Case of Barret / Case of Tifa

Case of Barret / Case of Tifa
(Pour l'image, il s'agit d'un cosplay magnifique... D'ailleurs, le cosplayeur de Cloud est en réalité... une cosplayeuse ^^" )
Histoire de mettre quelque chose d'un peu différent, Je vais vous citer des passages concernant Cloud et Tifa tirés des nouvelles officielles de Square (se composant de On the Way of a Smile et de la nouvelle d'Aerith), ainsi que de citations des créateurs du jeu tirées de l'artbook Advent Children Reunion Files. =)

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Extrait de Case of Barret:

(Cid:) “Alors Cloud est avec Tifa?”

(Barret:) “Ouai. Tifa a ouvert un bar, comme au bon vieux temps. Cloud l'aidait, mais il parait qu'il s'occupe de sa propre affaire maintenant.”

“Cloud? 'L'a monté une affaire?”

“Tu peux parier que c'est Tifa qui lui a botté le cul pour ça.”

“Je vois. A la fin, ce sont les femmes qui portent la culotte.”

“Comment va Shera?”

“Meh, elle est à peu près pareille,” esquiva Cid.

C'est franchement très explicite x) L'expression 'la femme porte la culotte' signifie que
la femme commande dans le couple, qu'elle domine son mari et prend les décisions.
Et puis... Cloud et Tifa sont directement comparés à Cid et Shera, alors...! :D

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Extraits de Case of Tifa:

Mais juste à côté d'elle, Cloud regardait la même scène et souriait sereinement. Ce sourire-là, elle ne l'avait jamais vu durant leurs voyages. Cloud remarqua que Tifa le fixait.

“Quoi?”

"Cloud, tu souris."

"Vraiment?"

"Oui."

"C'est là que ça va commencer. Ma nouvelle-" Cloud s'arrêta pour chercher les bons mots. "Ma nouvelle vie," finit-il. "Je vais vivre. Je ne serai jamais pardonné si je ne le fais pas. Tellement de choses sont... sont arrivées."

"Effectivement."

"Mais c'est plutôt drôle, lorsque je considère toutes les fois où j'ai pensé que ma 'nouvelle vie' commençait."

"Pourquoi est-ce drôle?"

"Parce que j'ai toujours échoué."

"Ca n'est pas drôle."

"Cette fois... Je pense que ça ira."

Cloud devint silencieux pendant un long moment avant de continuer. "Parce que je t'ai."

"Tu m'as toujours eu."

"Je veux dire, à partir de demain." Répondit Cloud avec un autre sourire.

J'avais déjà mis cet extrait, mais là, il s'agit de la traduction officielle
(il n'y a pas de changement radical d'ailleurs). Ca doit être la chose la plus
romantique que Cloud ait jamais dite à quiconque dans la compilation de FFVII.

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Lorsqu'ils furent seuls, Cloud remarqua, "Ca ne te ressemble pas de te laisser abattre."

"Maintenant, tu sais... comment je suis."

"Non. Tu es optimiste, et forte. Et si tu oublies ça, alors je ferai en sorte que tu te le rappelles."

"Oh, tu le feras?"

"Oui, probablement." Ajouta Cloud en rougissant.

Il rou-git. Je n'aurais jamais imaginé Cloud entrain de rougir XD

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"Ne t'inquiète pas, je serais un enfant sage pour eux!"

Quand Marlène dit cela, Cloud et Tifa échangèrent un regard. Pour nous?

"Je prendrai bien soin de Tifa et Cloud!"

En regardant derrière, Barret dit en criant:

"Vous, soyez forts!" Sa voix se brisait. "Restez unis comme une famille et tenez-vous-en à ça, vous entendez?!"

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Après s'être assurée que Cloud était endormi, elle lui parla.

"Nous allons... bien, n'est-ce pas?"

Bien sûr, il n'y eut pas de réponse. La seule chose qu'elle entendait était le son de sa respiration lente tandis qu'il dormait. Est-ce que le fait que Cloud dorme ici est une preuve suffisante que nous sommes une famille?

"Est-ce que tu m'aimes?"

Cloud ouvrit les yeux. Il avait l'air perplexe.

"Hey, Cloud. Est-ce que tu aimes Marlène?"

"Oui. Mais... je ne sais parfois pas comment réagir avec elle."

"Même après que vous ayez été l'ensemble aussi longtemps?"

"Je ne suis pas sûr que ça soit suffisant."

"Pareil pour toi et moi?"

Cloud ne répondit pas.

"Désolée. Question étrange."

"Ne t'excuse pas. C'est mon problème."

Cloud ferma les yeux.

"Pourquoi ça ne peut pas être le nôtre?"

Cloud ne répondit pas.

Leur relation se dégrade tout au long de Case of Tifa, car Cloud s'isole de plus en plus
(à cause de son nouveau travail, sa culpabilité, sa peur d'être heureux et à un
point, son Geostigma). Advent Children montre la résolution de ce problème.

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FFVII AC -Reunion Files- (artbook)

"Le personnage de Tifa a beaucoup de dimensions. Elle est comme une mère, est une petite amie et une alliée de poids au combat." - Tetsuya Nomura.

("koibito" est le terme utilisé pour la désigner, et il signifie "petite amie/amoureuse". Maintenant,
il n'y a pas des milliards de prétendants au poste de petit ami, hein)

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"Même si le personnage de Tifa est complexe, elle ressemble en fait beaucoup à n'importe quelle autre femme qui a été délaissée par un homme." - Kazushige Nojima.

(On ne peut pas se faire délaisser par quelqu'un si on n'a jamais été avec au départ. Cloud ne la délaisse
d'ailleurs pas parce qu'ils ne s'entendent pas ou parce qu'il aime Aerith... Les raisons sont clairement expliquées:
"Plus il est heureux, et plus il s'isole." - Nomura)

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"A l'intérieur de moi, une chose était sûre: Cloud et Tifa seraient ensemble. Tout le monde retournerait vivre là où ils étaient destinés." - Kazushige Nojima.

(C'est ambigu... Ensemble romantiquement ou physiquement? Le premier cas serait une implication
explicite, la seconde, implicite.)

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Bref, j'aime lister les points qui font que je suis sûre que Cloud et Tifa sont en couple de manière 'officielle'. Je suis un cas totalement désespéré, hein? :'( Faudrait que je suive une thérapie pour me guérir de cette obsession >.< Bon allez, je vous mets la suite de Diaries dès que possible^^

# Posté le lundi 09 avril 2007 19:36

Modifié le jeudi 12 avril 2007 10:14

Chap29 DoBM: Des P'tain de Mariages Tout en Jurons

Chap29 DoBM: Des P'tain de Mariages Tout en Jurons
Diaries of a Broken Man (VO chapitre 29)

Chapitre 29: Des P'tains de Mariages Tout en Jurons

“Je vais t'arracher tes putain d'entrailles si ce que tu viens de dire est pas vrai, Cid.”

Alors... Cid avait raison... la bouche de Barret rivalise vraiment avec la sienne... Et ça n'était que moyennement violent... et ce, devant Marlène. Hey les gars! Mais où va le monde?

