Chap 42 DoBM: Notre Façon d'Etre

Chap 42 DoBM: Notre Façon d'Etre
Diaries of a Broken Man (VO chapitre 42)

Chapitre 42: Notre Façon d'Etre

Tic...tic...tic....

Stupide oeil.

Je jette de nouveau un coup d'oeil à ma montre...7:02...Ca indiquait la même chose la dernière fois que j'ai regardé! Ils sont en retard ! Que s'est-t-il passé ?! Pourquoi ne sont-ils pas là? Pourquoi?!

Tic.

Relax mec, reste calme, Strife.

Tic.

Et si ma montre était cassée? Et s'il était huit heures en réalité ? Et si mon plan ne marchait pas ? Et si-
...oh, l'horloge sur le mur indique 7:00... peut-être que je suis juste... un chouilla paranoïaque, là.

Le serveur m'observe d'un air sceptique.

Pas de gâteau. Je lui ai dit qu'on prendrait des glaces pour le dessert.

...si jamais elle se montre.

...tic.

Rah! Zut!
Je résiste à l'envie de me mettre une claque. Non mais sérieusement. Ma main forme un poing serré sur la table, et j'attends simplement que mon oeil tique encore une fois pour me frapper moi-même.
...allez crétin d'oeil, Fais-le si tu l'oses.

Tic.

“M. Strife.”

Je lève les yeux; n'interromps pas ma guerre contre mon oeil... imbécile.

C'est le serveur.

Je n'aime pas beaucoup les serveurs.

“Oui?”

“Elle est arrivée.”

Tic.

D'accord, je ne me suis pas frappé cette fois, et je ne peux pas le faire maintenant parce que je dois faire bonne impression à Tifa. Je jette un coup d'½il autour de la pièce. C'est un restaurant sympa, avec des bougies sur des tables recouvertes de nappes rose pêche. Un petit vase de roses blanches est posé en leur centre, et sur les chaises sont disposés de petits cousins roses.

Les murs sont lourdement drapés; il n'y a personne d'autres ici. J'ai loué la salle pour la soirée, donc on devrait être tranquilles.

Et ça s'est révélé être un vrai challenge je dois dire ... mais ça valait le coup, pour elle.

Je jette un regard vers le couloir d'entrée, puis tripote nerveusement ma serviette avant de lever les yeux.
Alors j'ouvre la bouche et laisse glisser ma serviette... heureusement que je n'ai pas décidé de boire une gorgée d'eau à la place.

... Il est totalement impossible de dire que c'est sexy et conservateur. Vraiment totalement impossible. Yuffie a menti.

Elle jette un coup d'oeil circulaire à la pièce, impressionnée, ses yeux ne se posant pas encore sur moi. Pour quelqu'un qui clamait que Tifa avait les yeux marrons, Yuffie a merveilleusement bien choisi une couleur faite pour Tifa.

Evidemment à ce moment-là, la couleur est la dernière chose que j'ai à l'esprit.

Le haut de sa robe est un dos nu, et le bas déferle sur ses genoux, comme...je dirais... je dirais que ce sont comme différents niveaux de tissus qui ondulent à chaque petit mouvement de hanches qu'elle fait.

...wow.

Ses cheveux sont à moitié relevés; certaines de ses mèches sont tirées en arrière par une barrette surmontée d'une rose rouge, et le reste, joliment ondulé, tombe sur ses épaules et dans son dos en encadrant son visage. Elle porte des talons d'aspect dangereux assortis à sa robe, et j'espère que ses pieds ont guéri.

Elle porte également le collier de perles que je lui aie offert.

Et c'est à ce moment-là que je lève les yeux et réalise qu'elle me regarde avec ce léger sourire qui éclaire son visage, et elle cligne des yeux rapidement lorsqu'elle croise mon regard, étouffe un petit rire.

Elle descend délicatement les marches, et je me lève alors qu'elle traverse la salle. Elle rit encore doucement, tourne sur elle-même en faisant voler sa robe comme une fleur ouverte.

“Qu'est-ce que tu en penses?” me demande-t-elle alors que ses cheveux lui retombent sur les épaules.
Je crois que je suis bouche bée car je la vois rougir et éviter mon regard, tout en remettant des mèches de cheveux derrière ses oreilles. Ses ongles sont également faits. Rouge et délicatement incurvés.

