ». Il se retourne fièrement vers Cloud qui ne fait qu'acquiescer silencieusement. Mon regard croise furtivement le sien ; nous nous détournons rapidement.

« ...Tifa ? » je lève les yeux vers Marlène qui me fixe d'un regard interrogateur.

Elle a dit mon nom. Je sais que je peux parler maintenant, mais ma voix reste désespérément coincée dans ma gorge ; je me contente de hocher la tête et de me lever maladroitement, me dirigeant le plus nonchalamment possible vers la cuisine.

C'est-à-dire, en ne me prenant qu'une ou deux tables sur le chemin.

Rien que ça.

Je suis silencieuse pendant tout le temps que nous mangeons, et Cloud aussi. Marlène et Denzel quant à eux bavardent joyeusement, apparemment inconscients de la tension qui règne. Je lève précautionneusement le visage de mon plat, tout en sachant pertinemment qu'il s'agit là d'une grossière erreur.

Jackpot, Lockheart.

Mon regard croise une fois de plus le sien avant de replonger rapidement dans la contemplation fascinante de mon assiette. Je rougis, et je sais qu'il rougit. Et je sais qu'il sait que je rougis. Nous savons beaucoup de choses, en effet.

Je sais aussi que tôt ou tard, il faudra que nous en parlions. Mais ce jour-là n'est pas encore ce soir, et je me contente pour l'instant de m'enterrer dans l'échappatoire du silence.

Chips.

Je me demande finalement si je ne devrais pas rendre ce mot obligatoire?

Meili

# Posté le lundi 08 janvier 2007 17:07

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 10:55

Chips chapitre 2

Chips chapitre 2
+++ CHIPS chapitre 2 +++

(From Cloud's POV)

Nous avons sauvés le monde.

Nous sommes des combattants expérimentés et entraînés, et probablement les plus forts de cette planète. Nous avons rencontré et combattu toutes sortes de monstres, des plus faibles au plus puissants en passant par la force incroyable des Armes Rubis et Emeraude. Enfin, nous sommes venus à bout du gang de Kadaj et du légendaire Sephiroth, et moi-même par deux fois.

Il est incontestable que nous sommes des guerriers confirmés.

Certes.

Mais je viens de découvrir nos égaux.

(note: rebonjour tout le monde !!! Je ne m'attendais pas à ce que la fic ait autant de succès !!! merciiii !!!!!! Vous m'avez vraiment motivé pour la rédaction d'un nouveau chapitre, et voilà donc la suite de 'Chips' qui est cette fois-ci, du point de vue de Cloud héhé...Elle suit directement la dernière scène du premier chapitre. Comme l'autre, les pensées sont assez OOC, mais je voulais ce genre de ton pour la fic. Bonne lecture ! )

Denzel et Marlène.

Les deux redoutables gamins à la vitesse telle que même nos réflexes rudement travaillés au combat n'ont pu rivaliser. Le temps d'un « télé-moogle-commence » et d'une parole d'excuse éclair, et les deux n'étaient déjà plus là avant même que nous n'ayons le temps de lever la tête de nos assiettes respectives.

Peut-être bénéficiaient-ils de l'effet de surprise. Nous étions trop perdus dans notre contemplation scrupuleuse pour réagir suffisamment vite.

Ou alors, ils sont vraiment plus doués que nous.

Et me voilà maintenant dans la situation la plus gênante, la plus maladroite et la plus embarrassante de toute ma vie.

...Juste après cette malheureuse expérience chez Don Cornéo, évidemment.

C'est bien pire que de ne pas être parvenu à rentrer dans le SOLDIER. Là au moins, j'avais un gros casque pour me voiler la face, au sens propre comme au figuré. Mes épis dorés étant habilement cachés, Tifa ne m'avait pas reconnu lorsque je l'avais escortée au Réacteur Mako de Nibelheim. J'avais honte, certes, mais une partie de moi était lâchement soulagée que ce maudit casque m'évite l'embarras de la confronter face à mon échec.