Cid soupire, “Tu m'crois pas espèce d'imbécile?”

Shera est entrain de rougir dans le coin; il y a un assortiment de réactions. Reeve venait juste de descendre les escaliers, juste à temps pour entendre la glorieuse annonce de Cid. Les oreilles de Nanaki se sont dressées, Yuffie a sautillé dans tous les sens puis a enlacé Shera ; Denzel a fait une grimace, et Marlène s'est mise à jacasser à propos de robes. Je crois que j'ai même vu Vincent hausser un sourcil. Je pense même que le deuxième s'est un peu levé. Hallucinant. Cid a obtenu une réaction de Vincent. Cid a du talent. Un talent fou.

Mais la réaction la plus intéressante est celle de Tifa. Elle s'est figée. En faite, sa cuillère de soupe est encore suspendue dans les airs entre sa bouche et le bol. C'est le seul bruit qui se fait entendre dans la pièce désormais silencieuse... drip... drip... drip.

Mais elle s'en remet finalement, repose sa cuillère dans son bol, puis reste silencieuse pendant un moment.

“Et bien... je ne pense pas me tromper en disant que c'est la seule annonce de mariage qui est jamais était faite avec des jurons.” Déclare-t-elle solennellement, puis elle se remet à remuer sa soupe.

Le groupe reste assit là durant un moment, digérant lentement ce qu'elle vient juste de dire. Yuffie est la première à laisser échapper un ricanement, puis Barret tousse pour tenter de couvrir son sourire. Nanaki enfourne son museau dans ses pattes, et même Vincent s'enfonce plus profondément dans son col haut.

Et, l'instant d'après, Yuffie est entrain de se rouler de rire sur le sol en se tenant les côtes. Puis c'est au tour de Shera qui se plie en deux et dont les yeux se mouillent de larmes. Marlène et Denzel sont totalement perdus, et Barret se contente de tapoter la tête de Marlène en riant. Cid a l'air furieux, cependant... et Tifa ne semble pas rire du tout.

“Bon maintenant attendez juste une putain de minute, bande d'abrutis!”

Et des rires plus intenses s'ensuivent. Nanaki se permet même d'émettre un petit ricanement. Vincent est silencieux, mais il laisse échapper un 'hmph', et je jure que j'ai perçu de l'amusement dans ses yeux.

“Qu'est-ce qui est si drôle, merde? Je vais me marier! Vous devriez pas être entrain de me féliciter?”

Et maintenant, les commissures de ma bouche se lèvent. Tifa a un sourire sur le visage, mais elle essaie de le cacher derrière ses cheveux. Tout le monde est entrain de se rouler de rire maintenant... sauf Vincent, bien sûr. Rire est au-dessus de lui. Duh.

Une fois de plus... Merci bon Dieu que Zack ne soit pas là.

Je dois même me retenir contre l'encadrement de la porte désormais. Quel matin ça a été. Je suis passé de jouer à mission impossible à me faire remonter les bretelles par Cid d'entre tous, puis à ça...Cid qui va se marier. Franchement, c'est une blague en elle-même.

“Pfff... Je suis sûr que ça aurait été différent si c'était n'importe qui d'autre, pas vrai ? ” aboie-t-il.

La réponse est une explosion de rire.

“BIEN sûr que ça le serait! On peut pas prendre Cid au sérieux, hein? Parce que les autres on pourrait, suffit juste de regarder petite miss Yuff entrain de s'étouffer de rire sur son cul de moineau goudronné!”

Yuffie se fige sur le sol, une lueur meurtrière scintillant dans son regard.

“Elle est siiii sérieuse...et personne ne rirait du tout si elle annonçait son mariage avec Mr. Je-ne-suis-pas-vraiment-un-vampire-juste-un-maniaque-dépressif qui se tient là.”

Oh...oh aïe. Vincent va te tuer, Cid...te rendre mort. Tu ne te marieras jamais!

D'accord, mais je suis maintenant entrain de rire à coeur ouvert, cette dernière phrase m'a achevée.

“Et noble sire Barret, ici là! Tah! J'ai hâte d'en être au jour où Elmyra acceptera sa déclaration d'amour!

OH...il ne vient pas de dire ça...au moins, Yuffie est à nouveau entrain de rire, et Vincent n'a plus l'air aussi irrité. Il est de nouveau aussi lugubre que d'habitude. C'est bon signe.

Marlène sautille, “Papa va se marier avec tata Elmyra?”

“CID!” aboie Barret.

Vu son expression, Barret pourrait infliger des blessures physiques sérieuses apparemment.... et il pourrait même faire ce qu'il a déclaré plus tôt à Cid.

“Et évidemment le jour où Reeve convolera avec une mignonne petite Turk... et on ira tous se réjouir en sirotant un putain de petit thé glacé.”

Je...Je n'ai même pas de mots pour ça.

Je ne peux même pas décrire l'expression de Reeve.

Inestimable... C'est tout ce que j'ai à dire.

“Et ils pourront même faire un mariage double avec Nanaki! Ca serait génial! Le jour où celui-là épousera une chatte de maisonnée croisée avec un loup et ayant miraculeusement réussi à comprendre comment parler... ou au moins, comment miauler oui ou non.”

Oh... Mec... tu réalises bien que Nanaki a des crocs, des griffes... et une queue enflammée? C'est pas quelqu'un que tu veux ennuyer.

Et Reeve se joint de nouveau au rire général... tout le monde est actuellement entrain de rire, sauf Nanaki... étant donné qu'il a été la dernière victime de Cid.

Oh...oh non.

“Et le jour où M. Je-vais-t'empaler-ton-putain-de-cul-avec-mon-épi-géant-anti-gravité...”

Ai-je vraiment besoin de préciser de qui il parle?

“...Annoncera qu'il se marie avec miss Perfection-et-Mère-Idéale assise là-bas...”

Cid! Cid! Non! Cid! Arrête!

“... on ira juste s'asseoir autour d'une table pour rire de la fois où Barret a failli les trouver au lit ensemble!”

Couinement.

Je ne sais pas si c'est venu de moi ou de Tifa.

Silence...

...pur...

et...parfait...

...silence.

Après tous ces efforts! ! Après tous ces sacrifices! L'humiliation ! L'embarras! LA PUTAIN DE FLAQUE D'EAU! Tu viens juste de dire à Barret que Tifa et moi étions au lit ensemble! C'est pas moi qui ai commencé tout ça ! Pourquoi tout ça, Mec ? Pourquoi tout ça!

Je ne peux pas... Je ne peux tout simplement pas regarder Barret. Je jure que ses yeux vont me tuer. Oh... peur... oh peur.

“Et bien...en fait...” commence Vincent.

Sa voix fait lever les têtes de tout le monde.

“Ca ne semble pas trop improbable.”

“Ouai... Je peux imaginer ça.” Déclare Yuffie.

“C'est assez plausible.” répond Nanaki.

“Ca serait une grande célébration.” Annonce Shera en hochant la tête.

