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chap 16 DoBM: Combien Sera Suffisant?

chap 16 DoBM: Combien Sera Suffisant?
Diaries of a Broken Man(VO chapitre 16)

Chapitre16 : Combien sera suffisant?

Je suis rentré tard ce soir encore. Je suis parti pour une autre longue livraison, durant au moins une semaine. Je déteste ces trajets. Je déteste être loin de Tifa et des enfants pendant si longtemps, mais ils paient bien, et ça aide toujours.

Je n'ai pas été aussi fatigué depuis longtemps. Je crois qu'il est temps de prendre une autre journée de congé.

Je fronce les sourcils en entrant, Tifa n'est nulle part en vue. Bien sûr, je n'aime pas la voir attendre et s'endormir sur le canapé, ce n'est pas bon pour elle mais pourtant...elle est normalement là. Je hausse les épaules ; elle est probablement allée se coucher tôt. Je fais un tour chez les enfants d'abord : ils dorment tous les deux paisiblement.

Je vais prendre une douche, me lavant des fumées de gaz, saleté, et une collection de diverses souillures inconnues.

Le coin de ma bouche se soulève alors que je réchauffe mon souper, je suis content de ravoir la cuisine de Tifa. J'ai reçu quelques repas des gens auxquels j'ai livré. Ils pâlissaient même en comparaison des repas empaquetés de Tifa, qui étaient vieux de plusieurs jours et un peu rassis. Après avoir avalé mon souper, je me rends en haut, rassasié et propre, prêt à aller me coucher. Je m'arrête devant la porte de Tifa, cependant. Je dois aller vérifier.

Ouvrant doucement, je jette un coup d'½il à l'intérieur.

Elle n'est pas là.

Oh...oh non...

Je me rue dans ma chambre.

Pas ici.

Mon coeur bat précipitamment dans ma poitrine, et mes yeux scannent la pièce, cherchant le moindre signe d'elle. Je me précipite à nouveau dans sa chambre, et c'est là que je remarque la fenêtre ouverte. Marchant rapidement jusqu'à elle, je me penche dehors. Je remarque le conduit de canalisation sur la gauche, et en levant les yeux, j'aperçois le coin d'un tissu qui pend du toit. Je me bascule doucement au-dehors, prenant appui sur mes pieds, utilisant le conduit pour grimper. Je soupire de soulagement.

Elle a étalé une couverture sur le toit, et s'est endormie en regardant les étoiles. Je me penche au-dessus d'elle, l'observant. Elle est éblouissante.

Elle a roulé sur le côté dans son sommeil, et je me glisse doucement sur le toit, balayant ses cheveux de son visage. Je la regarde.

Je peux deviner qu'elle est en train de rêver, ses yeux roulant derrière ses paupières. Je fronce légèrement les sourcils, regardant ses poings se serrer, sa jambe se plier, et elle enfonce ses ongles dans ses paumes. Une larme s'échappe de ses yeux clos, et je me sens terrible. Elle est en train de faire un cauchemar.

Je la roule vers moi et la prend dans mes bras, elle ne se réveille pas. Elle semble se calmer, ses poings se desserrent, ses yeux se reposant maintenant. Elle blottit son nez contre ma poitrine et souffle doucement un mot.

“Cloud.”

C'est tellement doux que je doute pendant une seconde de l'avoir réellement entendu. Elle lâche un soupir satisfait, sombrant plus profondément dans son sommeil. C'est à ce moment-là que je me souviens du baiser que nous avons partagé le matin après la St Valentin.

J'avais tellement été choqué que je n'avais même pas considéré ce que je ressentais. C'était juste assez de l'embrasser. Peu importe que mes lèvres aient brûlé le restant de la journée, leurs commissures se soulevant à chaque instant. Peu importe le fait que le battement de mon c½ur semblait sautiller, gambader et s'arrêter tout à la fois. Peu importe la chaleur qui s'étendait dans ma poitrine, allumant tous mes sens en feu et les menant dans une nouvelle sensation de confort. Chaque minuscule bruit que j'entendais, et qu'en même temps je n'entendais pas. J'étais perdu dans ses lèvres, il y avait seulement elle et moi, et pourtant, je savais tout ce qui se passait autour de moi. Je pouvais entendre le robinet couler, je pouvais entendre les voitures passer dehors, des enfants rire, un chiant aboyer, et pourtant, je n'avais pas de réelles perceptions d'eux. Seulement moi, et une autre chose qui existait. La personne la plus importante pour moi existait avec moi. Dans ce seul, unique moment, c'était suffisant.

Bien sûr, c'est suffisant maintenant, pensé-je tandis que je me penche, l'embrassant à la tempe, puis à l'oreille, sur la joue et finalement, sur son cou. Elle souffle dans mon épaule, se blottissant encore plus profondément dans mes bras. Je sens mes joues qui s'embrasent, et de la chaleur envahit mon corps.

Oui, c'est suffisant maintenant, de juste la tenir tandis qu'elle dort, de faire s'évanouir ses cauchemars, de la protéger alors qu'elle rêve.

Je sais que je serai toujours heureux de faire ses choses, que ces petits gestes peuvent m'apporter le bonheur. Je ne les considérerai jamais comme acquis, et jamais plus ne la prendrai-je pour acquise encore.

Je crois que ce que j'essaie de dire, c'est combien de temps y'a-t-il jusqu'à ce que cela cesse d'être suffisant ? Encore combien de temps avant que je ne veuille plus ? Avant que j'aie besoin de plus ?

Ceci, là maintenant, ceci ne sera plus satisfaisant bientôt. J'aurai besoin de plus...Je sais ça, Je vais devoir avoir plus, jusqu'à ce que ce soit assez. Et pourtant, la plus grande question doit encore être résolue, sans parler d'être posée.

De combien aurai-je besoin ?

Et combien sera suffisant?

# Posté le dimanche 03 décembre 2006 09:03

Modifié le lundi 04 décembre 2006 16:13

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