Mais fini le bon temps. Le casque a disparu et chaque épi s'élève sur mon crâne dans toute leur gloire éclatante. Il n'y a vraiment aucune chance qu'elle ne me reconnaisse pas.

...Surtout que je suis assis devant elle depuis le début du repas.

Même si j'utilise mon assiette pour bloquer la périphérie de sa vision et ainsi intercepter la progression des rayons lumineux qui lui permettent de me distinguer, je suis certain qu'un épi traître s'arrangera pour dépasser de l'assiette, la dimension n'atteignant bien sûre pas la surface couverte par mon visage et mes cheveux, et si je rajoute en plus une marge de sécurité qui consiste à voiler aussi mon col caractéristique, autant aller chercher un objet opaque de format A3 au moins.

Mais après tout ça, la manigance serait peut-être trop évidente.

Le plus simple serait encore d'appliquer la politique du chocobo et de me plonger rapidement sous la table. Mais je crains qu'elle n'interprète mal ce geste et que je me retrouve sur le mur d'en face avec la marque de sa chaussure sur mon visage. Le pourcentage de probabilité de ce scénario avoisinant les 97, je décide après mûre réflexion d'oublier cette option.

Dernière chance : m'en aller. M'échapper discrètement de la table en laissant derrière moi et la tension, et le malaise, et l'embarras.

...Et en me faisant passer au passage pour un lâche, un traître, une mauviette, un être sans coeur, pathétique et cruel.

...Regarde la vérité en face, Cloud Strife. Tu ne peux pas y échapper.

Je rassemble finalement tout mon courage, inspire discrètement un grand coup puis lève les yeux vers elle. C'est le moment.

« ...Tifa. »

...Bon début.

« Jeeee...Tifa, je...euh..... »

« ........... »

« ......... »

uh??

« ................ »

..............

Pffff...

Tout ça pour... ça.

Après avoir minutieusement envisagé tous les scénarios possibles et m'être longuement attardé sur ma préparation psychologique, c'est tout ce que je réussis à articuler??!. Je baisse rapidement la tête de honte et de rage, puis je décide de lui jeter furtivement un coup d'½il : ses cheveux noirs encadrent son visage en le cachant à moitié, et je n'arrive pas à lire son expression.

J'ai... peur.

Vraiment peur.

Cloud Strife, le héro de la planète, est en proie à une terrible angoisse. Et le problème et simple.

Je crains la réjection de Tifa Lockheart. Car cette éventualité m'effraie plus que tout.

Mon esprit s'est maintenant divisé en deux parties qui se disputent la raison - à croire que la schizophrénie me poursuivra toujours. L'une me hurle que le poing de Tifa restera à jamais gravé sur mon visage si je ne m'excuse pas, alors que la deuxième murmure que juste peut-être, elle aussi...

Enfin, une troisième partie soi-disant neutre se contente de ricaner de ma stupidité.

...Inutile de préciser que les parties une et trois sont les plus assourdissantes.

Je relève la tête et mes yeux rencontrent les siens. Son regard est indéchiffrable. Elle a l'air d'attendre silencieusement que je dise quelque chose, les épaules légèrement tendues. Je soutiens son regard de rubis durant quelques instants, puis je baisse à nouveau les yeux en soupirant de frustration. Ma propre retenue m'exaspère, et ma lâcheté encore plus. Je ne peux pas. Je ne peux tout simplement pas.

« Tifa.....Excuse-moi. » murmuré-je.

Je me hais de dire ça.

Après quelques instants, je décide finalement de lui jeter un regard en coin pour entrevoir sa réaction...et ce que mes yeux rencontrent alors me fait me détester encore plus.

Elle a l'air blessé. Désemparé. Trahi.

Elle ouvre la bouche comme pour parler, mais la referme aussitôt. Son regard se promène furtivement autour du bar puis va une fois de plus se poser sur son assiette.