“Et je pourrais amener le gâteau.” Ajoute Reeve.

“Cloud et Tifa se marient?!” s'exclame Marlène.

“Alors dans ce cas, j'aurai une maman et un papa?” demande Denzel, incrédule.

A chaque nouveau commentaire, je vois Tifa enfoncer un peu plus sa tête derrière ses cheveux, et à chaque nouveau commentaire, je peux sentir la chaleur monter un peu plus sur mon visage.

Je dois être à peu près aussi rouge qu'une tomate à présent.

“Du moment qu'il y a pas de rats dans l'histoire,” déclare Barret, les bras croisés et un rictus sur le visage. “Ca me va.”

Je crois que je viens de mourir.

Je veux dire, qu'est-ce que je dois répondre à ça? Qu'est-ce que je suis exactement sensé dire à des amis qui sont entrain de se mettre d'accord sur une proposition de mariage à laquelle je n'ai même pas pensée ? Je veux dire, mon Dieu... ils viennent juste de découvrir que nous étions en couple hier, et ils sont déjà entrain de planifier notre mariage!

Il y a seulement une solution à tout cela.

Je me retourne.

Et je sors.

J'ai juste besoin d'une bouffée d'air frais.

Non, mes amis ne viennent pas de discuter de mon mariage.

Non, ils ne sont pas entrain de rire de moi en ce moment même.

Non, je vais parfaitement bien.

Yep...très bien...

...Oui... en fait...

Non.

Merde.

# Posté le jeudi 12 avril 2007 19:35

chap30 DoBM: Juste Un Petit Coup de Pouce

chap30 DoBM: Juste Un Petit Coup de Pouce
Diaries of a Broken Man (VO chapitre 30)

Chapitre 30: Juste Un Petit Coup de Pouce


Je hais les gens.

Je hais les animaux.

Je hais les plantes.

Je hais le monde.

Je hais les maniaques dépressifs aspirants vampires.

Je hais les ninjas hyperactives.

Je hais les hommes à bras-mitraillette.

Je hais les machines à fumer et leurs futures femmes.

Je hais les animaux excessivement intelligents.

Je hais les génies excentriques qui amènent du gâteau.

Je hais tout le monde.

Je hais tout tout court.

...Enfin... ça n'est pas entièrement vrai.

Je ne hais pas Tifa, mas elle est trop embarrassée pour être dans la même pièce que moi pour le moment. Non pas que j'en mène plus large... mais hé, comment est-ce qu'on est supposé réagir à quelque chose comme ça? C'est comme je l'ai dit plus tôt. Ils viennent juste de découvrir que Tifa et moi sortions ensemble, et ils sont maintenant déjà entrain de planifier notre mariage. Est-ce que nos amis sont à ce point désespérés de nous voir nous marier?
Je les hais tous.

J'entends le craquement de la porte qui s'ouvre derrière moi en me tirant de mes pensées haineuses. Mon désir personnel me dit que c'est Tifa, mais je suis moins naïf que ça.

“Bon sang Shera, d'accord! Je vais m'occuper de ça!”

Mon Dieu... Pas encore lui.

Ses lourdes bottes font un bruit sourd, puis il s'arrête pour éteindre une cigarette et la réduire en cendres. Un lourd soupir s'ensuit, et j'entends un crissement, puis un léger 'chink'. De la fumée envahit mes narines, et je sais maintenant qu'il va commencer à parler.

“Bon, écoute... pour tout à l'heure-

“Va.”

“Je me suis un peu emporté-

“t-en.”

“Et... enfin... Je veux dire, c'est sorti trop vite-

“Cid.”

“Bordel, Cloud! Ecoute-moi une putain d'minute! C'est déjà assez chiant que cette fichue Shera m'ait fait venir ici... alors si je m'excuse, t'as intérêt à fichtrement bien m'écouter!”

“Va-t-en.”

“Merde.” Jure-t-il doucement.

Il s'approche de moi, et je garde mes yeux fixés sur un panneau éloigné. Je n'arrive pas à le lire, mais je vais faire comme si c'était très distrayant.

“Alors, Cloud...” commence-t-il.

“La ferme, Cid.”

“Putain! Cloud!”

Je soupire, les bras croisés sur le torse.

Il ne va pas lâcher le sujet.

“Tu n'auras pas à nous supporter plus longtemps. Tu te sens mieux maintenant?”demande-t-il.

“Non.”

“Menteur.”

Et alors, qu'est ce que ça fait si je le suis. Vous ne serez quand même pas partis assez vite.

Il soupire, “...Comment...”

Une pause.

“Bon sang Shera.” Marmonne-t-il.

Une profonde inspiration plus tard, il essaie à nouveau.

“Qu'est-ce que...... BORDEL!”

“C'est beaucoup plus dur que ce que tu pensais, hein?”

“Oh ferme ton putain de trou à tarte Cloud.”

“C'est pas une façon de s'excus-

“Je t'ai dit de la fermer! Je suis devant toi entrain d'essayer d'agir en grande personne, et t'arrêtes pas de me compliquer la tâche, putain!”

Ma bouche forme une ligne morose.

Juste regarder le panneau.

“Je vais... Je vais te laisser le choix, Cloud.”

Est-ce que je viens juste de grommeler?

“Je suis sérieux! J'ai une proposition pour toi.”

“De mariage, tu devrais préciser!”

“YUFFIE!” aboie Cid.

Elle s'approche de l'autre côté.

“Tu devrais faire plus attention à ce qui t'entoure; j'aurais déjà pu te tuer six fois, vieil homme.”

Cid grogne.

S'arrête.

Cherche.

Plisse les yeux.

“Rends-moi mes cigarettes, Yuffie.” Sa voix est dangereusement basse.

“Non. Elles vont te tuer un jour.”

“Pas avant que je te tue, petite morveuse.”

Elle tire la langue, Cid tend la main pour l'attraper, et ils sont soudainement entrain de rouler par terre.

“Rends-moi mes putain de cigarettes!”

“Non!”

“Yuffie!”

“Dégage gros tas!”

“GAH! Mes cig-oof!”

“Prends ça, imbécile!”

“Mon... eurg... ventre.”

“Tu devrais être reconnaissant que j'aime bien Shera, ou ça aurait été autre chose. Même si je comprends toujours pas pour quelle foutue raison elle veut se reproduire avec toi.” Déclare Yuffie en se mettant debout.

Cid grogne une fois encore en se relevant.

“Pourquoi... espèce de petite...”

“Hey, où est passé Cloud?” demande Yuffie en se retournant.

“Huh? Cloud! Reviens!”

Ils n'ont pas remarqué que je m'éloignais.

Et je n'ai pas non plus remarqué Yuffie me sauter sur le dos avant qu'il ne soit trop tard.

Elle s'agrippe à mon cou, et je parviens à laisser échapper un cri étranglé. Puis je me retrouve par terre, avec Yuffie assise fermement sur mon dos.

“Dégage, Yuffie.”

“Non. Cid, viens me rejoindre.”

Quoi?” demandé-je.