...Je crois que le serveur vient juste de ricaner devant à ma stupidité.

“Parfaite,” répondé-je finalement, et elle rayonne tandis que je la rejoins et place un léger baiser sur sa joue.
Elle rit encore lorsque je tire sa chaise et l'invite à s'y asseoir, avant de le faire moi-même. Ok, attitude de gentleman... points bonus.

Tifa prend le menu avec précaution, l'ouvre au hasard, “J'ai trouvé ça bizarre lorsque j'ai reçu une lettre anonyme me disant de monter dans la limousine qui arriverait à 6h30 précise.”

Je rougis, zut... c'est vrai, j'ai maintenant une dette envers Reeve.

...et envers Yuffie pour avoir choisi la robe...Barret pour avoir pris les enfants...Shera pour m'avoir donné des conseils ... Et Vincent pour s'être occupé des réservations.

Oui, Vincent. Apparemment, il était un véritable chef lorsqu'il faisait parti des Turks. Son nom est encore célèbre dans les cuisines.

...Vincent...le chef...hé.

“Cependant, c'était encore plus étrange d'ouvrir le colis pour y trouver une robe flambant neuve et des chaussures. Inutile de dire que j'étais assez flattée, et que je ne pouvais pas laisser passer une telle opportunité.”

Je cligne des yeux, “Et si ça n'avait pas été moi?”

Elle soupire, les yeux parcourant rapidement le menu, “Je suppose que le dîner aurait été gênant.”

Je crois que ma mâchoire vient de heurter le sol, “Tu–

“Enfin je veux dire, J'aurais été obligée d'appeler un taxi et tout le reste si j'avais décliné, et je suis sûre que le gentleman m'aurait ramenée à la maison–

“Et si c'était un étranger–

“Sans oublier le fait que j'en aurais tiré un repas gratuit, peut-être même un numéro de téléphone,” son visage est maintenant caché derrière le menu.

Je ferme la bouche et plisse les yeux, “Et bien, je suppose que c'est tant mieux alors. Je suis justement là pour te le présenter.”

Son menu vient frapper contre la table et elle me regarde avec de grands yeux choqués. En voyant mon visage, elle regagne son calme apparent et prend une gorgée de boisson.

“Et bien, je suis ravie d'avoir ta permission.”

“Bien entendu,” répondé-je.

“Y'a t-il autre chose qu'il faudrait que je sache?”

“Y'a t-il quelque chose qu'il faudrait que je sache?”

Les commissures de ses lèvres se soulèvent légèrement et ses sourcils se haussent au défi, "Bien, je suppose que c'est tant mieux. Tu devenais un peu ennuyeux.”

“En-ennuyeux?”

“Mm hmm,” elle fait signe au serveur qu'elle est prête.

“Comment tu peux me dire que je suis ennuyeux, franchement?”

Tifa hausse les épaules, “Je prendrais les crevettes Alfredo s'il-vous-plaît.”

Le serveur sort son calepin, “Et pour vous Monsieur?”

“Poulet Parmesan.”

Le serveur reprend les menus et se retire dans les cuisines.

“Je n'arrive pas à croire que tu aies fait ça,” déclaré-je.

“Quoi?” me demande-t-elle, incrédule.

“Essayer de m'embrouiller. Je vois bien le tableau. J'ai passé tous les obstacles pour parvenir à monter ça, et tu n'a vraiment aucune idée–

“Y'a –t-il un rapport avec des désodorisants, de la sauce tomate et mon mixeur ?”

Ma mâchoire s'affaisse, réellement cette fois, “comment?”

Elle sourit, “J'ai trouvé leurs masques à gaz, et ils m'ont tout avoué après que j'ai menacé d'appeler Yuffie pour lui dire qu'ils avaient vendu la recette de sa bombe puante à des journalistes locaux.”

“Ingénieux.”

Elle hausse une épaule légèrement, “J'essaie.”

“C'est bon de savoir que tu fais l'effort.”

Elle sourit encore.

Et le diner s'est déroulé comme cela, ponctué de conversations légères à propos des enfants, de nos amis, et bien sûr, de nos métiers.