Ca ne pouvait pas plus mal tourner. Un silence de mort envahit le bar et je sens une vague de culpabilité me saisir. Je m'en veux. Enormément.

« Cloud... »

Sa voix basse et étrangement douce me surprend et me tire de ma contemplation.

Je vois dans son regard qu'elle est déterminée lorsqu'elle lève fermement ses yeux vers moi et me demande d'une voix calme où transperce imperceptiblement sa peine:

« Cloud, est-ce que tu regrettes? »

Q...Quoi ?

Quoi ?

« Quoi ? » demandé-je, incrédule, tandis que je m'emploie maintenant à appliquer la politique de la carpe. Ouvrir la bouche, fermer la bouche, ouvrir, fermer, ouvrir, fermer.

Elle soupire, puis réitère doucement : « Est-ce que tu regrettes ce que tu...nous...enfin... »

Elle cherche à trouver les bons mots alors que ses joues se teintent d'un rose clair, mais c'est inutile. Le sujet est évident.

Est-ce que je regrette ?

Alors que je contemple la question, l'image d'une certaine demoiselle traverse soudain mon esprit.

Elle.

Je revois ses clairs cheveux bruns noués d'un beau ruban rose, et je me remémore son regard portant toute la joie et l'innocence du monde, son sourire pur et inoubliable que je chéris...Et alors...Tout devient douloureusement clair, et ma réponse n'est plus qu'une triste évidence. Et même si je sais que cette réponse n'aurait pas été la même si elle n'avait pas été là, il y a quelque chose au moins que je ne peux pas nier.

Que je l'aime. Et il m'est impossible de lui en vouloir pour une faute qu'elle n'a pas commise.

Je ferme les yeux un bref instant puis les lève encore une fois vers Tifa. Après tout ce que cette femme a fait pour moi, après tout ce que nous avons vécu ensemble, je lui dois au moins mon honnêteté la plus totale. Je lui dois... la vérité.

« ..Oui..... » Murmuré-je doucement.

Et ce fut mon ultime bafou-...

............

......ma réponse.

Meili
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note: Y'a un changement de ton évident et un peu brusque tout au long de ce chapitre, avec à la fin une magnifique référénce à Gad Elmaleh et son sketch 'qui veut gagner de l'argent en masse??' mdrr...jsuis trop nulle, ça casse trop le ton de la fin XD Quoi qu'il en soit, je vous laisse avec ce cliff-hanger, frustrant je sais XD Je voulais d'abord tout inclure dans un même chapitre, mais le diviser en deux m'a semblé plus approprié, et ne vous étonnez donc pas de la brièveté de ce chapitre. Le prochain sera probablement le dernier, à moins qu'une soudaine inspiration ne me gagne lol^^
Oh et en fait, j'ai également écrit un one-shot sur Vincent Valentine que je voulais faire participer au concours de yunafffan (mais trop longue T_T). Je le posterai plus tard :D

# Posté le dimanche 14 janvier 2007 08:26

Modifié le dimanche 14 janvier 2007 08:51

Fic chips abandonnée...pardoooooon

Fic chips abandonnée...pardoooooon
L'image: c'est un montage que je trouve très réaliste o.O Je ne sais plus où je l'ai trouvé, mais ce n'est en tout cas pas de moi ^^' Certaines personnes ont un don avec Photoshop... D'autres, comme moi, n'en ont pas xD
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Bonjour tout le monde...!

Malheureusement, ceci n'est pas un chapitre, et j'ai le regret de vous annoncer qu'il n'y aura jamais de chapitre 3 T_T La raison ? Je n'ai tout simplement pas la motivation nécessaire pour l'écrire. J'avais conçu cette histoire comme un one-shot, et trouver une suite m'a semblée beaucoup moins naturel du coup.