Il n'y a pas de réponse; cependant, un énorme poids vient soudainement s'ajouter sur mon dos.

J'essaie désespérément d'ingurgiter de l'air. Cid n'est pas très léger.

“Donne-moi mes cigarettes.”

“Bien, M. Le Gros Bébé.”

Je frappe le poing contre le sol. Ca devient réellement difficile de respirer.

“..Cid...” Plus d'air... Je peux plus respirer! Dégage ton gros cul de mon dos!

“Alors Cloud, tu vas devoir rester assis ici et nous écouter.”

Comme si j'avais le choix.

“On a une... demande en mariage pour toi.” Commence Cid.

“C'était mon idée.” Rayonne Yuffie.

Cid grommelle, “Pour me faire pardonner de ma petite gaffe de tout à l'heure... bien euh, qu'est-ce que tu penses d'un marché?”

Depuis quand se fait-on pardonner avec un marché? Est-ce qu'on n'est pas sensé faire quelque chose pour cette personne sans rien demander en retour? Ce n'est pas un échange. C'est tout l'intérêt de se faire pardonner! Tu m'as humilié! Donc maintenant, tu devrais faire quelque chose pour moi! Et non pas m'humilier, puis passer un marché avec moi... c'est pas comme ça que ça marche !

Cependant, je ne pense pas être en position de faire cette remarque, pour le moment.

“Si j'achète la robe de Tifa pour le mariage, et laisse-moi te dire que c'est une jolie somme! Et bien... en fait... J'achèterai la robe de Tifa pour mon mariage si tu fais ça ...”

Quoi? “Pourquoi...inspiration...une robe?”

“Parce qu'elle est demoiselle d'honneur, crétin.” Déclare Yuffie.

“D'ac...cord...Si?” J'halète.

“Si tu la demandes en mariage avec que je fasse le mien.” Annonce Cid.

C'est.

Quoi.

Cette.

M-

“Super idée, hein?” s'exclame Yuffie.

Cid se relève; merci bon Dieu... mais... quoi?

Je ne vais pas me lever, pas encore. Je ne crois pas que j'ai vais être capable de me lever. Mes jambes lâcheraient.

“Demander en mariage...Tifa?” m'enquiers-je alors que mes poumons se remettent encore du manque d'air.

“Ouaip... c'est tout à fait ça.” Déclare Cid. “Je veux dire, t'es pas obligé de le faire... c'est juste quelques milliers de gils de ta poche après tout. Shera a des goûts de luxe.”

Oh purée non.

“Est-ce que t'essaierais de me faire chanter pour que je demande à Tifa d'être ma femme?” pesté-je avec véhémence.

“...euh... c'est une façon de le dire.” Répond Cid.

“Mais c'est quoi ton problème?!” hurlé-je.

Yuffie tressaillit dans mon dos.

“Est-ce que je peux pas faire ça à mon rythme? Qu'est-ce qui cloche chez vous deux?!”

“Waw quelle déchaînement, Spike!” s'exclame Cid. “J'arrive pas à me rappeler de la dernière fois où t'as parlé autant à un tel niveau sonore!”

“Cid.” Grogné-je.

“Oh sois pas si acide, Cloud. On sait tous que tu finiras par le faire.” Déclare Yuffie.

“Je vais le faire?”

“Oui tu vas le faire... ou je vais te sortir les yeux à coup de fouet.”

...Attendez... quoi?

“C'était quoi cette menace?”

“Une originale, c'est pour ça.” Répond-elle. “Enfin bref... Ce que j'essaie de dire, c'est qu'on essaye juste de te donner un petit coup de pouce.”

“Ouai, et c'est pas comme si tu devais le faire aujourd'hui.” Ajoute Cid.

“Tu as encore disons... des mois... un temps totalis enormous* .”

... totalis enormus? Ca mérite vraiment que je demande?

“Je ne lui ai même pas encore dit que je l'aimais.”

...oops.

La cigarette de Cid gît sur le sol devant mes yeux. Yuffie est silencieuse.

Puis... c'est l'attaque.

“Ohmondieu! Tu l'aime vraiment! C'est tellement mignon!” crie-telle d'une voix aigue.

Des bras... autour de mon cou... m'étouffe... meurs... à l'aide...

“Yuf...fie...peux pas...res-"

Elle me serre à nouveau violemment.

Je vais mourir!

Je peux déjà voir les gros titres:

Un héro étouffé à mort par une ninja surexcitée performant une ancienne technique ninja : le serrement de la mort. Les amis disent avoir pensé qu'il s'agissait d'un enlacement. Il s'est avéré que la petite ninja sournoise était en fait un assassin... tellement sournoise qu'elle n'a même pas réalisé qu'elle en était une.

“C'est teeeellement adorable! Ohmondieu! Je peux t'aider à choisir une bague et tout le reste!”

“Yuffie, tu es entrain de le tuer.”

“OH! Hé...hé.”

Je peux respirer! J'inspire une grande bouffée d'air.

Puis je me lève soudainement. Yuffie tombe de mon dos et s'affaisse sur le sol. Je la fusille du regard, et elle lève les yeux vers moi.

“Quoi?” me demande-t-elle innocemment.

Je ne réponds rien. Je tourne mon regard vers Cid.

“...”

Toujours rien. Sur ce, je pars en coup de vent.

Ce n'est pas parce que je n'aime pas Tifa, et ce n'est pas non plus parce que je n'y ai pas pensé.

C'est juste que je hais quand cette stupide ninja arrive à me faire parler!

“Cloud! Cloud Attends! Est-ce que c'est un accord?” crie Cid.

Je ne répondrai pas à ça.

“D'accord! On va... juste te donner un peu de temps... pour y réfléchir! Ca me paraît bien!” hurle Yuffie.

C'est en approchant du bar que j'entends le premier commentaire.

“Ooh! C'est la raison!”

“Hey chéri!” dit une autre voix. “Le bleu est aussi ma couleur préférée! Pourquoi tu ne grimperas pas à ma fenêtre juste en caleçon un jour? ”

Bruyants caquettement de femmes.

“Oh! C'est ça! Personnellement, je préfère l'autre vue.”

“Quelle vue?”

“Celle sans sa chemise!”

Plus de rires.

Atteins juste le bar Cloud, et tu seras sauf.

“Bon sang, j'espère que cette femme sait ce dans quoi elle s'implique.”

“Ouai, si mon mari allait se pendre d'une fenêtre en boxer, il devrait me le payer cher.”

“Même si moi, ça ne me dérangerait pas de voir ça plus souvent.”

Plus de rires.

Je hais les gens.

Je hais les femmes.

Je hais cette ville.

"La paire bleue!"

Je hais les caleçons bleus.


*totalis enormous? naaah, ça existe pas XD les mots exacts étaient oober globs, mais je crois pas que ça veuille dire quelque chose ><*

# Posté le dimanche 15 avril 2007 18:48

chap31 DoBM: Soyez Maudits!

chap31 DoBM: Soyez Maudits!
Diaries of a Broken Man (VO chapitre 31)

Chapitre 31: Soyez Maudits!