C'était étrange, vraiment, je ne pouvais pas me rappeler à quand remontait la dernière fois que nous nous étions assis tous les deux pour juste discuter. Pas d'enfants, pas de parasites (autrement connus sous les noms de Yuffie et Cid), pas d'amis, juste nous...

Et cet ennuyeux serveur.

Idiot.

J'essaie de me rappeler comment j'ai pu devenir aussi chanceux. Je veux dire, comment est-ce qu'un homme comme moi a-t-il pu finir avec une femme comme elle ? Pourquoi est-ce qu'elle reste avec moi ?
Elle me parle de quelque chose que Denzel a fait, un léger rire vient moduler sa voix, elle jette un regard autour de la pièce ; elle boit un gorgée d'eau.

Parce qu'elle t'aime, me répond un écho dans ma tête. Et c'est ma voix, mais en même temps, ce n'est pas ma voix.

C'est étrange, parce que ça fait un moment que je sais qu'elle m'aime, mais à la regarder maintenant... c'est tellement irréel, ce n'est même pas possible, mais c'est vrai.

Et j'écoute ce qu'elle me dit, mais je sais aussi dans un coin de ma tête que je suis en train de perdre complètement le fil. Je ne peux rien y faire, je ne peux rien faire d'autre que de la regarder. Elle est magnifique. Elle est la femme que j'aime. Elle est la femme avec qui je veux vivre, et aussi... me marier.

Je veux vivre avec elle, et je veux mourir avec elle.

Le serveur vient alors casser l'image parfaite en face de moi en venant emporter les assiettes vides. C'est alors que la paix s'est brisée.

“–gâteau.”

Je cligne violemment des yeux, “Qu'est-ce que tu as dit?” demandé-je rapidement.

Elle me regarde, surprise, “Je commande une part de gâteau.”

...oh...

“Oh.”

...gâteau.

Horreur.

Elle me lance un sourire amusé, “Ne me dis pas que–

“non je ne suis pas inquiet, ni effrayé.”

Elle éclate de rire, et ses boucles d'oreilles se balancent d'avant en arrière en même temps que sa tête, “Tu l'es,” me dit-elle d'une voix teintée d'amusement.

“Non.”

“Bien sûr, Cloud.”

Je serre les dents, “Non, je ne lui suis pas du tout.”

Elle rit encore tandis que le serveur revient avec le gâteau et pose une assiette devant chacun d'entre nous. Tifa en prend une bouchée avant de me regarder, incrédule, “Tu ne l'es pas, hein?”

C'est vrai, il s'est posé sans encombre, mais si je plantais ma fourchette dedans et que ça explosait?

Je lève lentement ma fourchette, coupe un morceau, et le porte à ma bouche.

Hmm, pas mauvais.

“Tu vois, tu peux le faire gros bébé,” me taquine-t-elle.

“Excuse-moi, quoi? Tu as parlé de culottes volantes?”

Son visage s'empourpre, “Cloud!” Elle me lance sa serviette par-dessus la table et je l'attrape aisément.

“Calme, calme, on est en public.”

Mais ça ne l'empêche pas de me tirer la langue.

“M. Strife,” interrompt le serveur.

Rah, qu'est-ce qu'il veut le crétin?

“Oui?”

“Voulez-vous...?”

Oh, c'est vrai.

Je hoche une fois la tête tandis que la confusion s'installe dans les yeux de Tifa. Le serveur, quant à lui, s'est déplacé jusqu'au fond de la salle.

“Cloud...?”

Les lumières s'éteignent, et Tifa laisse échapper un petit cri de surprise. Elle regarde furtivement autour d'elle, à la faible lueur offerte par la bougie.

Je me lève tout en tendant la main, “Viens.”

Elle me regarde avec méfiance avant de prendre ma main et de se lever doucement. C'est à ce moment-là que les rideaux glissent le long du mur du fond, attirant l'attention de Tifa qui se tourne rapidement, lâche ma main. Elle se dirige vers le fond et je la suis, bien plus lentement, les mains dans les poches.

Elle a un mouvement de surprise lorsque les rideaux cessent de glisser pour remuer légèrement au clair de lune. Le mur et le plafond étaient entièrement faits de verre, offrant une vue surréaliste du crépuscule sur le désert : une aura orangée brouillant l'horizon venant s'opposer à des étoiles brillant dans un ciel d'encre.