Excusez-moi T_T

Cependant, l'abandon de cette histoire n'est absolument pas synonyme de désintérêt du couple concerné lol XD Je crois tout simplement que je suis atteinte d'un grave syndrome d'obsession irraisonnée pour un couple fictif. Je suis actuellement entrain d'établir la trame d'une fic à multi chapitre sur FF7 (Cloud/Tifa centric évidemment xD), et j'espère poster le premier chapitre aussi vite que possible ^^

Mais pour ne pas trop vous laisser en plan sur la fin de chips, je vais vous révéler qui est la personne décrite dans le dernier paragraphe (à savoir, la fille innocente avec un n½ud rose dans les cheveux etc)

C'est... Marlène.

LOL.

Non, pas Aéris :p

L'explication du « je ne peux pas lui en vouloir pour une faute qu'elle n'a pas commise », c'est l'interruption involontaire de Marlène alors que Cloud embrassait presque Tifa, ce qui explique le « oui, je regrette » (en gros, il regrette de ne pas avoir choisi un moment où ils n'auraient pas pu être interrompu >> raison tellement tirée par les cheveux que c'est aussi ce qui m'a en parti découragée XD)

Pour en revenir à Aéris, c'est un personnage que j'apprécie beaucoup, mais que je n'associe tout simplement pas avec Cloud. Voilà pourquoi elle ne viendra jamais mettre des bâtons dans les roues de Cloud et Tifa  Mais...des personnes extérieures, peut-être ? (Spoiler n°1 lol)

Sur ce, je m'excuse une fois de plus, et encore, et encore, et encore T_T

Je promets de mette ce blog à jour un peu plus souvent, surtout que j'ai des images de Cloud et Tifa absolument incontournable lol XD

Bisous à tous, à la prochaine ^_^

ZE END

# Posté le jeudi 01 mars 2007 18:34

Modifié le vendredi 02 mars 2007 05:17

Le Démon de Vincent

Le Démon de Vincent
L'image: rien à voir avec la fic, sauf pour le fait qu'il y a Vincent dessus...En plus, Cloud est particulièrement bien réussi ^^ Ce fanart a été dessiné par une talentueuse artiste dont le compte DA est: jiuge.deviantart.com . Allez voir, c'est ma-gni-fique!!
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Ca n'a rien à voir avec Cloud et Tifa, mais comme je l'ai précisé au début du blog, je mettrai occasionnellement diverses choses sur les FF en général^^ (en PS, je suis devenue accro à FFXII o.O Le système de combat est absolument génial..!!!)

++ LE DEMON DE VINCENT ++

Ils sont là. Ils sont tous là. Tous ces compagnons qu'il y a à peine un mois, je n'aurais jamais pensé rencontrer. Tous ces êtres humains avec qui je n'aurais jamais cru pouvoir voyager, et encore moins me battre. Mais ils sont là, tous les membres d'Avalanche, rassemblés dans cette petite chambre de l'auberge de Kalm : Cloud, Nanaki, Tifa, Cait Sith, Yuffie, Barret et Cid. Ces trois derniers se disputent bruyamment par jets de coussins interposés et insultes en tout genre pour savoir lequel d'entres eux aura le plus grand lit de la chambre. Tifa tente vainement de calmer le jeu ; Cloud, lui, regarde la scène avec un amusement évident tandis que Cait Sith hurle des encouragements aux combattants. Nanaki se contente de secouer la tête d'un air désapprobateur.

Je souris malgré moi à la scène, même si mon col haut empêche les autres de le voir. Je ne le montre pas ou peu, mais j'apprécie, en fait, leur présence.

Soudain, une puissante vague de douleur, inattendue et brusque, vient me saisir à l'estomac, m'obligeant à me courber légèrement en avant. C'est Lui. Je grimace de souffrance, mais personne ne le remarque, trop absorbé par la bataille. Je me tiens le ventre d'une main alors que la peine se fait plus intense. Elle s'amplifie, encore et encore, m'obligeant à davantage plier l'échine. Des dagues paraissent maintenant me transpercer de toute part, mes entrailles sont en feu. J'ai l'impression de brûler de l'intérieur alors qu'une nouvelle vague, plus violente que la précédente, m'envahit tout entier. Une danse infernale et chaotique semble se livrer en moi, telles des flammes ardentes et avides léchant inlassablement les parois de mon estomac, et je sens que je ne vais bientôt plus pouvoir contenir Le Démon.