Mon dieu, ça a été une vraie journée de malheur. Je veux dire, franchement, deux de mes bons amis viennent juste de me faire chanter pour que je demande à Tifa de m'épouser.

Sans mentionner le fait que j'ai trouvé un panneau devant la porte d'entrée il y a environ une heure qui disait 'Allez voir le seul et unique caleçon bleue qui apparaît à onze heure pile le dimanche matin!'. Le panneau incluait aussi une petite image grossière de ce qui paraissait être une paire de caleçon bleu.

Ne vous inquiétez pas, je les ai déjà calcinés. Mes boxers bleus je veux dire... pas Cid et Yuffie.

En tout cas, ça a été assez embarassant, et je suis reconnaissant que la nuit soit finalement arrivée. Je peux maintenant dormir, et tous ces gens fous et mauvais ne seront plus dans mes pattes pendant un moment.

Enfin... je suppose qu'ils ne sont pas complètment mauvais... Je veux dire, ils ont bel et bien aidé à sauver le monde, et tout.

Au moins, je me suis un peu calmé...

...un peu...

A cet instant, je suis assis dehors. C'est l'endroit où j'ai passé le plus clair de mon temps... dans les ténèbres... loin des gens... des yeux... des yeux des femmes... Il y avait peut-être aussi quelques hommes...

...je ne veux même pas y penser.

En me penchant en arrière, je remarque que la fenêtre est ouverte, et j'étire légèrement le cou pour finalement dicerner la lumière qui en afflue.

...J'entends des voix...

...hmmm...

“... ne joue pas à ça, Vincent!” vocifère Yuffie.

J'entends un ricanement de ce qui semblerait être Reeve.

“Quoi? Quoi?” Elle semble avoir reporté son attention sur Reeve.

“Je suis... Je suis...” il rit à gorge déployée maintenant. “J'essaie juste d'imaginer Vincent... entrain de jouer... avec quelque chose.”

Un grave grondement, puis un gloussement se fait entendre de ce qui semble être Nanaki.

Cependant, il se râcle la gorge, “Mais il a raison, Yuffie. Tu n'avais aucun droit de faire ce que tu as fait.”

“Depuis quand est-ce que donner une source de motivation supplémentaire à Spike est mal?” réplique-t-elle.

Ils parlent de moi!

...Bon sang... Elle les a apparemment mis au courant de ses aventures avec Cid tout à l'heure.

Vincent soupire, “Parce que, Yuffie. L'amour est un sujet délicat. Tu ne peux pas jouer avec et le forcer à deux personnes. C'est quelque chose qu'ils doivent faire à leur rythme.”

“Ecoute cet homme, il a raison.” Annonce solenellement Reeve.

On dirait que l'alcool lui ait déjà monté au cerveau.

“Quoi? S'il-vous-plait, dites-moi quoi! C'est grâce à moi, oui moi, qu'ils se sont finalement mis ensemble! Si je n'avais pas été là, Cloud serait probablement encore assis sur son cul de fénéant entrain de ruminer toute la journée en se demandant si Tifa est oui ou non amoureuse du bellâtre charpentier de Kalm!”

...Quoi?

“Un bellâtre charpentier de Kalm?” demande Vincent, douteux.

Oui. Il est venu cinq fois, pour ce que j'en sais. Et! Je suis tout à fait certaine que Cloud était extrêmement jaloux de lui... Des sources fiables m'ont aussi confirmée que cet homme s'est intéressé à Tifa pendant un bon moment... il pourrait encore l'être d'ailleurs.”

Il est venu cinq fois?!

“...Attends ...attends une seconde, attends.” Reeve est entrain de lutter, “Comment tu sais tout ça?”

“Je... euh... mai-...Je euuh...”

“Fondamentalement, ça signifie qu'elle l'a rendu ivre et qu'elle l'a ainsi piégé pour qu'il le lui raconte lui-même.” Déclare Nanaki.

“Oh.” Répond Reeve.

“Je ne l'ai pas rendu ivre. Il était parfaitement ivre quand je l'ai rencontré, merci beaucoup. Je me suis juste servi de ça à mon avantage.”

Reeve ricane encore, et Nanaki se joint à lui.

“Et qu'est-ce que ça a à voir avec Cloud et Tifa?”

“Pourquoi crois-tu que ce gars était là la nuit où Cloud a eu sa 'révélation'?”

“Quoi?” demande Reeve.

Yuffie soupire, “Lorsque je lui ai dis en gros qu'il intéressait Tifa, et que Tifa l'intéressait.”

“Tu ne pourrais pas simplement laisser les choses se passer à leur rythme?” demande Vincent en s'irritant légèrement.

NON. Le fait est que je serais probablement déjà dans ma tombe avant que ces deux-là ne se mettent ensemble si on les laissait faire.”

“Elle marque un point, là.” déclare Reeve.

“Même, un coup de pouce est suffisant, Yuffie.” Remarque Vincent. “Tu dois apprendre à respecter les affaires des autres.”

“Et grandir un peu...” marmonne Reeve.

“Je te renvoie le compliment!” hurle Yuffie.

“Qu'est ce que tu penses de tout ça, Nanaki?” demande Reeve en ignorant Yuffie.

“Je pense que c'est complètement absurde.”

“Quoi, Cloud et Tifa?” demande Yuffie.

“L'humanité en général.”

Insérez ici d'importants cris indignés et protestations.

“Je n'y peux rien si je ne comprends pas la psychologie humaine. C'est aussi futile et compliqué que simple et basé sur des instincts primaires. C'est inconstant et imprévisible, et complètement et parfaitement déroutant. Très peu des spécimens de la race humaine que j'ai rencontré sont parvenus à raisonner et à agir logiquement dans la plupart des situations. Malheureusement pour votre espèce, il y a toujours au moins une défaillance dans votre psychologie.”

“Je suis l'un de ceux-là, Nanaki? Avec juste une seule défaillance, hein?” demande Yuffie, avide.
Un moment de bref silence s'ensuit.

“Non.”

Reeve explose de rire une nouvelle fois.

“Nanaki! Est-ce que c'était une insulte?” hurle-t-elle.

Vincent soupire, “Ce qu'il est entrain de dire, c'est qu'il est d'une race supérieure à la tienne, Yuffie. Ce n'est pas forcément une insulte, juste la pure vérité.”

“Et bien... c'est une vérité très impolie, si vous voulez savoir.” Réplique Yuffie.

“C'est juste qu'avec ceux de mon espèce, on aime quelqu'un ou on ne l'aime pas. Mous ne jouons pas avec les sentiments, ni ne aheum... 'tournons autour du pot' comme certains d'entre vous diraient. C'est un fait simple. Une simple déclaration, c'est tout. Pas de sentiments partagés. C'est ou oui ou c'est non.”

“Oh s'il-te-plait. Tu essaies juste de la jouer grand seigneur par rapport à nous... 'les créatures inférieures'.” déclare Yuffie.

“Je te ferais savoir- commence Nanaki.