Elle se dirige rapidement vers le mur, trouve la porte, et je la suis une fois encore, à quelques pas derrière elle. Elle pousse la porte, a un mouvement de recul lorsque l'air frais du désert nocturne vient la frôler ; Elle s'avance sur le balcon et tourne lentement sur elle-même, les yeux rivés sur le ciel.

Même si Edge est loin d'être aussi grand que Midgar, la nuit, les lumières de la ville ternissent celles des étoiles ; mais ici, de ce côté de la colline, sur ce balcon, c'est parfait. Et je peux voir dans ses yeux les étoiles et la lune tandis que les derniers rayons du soleil disparaissent finalement en plongeant le désert dans l'obscurité.

Elle atteint finalement la rambarde, s'appuie et se penche un peu par-dessus, la tête légèrement renversée en arrière, “Je ne m'étais pas rendue compte que nous étions aussi hauts...” dit-elle dans un souffle.

Je vais me placer derrière elle, les mains encore dans les poches, la tête aussi renversée en arrière. J'ai peur que si je les retire, elles ne trahissent à quel point je suis nerveux.

Théoriquement, ça aurait été le moment parfait pour lui demander... mais je me demande, est-ce qu'on ne pourrait pas rester comme ça encore un peu ? Est-ce qu'on a besoin de ce titre maintenant ? Mariés, fiancés, amants, amis; est-ce qu'on a vraiment besoin d'une étiquette? Est-ce qu'on ne peut pas être tout cela à la fois? La seule chose qui compte, c'est que nous nous aimions, n'est-ce pas ?

Je suis arraché à mes pensées lorsque sa tête vient se cogner contre mon torse et que ses bras s'enroulent fermement autour de mes hanches. Je cligne des yeux, surpris.

“Ne me quitte jamais, d'accord? Tu es parfait comme tu es... tu es tout ce dont j'ai besoin... alors ne me quitte jamais,” murmure-t-elle contre mon torse.

Je sens mes mains sortir d'elles-mêmes de mes poches, et mes bras s'enroulent autour d'elle, “Ca n'arrivera pas aussi longtemps que tu ne me quitteras pas.”
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Nous sommes rentrés à la maison aux alentours de minuit; la maison était sombre et tranquille, sans aucun signe de bombe puante potentiel.

“Où sont les enfants?” murmure doucement Tifa en posant son sac sur le comptoir.

“Barret les garde pour la nuit.”

Tifa me fixe avec des yeux ronds, “Barret était au courant de tout ça?”

“Ouaip; de même que Yuffie, Vincent, Reeve, Cid et Shera.”

Elle pose les poings sur ses hanches, “Et j'ai réussi à ne pas m'en apercevoir?”

Je hausse légèrement les épaules, “Apparemment.”

Elle plisse les yeux, “Les enfants ne le savaient pas.”

Je lève les mains, vaincu, “Les enfants ne savaient pas... jusqu'à ce qu'ils m'attaquent à coup de bombe puante.”

Elle rit.

“Considère ça comme ma revanche pour le kilt,” dis-je.

Elle lève un sourcil, “C'est une revanche, ça? Et bah si c'est le cas, je devrais sortir t'acheter toute une garde robe.”

Ma bouche s'entrouvre, “Je voulais dire, par rapport au fait que ce soit secret–

“On pourrait partager nos vêtements! Par contre,” elle pose un doigt sur sa joue, “je ne sais pas si le rouge t'irait bien. Je pense simplement que ce n'est pas ta couleur.”

“Ce n'est pas ce que je voulais dire–

“Oh, et on pourrait avoir de magnifiques chaussures! Juste partager une armoire, tu sais. Je suis sûre qu'il y a pleins de robes et d'accessoires chocobo pour aller avec tes– hey!”

Ca semble... vaguement familier, Tifa en talons lancée par-dessus mon épaule et ses poings frappant contre mon dos.

“Repose-moi espèce de cuistre!”

“Non.”

“Cloud!”

Je lui enfonce un doigt dans les hanches et elle laisse échapper un cri aigu en balançant les jambes dans tous les sens.

Elle tente de reprendre sa respiration entre deux rires, “Cloud... ne...ne fais pas ça-a-a-a ! Cloud ! Arrête !” Elle me cogne le dos tout en me réprimandant.