Après tout, je ne devrais pas être surpris. Cela fait plus de trois jours qu'Il m'assaille, régulièrement. J'ai essayé de Le garder enfermé, tant bien que mal, l'enfouissant au fin fond de mes entrailles, résistant à la tentation de juste Le laisser sortir et me libérer de la peine. Mais je ne pouvais pas. Pas lorsque nous voyagions sans relâche et que tous mes amis étaient là. Je ne pouvais pas me permettre d'interrompre notre marche simplement à cause de mon incapacité à Le contrôler. Et Il a donc continué à me dévorer de l'intérieur, impitoyablement, et j'ai continué à supporter la souffrance en silence.

Mais désormais, je ne peux plus ; La douleur a dépassé le seuil du tolérable, me repoussant jusque dans mes dernières limites, et je sais au plus profond de moi que Sa libération, inévitable, n'est plus qu'une question de temps.

Il faut que je sois seul. Menaçant de m'écrouler à chaque pas, je me dirige tant bien que mal vers la sortie. Personne ne me retient, car personne ne me remarque. Tant mieux. Je préfère encore qu'ils ne le sachent pas. Il menace désormais de surgir à tout moment, et j'ai peur de ne pas arriver à m'isoler à temps. Mais je parviens finalement devant une porte et m'appuie contre elle, exténué et harassé de douleur.

« Tout va bien, Vincent ? » La voix de Nanaki résonne derrière moi. Lui, bien sûr. De tous les membres d'Avalanche, il est le plus enclin à s'être aperçu de quelque chose. Déjà, j'avais remarqué ses coup d'½il suspicieux ces trois derniers jours, lorsque je ne parvenais pas à réprimer un grimace malgré tous mes efforts. Je me retourne lentement vers lui et mon expression de souffrance ne lui échappe pas, car même mon col ne suffit plus à le cacher. Ma voix est bloquée dans ma gorge, mon dos courbé et j'ai du mal à respirer. Je ne peux pas parler et je crains pendant un instant qu'il ne comprenne pas.

Mais ce serait sous-estimer l'intelligence de Nanaki. Il m'observe un instant, puis la porte contre laquelle je m'appuie. Une lueur de compréhension passe alors dans son regard. Il hoche la tête, montrant qu'il comprend, qu'il sait. Puis il entreprend dignement de regagner la chambre, à pas lents. Jamais je n'ai été aussi reconnaissant qu'à ce moment précis. Mais je suis de nouveau assailli par la peine insoutenable, et je sais que je ne réussirai pas à Le cloîtrer plus longtemps. J'ouvre la porte à la volée et la referme à double clé. Personne ne doit pouvoir entrer, pas à ce moment-là. Des gouttes de sueur perlent maintenant sur mon front alors que je Le sens venir, et un cri guttural s'élève du fin fond de ma gorge...puis je ne peux plus Le retenir. Et Il est libéré.

o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o

Les bras croisés sur la poitrine et une mine frustrée plaquée sur le visage, Yuffie tape du pied, impatiente. Finalement, un bruit de chasse d'eau se fait entendre et la porte des toilettes s'ouvre pour laisser apparaître un Vincent au visage serein.

« Mais qu'est-ce que tu faisais, bon sang?! Ca fait plus d'une heure que t'étais enfermé là-dedans!! »

« ........ »

« ......................... »

FIN XD
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A l'origine, cette fic était destinée au concours de yunafffan sur le thème de l'humour, mais elle était trop longue lol ^^' Humour space, je vous l'accorde, mais l'idée voulait pas quitter mon cerveau XD Je m'xcuse auprès de tous les fans de ce cher Vincent que l'air de rien, j'aime beaucoup x)

# Posté le vendredi 02 mars 2007 05:04