J'en ai suffisamment entendu.

La porte claque bruyamment contre le mur lorsque je l'ouvre.

“C-Cloud!” crie Yuffie, alarmée.

Comme je m'y attendais, il y a une bouteille de vin planté devant Reeve; il s'est complètement ennivré.

“Quoi?” demandé-je froidement.

“Hé, rien du tout!” dit-elle avant de saisir la bouteille de Reeve.

Une courte bataille s'ensuit, mais je ne reste pas assez longtemps pour deviner qui va gagner.
Je monte les marches, et les échos de la lutte entre Yuffie et Reeve s'estompent. Puis j'entends à nouveau des voix. Bien, n'est-ce pas une merveilleuse nuit pour glaner des informations ?

“Cid! Je n'arrive pas à croire que tu ais fait ça!”

“C'est quoi le problème, Shera? Je veux dire, franchement... Le gamin a pas assez confiance en lui pour pouvoir quelque chose par lui-même!”

Ouch. C'était dur.

“Cid!”

“Quoi! J'essayais juste d'aider, bordel!”

“Zut Cid, tu ne comprends tout simplement pas, pas vrai?”

“Non... je comprends pas! Je vois pas pourquoi faut en faire tout un plat ! Le gamin va gagner une robe gratuite!”

“En échange d'une demande en mariage! Ce n'est pas quelque chose que tu peux jeter comme ça.” Siffle-t-elle.

“Qu'est-ce que tu veux dire?”

“Le mariage est un contrat à vie entre deux personnes, Cidney Highwind... et je ne vais pas te laisser gâcher ça en précipitant Cloud et Tifa là-dedans.”

Cidney?

“Shera... qu'est-ce que tu comptes faire?” demande-t-il dangeureusement.

“Ce que je compte faire? Voilà ce que je compte faire, Cid. Je vais tout de suite sortir de cette chambre et dire à Cloud que peu importe ce qu'il fait, tu payeras quand même la robe de Tifa!”

“Quoi?! Est-ce que t'es devenue folle, femme!”

“Et! Si tu n'es pas d'accord avec moi, l'homme... oh je te promets que ta vie sera un enfer... en commençant par choisir les robes les plus chères que je trouverai pour chacune des personnes qui seront à la célébration du mariage... et devine qui va payer tout ça?”

“Tu n'oserais pas...”

“Essaie pour voir.”

Bon sang... qui aurait cru que Shera avait vraiment dompté Cid?

“Ecoute-moi bien, femme.”

“Oh ho ho... on part dans cette direction-là, hein?”

“Je vais le dire à Tifa.”

Quoi? Qu'est-ce que ça a à voir avec tout ça?

Smack!

“Ah! M'dieu! Bordel de merde! Putain de fils de pute! C'est la couverture métallisée d'un putain de livre, Shera... et c'est avec ma putain tête que ça vient de prendre contact!”

Dois... contenir... mon rire.

“Oui c'est bien ça!”

“Je vais le faire, bordel!”

“Cid! Si tu fais ça, elle aura toujours un doute concernant la raison pour laquelle Cloud l'a demandée en mariage! Si jamais! Tu gâches tout avant que ça ait même commencé! Je vais te tuer!”

“Elle n'aura plus de doute après notre mariage.”

“Cid!” La voix de Shera grimpe de plusieurs octaves.

“Bon alors... calme-toi un peu Shera... s'il-te-plait.”

Claque!

“Gah!”

Ha! Tu le mérites!

Mais que se passerait-il si jamais Tifa découvrait cette petite... demande? Même si je n'ai pas donné mon accord, comment réagirait-elle?

...Mieux vaut laisser ça sans réponse.

Je continue le long du hall, une claque bien placée se faisant entendre de temps à autre. J'atteins la chambre des enfants dont la porte est très légèrement entrouverte. Il fait sombre à l'intérieur, et je peux une nouvelle fois entendre des voix!

Je crois que Tifa est entrain de mettre Denzel et Marlène au lit.

“Est-ce que tu crois que Yuffie se mariera un jour avec M. Valentine?” Demande Marlène en riant.

“Ewwww... sûrement pas! Je crois qu'il la tuerait avant de la demander en mariage!” Répond Denzel.

J'entends le rire de Tifa, puis elle les contraint au silence.

“Cependant, on ne doit pas penser que Vincent pourrait un jour blesser Yuffie, peu importe à quel point ce scénario peut sembler proche de la vérité.”

“Mais... les opposés s'attirent!” proteste Marlène.

“Mm, où est-ce que tu as entendu ça?”

“Dans un film!”

“Un film?”

“Oh, est-ce que c'était l'un de ces films cloches?” geint Denzel.

“Ce n'était pas cloche... c'était romantique, merci beaucoup.” Déclare Marlène avec arrogance.
Je fléchis... Je sens une autre Yuffie qui s'élève.

“Ce n'est pas toujours comme ça que ça se passe dans la vraie vie, ma chérie.” Répond Tifa.
“Alors! Qu'en est-il de Papa et Elmyra?”

J'entends Tifa reprendre son souffle sur l'effet de la surprise, puis étouffer un rire, “Oh ma chérie... ne mentionne pas ça devant ton père. Il est passible d'avoir une connipton.”

“Qu'est-ce que c'est?”

“Ne te soucis pas de ça, chérie. Vous devez maintenant tous les deux aller vous coucher.”

“Juste une question de plus, Tifa!” déclare Denzel.

“D'accord, une de plus... mais c'est la dernière, d'accord?”

“D'accord!” piaille Marlène.

“Et qu'en est-il de toi et Cloud?” demande Denzel franchement.

“Qu'en est-il de moi et Cloud?” Sa voix est douce, presque nerveuse.

Oh...oh mon dieu... Je devrais m'éloigner. Je ne devrais pas écouter ça... Ce n'est pas bien.

Mais ça ne m'empêche pas de le faire malgré tout.

“Et bien... est-ce que vous n'allez pas bientôt vous marier?” demande Marlène.

“Hé, ça fait deux questions!” Rire nerveux.

“Allez, répond Tifa!” geint Denzel.

“Ce n'est pas seulement à moi de décider, vous savez.” Sa voix semble plus calme.

“Et donc, si Cloud dit oui?” demande Marlène.

“Et donc, qu'est-ce qui se passerait?” contre Tifa.

Je déglutis en me penchant légèrement vers la porte.

“Tifa!” gémit Marlène.

Elle soupire, “Allez juste vous coucher.”

“Mais tu n'as même pas répondu!” proteste-t-elle.

“Et pourquoi pas à celle-ci à la place?” demande Denzel.

“D'accord, laquelle?”

“Est-ce que tu aimes Cloud?”

...Silence...

Je viens de réaliser que je retiens mon souffle...

Est-ce qu'elle m'aime? Et si c'est le cas, est-ce qu'elle va réellement l'avouer à deux enfants?
Je ne peux pas supporter la pression!

“Bien sûr que oui. Nous l'aimons tous.”