Elle est chatouilleuse... c'est bon à savoir.

Je fais un tour sur moi-même malgré ses protestations, et une de ses chaussures s'envole. Elle crie encore tandis que je fais un tour de plus, et mon talon se prend dans le parquet, et nous tombons en arrière.

Lorsque nous touchons le sol, j'ai le souffle coupé par le coude de Tifa planté dans mon ventre. Mais elle rit de façon hystérique et roule de mon ventre pour s'affaisser sur le sol. Elle a bien de la chance, ce n'est pas elle qui a amorti le coup.

Tandis que je reprends ma respiration, Je me soulève sur un coude et pose ma tête dans ma main pour regarder Tifa rire encore plus fort; de petites larmes se forment au coin de ses yeux à force de rire tellement fort. Elle sourit beaucoup d'habitude, et elle rit, mais il est rare de la voir rire autant.

Je sens un large sourire fendre mon visage, et je trouve ça étrange, de n'avoir à s'occuper de rien. Je m'attends encore à ce que quelqu'un surgisse et gâche ce moment, refaisant de cette nuit une routine, malgré le fait qu'ils sachent tous très bien que cette nuit est pour nous.

Malgré tout, cela ne les arrêterait probablement pas, selon les circonstances.

Tifa s'est maintenant relevée, a retiré son autre chaussure et à retrouvé l'autre. Elle se tient là, ses chaussures pendant au bout de ses doigts, une main sur les hanches, un petit éclat dans le regard.

“Je vais me changer, je suis épuisée.”

Je lui lance une nouvelle fois un grand sourire, “Ouaip.”

“Oui, c'était...une danse sympa,” Elle se retourne et s'éloigne.

Nous avions dansé, après nous être promis que nous ne nous quitterions pas. Sans musique, mais avec le paysage que nous avions, je crois que nous n'avions même pas besoin de ça.

Je l'ai fait tourner deux ou trois fois, juste parce qu'elle voulait voir sa robe voler.

Je soupire, puis saute sur mes pieds avant de m'étirer les bras. C'était une longue nuit... enfin, une longue journée. Je veux dire, vous avez-vu tout ce que j'ai dû endurer pour en arriver là?

Bombe puante du ninja volant... franchement, qui aurait pu prévoir ça ?

Je monte à l'étage pour me mettre en pyjama. Ma chemise traîne sur le sol, mon pantalon forme un tas, et j'en étais déjà à enfiler mon pantalon de pyjama bleu lorsqu'elle a fait son entrée.

Elle n'a pas frappé, et je me retourne rapidement, surpris, et trébuche presque sur mes chaussures que j'ai laissé traîner au milieu de la chambre.

Elle sourit légèrement, ses cheveux lâchés sur ses épaules, sa peau pâle au clair de lune. Elle a retiré son maquillage, et a opté pour un pantalon en soie et un débardeur.

Je cligne des yeux et jette un coup d'oeil de gauche à droite avant de rencontrer à nouveau son regard, “Quoi?”
Elle sourit encore avec douceur, “Je... Je n'arrive toujours pas à croire que tu aies fait tout ça...”

Mes yeux s'adoucissent un peu, “Et bien... on n'a pas l'occasion de sortir souvent... alors lorsqu'on le fait, il faut que ce soit spécial.”

Son sourire s'élargit, “Merci.”

“Je t'en prie. Je veux dire, c'était pour nous deux,” déclaré-je.

Elle penche légèrement la tête sur le côté, le sourire encore présent sur son visage.

“...Quoi?”

“...Je ne comprends simplement pas... comment tu as pu faire tout ça, je veux dire, Cloud ça n'a sûrement pas été facile pour toi de mettre en place tout ça–

“Je t'aime,” Et c'est aussi simple que ça.

Elle bafouille, prise au dépourvu.

“Je n'ai pas besoin d'autre raison. Je ferai ce que je peux pour toi”, je hausse les épaules, “Tout ce que je peux.”
Elle sourit doucement; puis elle s'avance dans la faible lueur, se dresse sur la pointe des pieds , un sourire sur le visage, ferme les yeux, presse une main contre mon torse...et elle m'embrasse.