“Tu sais ce qu'on veut dire! Comme... le véritable amour qui arrête les battements du coeur, la seule et unique âme s½ur parmi des millions?” demande Marlène avec éclat.

“Tu dois vraiment arrêter de regarder tous ces films.” Fait remarquer Denzel.

“Shuush! Répond Tifaaaaaaa...”

“Et bien... Je... suppose que... je veux dire... c'est juste que ...et bien...”

Oui? Oui?

“Eu...euh?”

“Euh... d'accord... Je vais vous le dire... mais c'est un secret, d'accord?”

"D'accord!”

"Je-

“Hé! Mec! Qu'est-s'tu fais?”

Et toute réponse que j'aurais pu entendre fut étouffée.

Je vais massacrer Barret avec mes cheveux.

Ouai, c'est ça, je suis le conseil de Cid. Mes épis vont l'empaler.

Je sens ma mâchoire se serrer, et je laisse échapper un sifflement tandis que Barret se tient derrière moi. Je me retourne rapidement, et le fusille du regard.

“Whoa mec. C'est quoi ton problème?”

“Bonne nuit vous deux.” Tifa sort de la chambre.

“Oh, hé Tifa!” déclare Barret tandis qu'elle sort.

“Hey... qu'est-ce que vous faites là tous les deux?”

“Oh je suis juste-

“Rien.” Déclaré-je en me retournant brusquement pour m'éloigner.

“Cloud?” me demande-t-elle doucement, “Est-ce que ça va?”

“Ouai... Je vais bien.”

Soit maudit Barret!

SOYEZ TOUS MAUDITS JUSQU'AUX ENFERS!

# Posté le mercredi 18 avril 2007 10:42

Modifié le samedi 21 avril 2007 06:11

chap32 DoBM: Tu as peu confiance

chap32 DoBM: Tu as peu confiance
Diaries of a Broken Man (VO chapitre 32)

Chapitre 32: Tu as peu confiance

Ils sont partis! Hallelujah! Célébrons!

Le soupir que laisse échapper Vincent en s'adossant au canapé vient me tirer de mes pensées.

Oui enfin, la plupart d'entre eux le sont.

Vincent et Barret sont encore là, mais ils se préparent à partir.

A cet instant, Vincent et moi sommes assis sur le canapé. Ca a été une longue nuit, surtout si on prend en compte le fait que c'était une horrible nuit. Je veux dire, j'avais passé la nuit d'avant avec Tifa, et je me suis retrouvé cette fois séquestré dans ma chambre avec Barret qui était convaincu que le canapé allait lui donner un mal de dos. Enfin, c'est ce qu'il a prétendu.

C'était l'excuse la plus nulle du monde.

Le fait que je ne veuille pas particulièrement discuter avec Barret n'a pas aidé. Je ne sais pas où il est, mais je sais qu'il n'est pas encore parti.

Punaise.

Les yeux de Vincent se déplacent doucement pour venir se poser sur moi, et j'avale ma salive, nerveux sous son regard. Je n'aime pas que les gens me fixent, surtout avec les récents événements.

J'ai l'impression que tout le monde essaie de m'imaginer en boxer bleu.

Attendez... zut! Des images mentales! Non!

Je ferme et serre les yeux de douleur lorsque j'imagine Vincent entrain de m'imaginer en boxer bleu.

Oh mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait?!

“Cloud, tu vas bien?”

J'ouvre les yeux; c'est Marlène. Elle m'observe avec un air perplexe sur le visage ; Vincent est lui aussi encore entrain de me regarder, la tête posée sur le bras.

“Oui.” Est la seule chose que je parviens à dire sur le moment.

Elle sourit, “Tu peux prendre Pen-Pen si tu veux! Il va te remonter le moral!”

Pen-Pen?

Ca semble vaguement familier... Un frisson me parcourt l'échine, et les poils de ma nuque s'hérissent.

Pourquoi ai-je le sentiment que ce n'est pas de bon augure?

Marlène glisse la main derrière son dos et extirpe un pingouin en caoutchou.

Non! Pas cette chose!

Je le reconnais. Le pinguin...le pinguin de l'enfer, comme j'aime à l'appeler. Marlène l'a acheté il y a un moment, et mon dieu qu'est-ce que cette chose est ennuyante. Et pour le prouver, Marlène exerce sur 'Pen-Pen' une pression solide.

Squeak!

Et ainsi, c'est parti.

Squeak! Squeak-squeak-squeak-squeaky-squeak!

Faites-le taire!

Sqqqquuuuueeeeaaaakkkkkk!

“Non! Elle a retrouvé Pen-Pen!” entendé-je Tifa crier quelque part en haut.

Au moins, nous souffrirons tous ensemble.

Squeaky! Squeak!

Je dois avoir recourt à toute ma volonté pour ne pas me donner une gifle à cet instant précis. Je me souviens de ce qui est arrivé à notre bien-aimé Pen-Pen. Tifa l'a caché. Elle n'avait pas voulu me laisser le détruire parce que Marlène l'avait acheté avec ses propres sous. Mais elle n'aurait pas pu survivre non plus si les couinements de ce stupide pinguin avait résonné dans ses oreilles jour et nuit. C'était ses propres mots.

Je ne sais pas où elle l'a caché, mais ce n'était apparemment pas assez pour garder cette chose stupide à l'abri pendant quelques mois. Je pensais sincèrement que Marlène l'avait oublié.

“Tu vois? Il me remonte très bien le moral!” Marlène presse une nouvelle fois le pinguin.

Je m'efforce de lui offrir un sourire hésitant et tente d'ignorer les couinements. Je peux pratiquement sentir les ondes menaçantes qui émanent de Vincent. C'est comme une promesse de mort douloureuse au petit crétin qui couine.

Marlène penche la tête sur le côté, “Est-ce que tu ne l'aimes pas, M. Vince?”

Vincent fixe la petite fille, “Non.”

Marlène sourit encore plus largement, “C'est juste parce que tu ne connais pas encore Pen-Pen!”

Marlène pose bruyamment le pinguin sur la table à côté du canapé, d'où il entreprend d'émettre un long couinement aigu et épanoui. J'ai un mouvement de recul lorsque Marlène presse la chose de toute ses forces.

J'ai juste envie de m'enfuir en rampant puis m'enterrer quelque part.

Marlène relâche le pinguin et le laisse assis sur la table. Puis tout s'est passé en un clin d'½il.
Apparemment, c'était un couinement de trop pour Vincent.

Le petit poignard vint se planter dans la tête du pinguin infernal, la traversa nette et vient s'enfoncer profondément dans la table. Le pinguin laissa échapper un pitoyable petit cri agonisant dans les derniers instants de sa vie de couineur. Marlène sursauta de terreur alors que n'importe quelle autre petite fille aurait fondu en larmes. Mais bon Dieu, elle n'est pas n'importe quelle autre petite fille. Elle a été élevée par Barret, et ça en soi... C'est une remarquable prouesse qu'elle ait pu aller aussi loin tout en gardant ses membres intacts.

Les sourcils de Marlène se froncent à la vue de la mort apparente de son bien-aimé pinguin, puis elle lève les yeux pour regarder Vincent.

“Tu n'as pas été assez aimé quand tu étais enfant, pas vrai?”

Je crois que ça nous a prit à tous les deux un moment avant d'enregistrer ce qu'elle venait de dire... et lorsque j'ai finalement compris... j'ai cru mourir.

Les yeux de Vincent se plissent tandis qu'il regarde la petite fille.

Marlène penche la tête en arrière pour réfléchir un instant. “Tu n'es pas une personne joyeuse, n'est-ce pas M. Valentine?”

Oh, le moment est absolument... inestimable. Oh, comme j'aurais voulu que tout le monde soit là pour témoigner de ce moment inoubliable. Je laisse échapper un petit ricanement inconsciemment, et Vincent tourne son regard mortel dans ma direction. Je me râcle la gorge, puis lutte nerveusement pour regagner mon aplomb.

L'attention de Vincent se reporte sur l'enfant, “Et quoi...exactement, est-ce que tu voudrais que je fasse?”

“Rien.” Déclare-t-elle simplement. “Tu as juste besoin d'une étreinte.”

Mes yeux s'écarquillent soudainement en entendant cette déclaration, et je dois me battre contre la terrible envie... de me rouler de rire sur le sol. Bien sûr, mon humeur change lorsque je vois Marlène se déplacer pour enlacer Vincent, et je remarque que la main de ce dernier se resserre un peu plus sur le manche de son poignard.

“Bon...bon Marlène. Il faut arrêter d'embêter Vincent maintenant.” Déclaré-je en avalant ma salive.

“Mais j'essaie juste de l'aider!”

“Mais il est au-delà du récupérable... même Vincent le sait.” Bon sang... est-ce que je viens de dire ça tout haut?

Les yeux froids de Vincent se glissent vers moi, “Non...Cloud. Peut-être qu'elle a raison. Peut-être que tout ce dont j'ai besoin est une étreinte.”

J'essaie de comprendre si il est entrain de se moquer de moi ou de Marlène.

“Qu-quoi?” demandé-je, les yeux ronds.

“Super!” crie Marlène avant de se jeter sur Vincent.

Oh mon Dieu.

Je comprends... Vincent essayait juste... de m'embrouiller les idées, mais en aucun cas il n'était préparé à ça. Même moi je n'étais pas préparé à ça. Nous sommes assis là tous les deux, en état de choc. Les yeux de Vincent... et je parle bien là de Vincent... se sont écarquillés de stupéfaction. Je ne l'ai jamais vu avec un air aussi surpris sur le visage. De toute évidence, cet homme ne s'est jamais fait enlacé par une Marlène de la taille d'un sucre auparavant.

E alors que Marlène met tout son coeur et son âme dans ce moment, Vincent demeure au-même endroit, raide et incertain de la façon dont il doit réagir. Il finit par donner une petite tape hésitante sur le dos de la petite fille.

Marlène se recule et entreprend de se mettre debout devant nous. Vincent est encore assis, tout raide, et a presque l'air de s'attendre à ce que la petite fille lui bondisse encore dessus.

“Tu vois? Est-ce que tu ne te sens pas mieux maintenant?” Elle sourit très largement.

Oh je regrette de ne pas avoir une caméra ou quelque chose pour enregistrer ce moment. Marlène a réveillé quelques émotions humaines en Vincent que je croyais oubliées. Il ne savait réellement pas dans quoi il s'impliquait lorsqu'il s'est joint à nous toutes ses années auparavant, hein?

“Oui... merci.” Déclare Vincent, et Marlène se prépare à se jeter sur lui encore une fois.

Et évidemment, c'est à ce moment inopportun que Barret choisit de faire son entrée dans la pièce.

“Oh putain! Bordel! Marlène! Ne fais pas ça!” hurle-t-il en regardant sa fille se lancer sur Vincent... oui, encore une fois.

Barret se retrouve à côté de nous la seconde d'après, et écarte Marlène de Vincent.

“Bon alors, qu'est-ce que je t'ai dit à propos de Valentine, Marlène? ” siffle Barret dans son oreille.

“De ne pas le toucher.” Répond-t-elle.

Barret reporte son attention sur nous alors que Vincent le regarde bizarrement.

“Excuz' pour ça, Vince. Marlène est un peu trop excitée parfois.” Déclare-t-il.

“C'est bon, Barret. Apparemment, j'avais besoin d'une étreinte, et elle était contente de s'atteler à la tâche.”

Je ne peux pas expliquer l'expression dans les yeux de Barret, et c'est ce qui m'expédie finalement dans une crise de fou rire. J'étais parvenu à me retenir jusqu'à maintenant, mais bon sang, après ça... je ne peux tout simplement pas faire autrement. Vincent me lance un regard froid tandis que je m'appuie sur les accoudoirs du canapé pour rire.

“Et c'est agréable de voir que Cloud a finalement réappris à rire.” Il fait référence à un certain événement ultérieur dans son discours, et je le sais très bien.

Inutile de dire que j'ai brusquemment cessé de rire.

“Excuse-moi?” lui demandé-je en reprenant mon souffle.

“Et bien, avec les récents événements, c'est plaisant de voir que tu peux encore rire après toutes les plaisanteries dont tu as été l'objet.”

Je déglutis ; c'était vraiment bas comme insulte, vieux pote.

“Ca me fait plaisir de voir que tu n'es pas encore tombé dans une profonde dépression.” Déclare Vincent avec calme, détachement et sang froid.

Bon sang... Je ne sais pas quoi répondre à ça.

“Tout à fait, mec, absolument.” Répond Barret tandis que Marlène hoche la tête énergétiquement.

“Quoi...? Est-ce que vous essayez de me dire que vous n'avez pas confiance en moi?” demandé-je, douteux.

Vincent me regarde pendant un moment, “En grande partie... oui.”

Je demeure immobile, complètement déconcerté. Nom de Dieu! J'ai sauvé le monde les gars!

“Comment peut-on croire en quelqu'un qui ne croit même pas en lui-même?”

Oh... c'était dur... c'était dur et bas.

“pardon, quoi?” demandé-je. “Je ne crois pas en moi-même? Et quoi encore, je dois vous le prouver maintenant?”

“S'il-te-plait.” m'incite Vincent d'un mouvement de tête.

Je l'étudie pendant un moment, “D'accord. Je vais le faire.”

Je devrais réellement penser à ce que je vais dire avant de VRAIMENT le dire... C'est vraiment une chose à envisager.

“D'accord. Si tu crois en toi, ça ne te posera aucun problème de dire à Tifa que tu l'aimes.”

Ma mâchoire tombe. Je peux normalement empêcher ça d'arriver... mais bordel ! Et je ne vais même pas essayer de regarder Barret pour aggraver mon cas.

Et comment est-ce qu'il sait ça, bon sang? Les seules personnes à qui je l'ai dit sont Cid et cette stupide ninja-...

Putain.

# Posté le samedi 21 avril 2007 05:57

Modifié le samedi 21 avril 2007 06:07