C'est à la fois sucré et piquant, le goût de son baume à lèvres à la pomme, l'odeur de cannelle de sa peau; ses cheveux qui coulent dans mes doigts comme de l'eau, tombant de ses épaules comme une cascade, et la légère pression de ses doigts le long de mes épaules.

Je la regarde durant un moment tandis qu'elle m'embrasse, les yeux grands ouverts, et je ne sais vraiment pas pourquoi je suis surpris. Je veux dire, je devrais au moins obtenir un baiser après tout ce que j'ai fait pour elle... Je veux dire, ce n'est certainement pas un très bon état d'esprit, mais je trouve que je mérite au moins un baiser, sinon plus. J'en mérite plusieurs.

Et je pense qu'elle le sait. Elle m'attire vers elle, et mes mains trouvent finalement ses hanches, une fois le choc initial passé. Je ne comprends toujours pas pourquoi je suis aussi choqué.

Au bout d'un moment, nous avons tangué jusqu'à mon lit, sommes tombés dessus ; et elle rit au-dessous de moi, d'un rire étouffé contre mes lèvres. Je glisse mes doigts le long de ses hanches d'un geste flou, la faisant rire une nouvelle fois et se crisper dans mon étreinte. J'arrête doucement mes doigts , prends ses hanches entre mes paumes et mes pouces, et les laisse là tandis que je dépose des baisers sur sa mâchoire.
C'est lent et lucide, la façon dont nous nous mouvons, à notre propre rythme; la façon dont chacun de nos mouvements est en rythme, la façon dont nous semblons être réglés l'un sur l'autre.

De délicats baisers longeant sa clavicule tandis que son débardeur touche le sol; de petits pincements le long de son cou alors que mes pouces se glissent sous les bords de sa culotte, tirant vers le bas. Elle gronde un peu en se battant avec les boutons de mon pantalon; gémit légèrement lorsque le clip est défait derrière son dos.

Et c'est à ce moment-là, lorsqu'elle est pressée sous moi, et que mes doigts s'attardent au bord d'un royaume inexploré, que je m'y attends.

C'est son signal, celui qui nous sépare toujours. Cette petite pression de sa paume contre le côté gauche de mon torse ; une pression juste assez forte pour m'arrêter, pour me dire pas encore, et pour que je coopère.
...mais... mais il ne vient pas, et c'est moi qui brise le baiser et me recule rapidement, clignant des yeux, surpris.
Elle ouvre les yeux, lève son regard vers moi, vers où je suis agenouillé, d'où je la regarde.

Et nous ne faisons que nous regarder durant un moment, un moment de silence complet.

Et elle cligne des yeux. Sourit légèrement. Et je fronce les sourcils, encore un peu incertain.

Sa main s'enroule lentement autour de mon poignet, ses doigts caressent le dos de ma main avec douceur, et je comprends.

Je me penche pour l'embrasser délicatement, doucement.

Et elle fut tout ce que je su.


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Bonjour tout le monde! Ca fait très très longtemps..! o.O Comme vous vous en êtes sûrement doutés,ce blog ne vit plus que de temps à autre, les mises à jours ne sont certainement pas aussi nombreuses qu'avant! Je dois avouer que ma passion s'est un peu calmée, même si j'ai toujours un énorme penchant pour le couple de Cloud et Tifa ^^ J'accuse le manque de temps qui porte l'esprit sur autre chose.

Cependant, des personnes viennent encore voir mon blog et me demander de le mettre à jour, de ne pas laisser en plan la traduction d'une fic qu'ils prennent plaisir à lire ^^ tout cela m'a beaucoup encouragée, et j'ai au moins voulu traduire ce chapitre qui, pour moi, "boucle la boucle". Je veux dire par là que bien que les chapitres suivants soient également très intéressants, je trouve que celui-ci est le point culminant de l'histoire. C'est pourquoi je risque de m'arrêter ici pour la traduction. =(

Cependant je vous invite fortement à lire la suite en anglais si vous êtes passionnés (et que les récalcitrants ne soient pas rebutés par la langue, ce n'est pas si difficile et vous serez bien contents quand vous y arriverez ^^)!!

Sur ce, merci énoooormément à tous d'avoir suivi cette fic, ce fut vraiment un très grand plaisir de la traduire!!!!!

MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI

# Posté le samedi 14 juin 2008 18:35