chap14 DoBM: Opération Repousse

chap14 DoBM: Opération Repousse
Diaries of a Broken Man (VO chapitre 14)

Chapitre 14: Opération Repousse

Je ne peux pas croire ma chance. Je vais vraiment rentrer à la maison tôt pour une fois. Il est seulement sept heures. Je gare Fenrir, et je me tourne vers le Seventh Heaven. Je remarque alors quelque chose d'inhabituel.

Le bar est fermé.

Je chancelle, une vague de peur naissant au fond de mon estomac. Tifa était retournée chez le docteur quelques jours auparavant, elle avait l'air déprimée en rentrant, mais elle allait mieux...elle n'est pas encore malade, si ? Est-ce que quelque chose est arrivé ?

Ou est-ce l'un des enfants?

Je secoue la tête, essayant de chasser ce sentiment. Quelqu'un aurait appelé si quelque chose était arrivé.

Mes efforts pour calmer ma peur ne marchent pas, et je dévérouille rapidement la porte, verrou mort inclus (haha! Prend ça démon!).
Ce que je trouve me choque..

Denzel et Marlene sont entrain de faire le ménage, et je dis bien le ménage.

Marlene tente de balayer, mais le balai est trop grand pour elle.

Denzel apporte dans la pièce des couvertures et des coussins, objets qu'il vient juste de dépoussiérer. Il y a un peu de suie dans ses cheveux et des marques noirs rayent son visage, signes qu'il vient de nettoyer la cheminée.

Je ne peux pas me rappeler de la dernière fois qu'ils ont fait ça..

Oh attends, si je peux...c'était la fois où ils ont mis leur nouvelle amie Henrietta la souris et ses deux bébés dans e lit de Tifa...oui...je me souviens de celle- là. Quel cri...

Mais retour au présent,

“Qu'est-ce que vous avez fait?” Même moi, maître de la dissimulation d'émotion, ne peut pas empêcher le ton incrédule de percer dans ma voix.

Marlene et Denzel lève le regard, leurs deux gros yeux criant 'sauve-nous'.

« SI VOUS DITES UN MOT... »

Oula...Je devrais juste tourner le dos maintenant et m'enfuir.

Tifa est en train de descendre les marches, les bras croisés, et respirant pratiquement de colère, humiliation et autres émotions négatives. Ils éradient d'elle comme une bulle d'émotions malformée.

Je fléchis.

“Ils ne peuvent rien dire, alors ne leur parle pas.”

“Teef...” j'essaie de la calmer.

“NON! Pas de Teef, pas aujourd'hui...Ils sont punis pour leurs crimes. Je n'écouterai pas !”

Et sur ce, elle se retourne et déambule vers les escaliers, la tête haute.

Après avoir entendu la port claquer, je me dirige vers les enfants, et un petit sourire se forme sur leur visage. Ils se ruent vers moi, lâchant discrètement balai et couvertures.

“...comment...”murmuré-je.

“On essayait juste de faire partir l'homme ennuyant...” déclare Marlène, la voix basse.

Je lève un en sourcil en question.

“Il n'arrêtait pas de lui demander des choses...”

“Des choses?”

“Oui, des choses...comme, qu'est-c' tu fais Samedi soir, chérie?” Denzel fait une grimace.

Je sens mes joues chauffer de colère,“Quelqu'un lui a demandé ça?”

Denzel secoue sa tête furieusement.

“Mais on ne veut la voir sortir avec personne d'autre que toi, Cloud...” déclare Marlène de but en blanc.

Maintenant, mon visage est embrasé d'embarras.

“Mais pourtant...elle devrait être contente que vous essayiez de la tirer d'un rendez-vous, non ?” murmuré-je.

“Et bien...” commence Denzel.

Je prends mon visage dans mes mains, “Qu'est-ce que vous avez fait?”

“Et bien...nous somme allez dans la salle du linge pour prendre des choses.”

“Comme quoi?”

“Attends juste...euh...on est revenu avc un panier de linges, et on l'avait couvert avec un drap...et...euh...et bien, on a dit, si tu veux voir les sous-machins de Tifa-

“WHOA...”Je dois retenir ma voix.

“Pourquoi avez-vous pensé...qu'il voulait...” Je me racle la gorge.

“Tu te souviens de cette fois-là où tu as dû acheter une nouvelle porte?” commence Denzel.

“A cause de ce gars? Tu sais Tifa l'a envoyé voler par la porte après l'avoir cogné avec une chaise...”

“Ohhh oui, celui-...” je frisonne.

“Oui, celui-là...et bien, c'est ce qu'il lui avait demandé, donc on a supposé que c'était peut-être ce que lui demandait ce gars...” dit Marlene.

“Donc...?”

“Donc...on lui a dit que c'était la seule façon de les voir.” déclare Denzel.

Oh...non... “Qu'y avait-il dans le panier?”

“Et bien...c'était un des trucs pour fille de Tifa, et tu sais à quel point ça fait de bon lance-pierres ?” demande Denzel.

Je m'étrangle...ils ont utilisés...Le soutien-gorge de Tifa...comme un lance-pierre?

“Quelles étaient les munitions ?” Est-ce que ma voix vient juste de couiner?

“Euh...” Les yeux de Marlène se dirigent dans un coin.

C'est alors que je le vois, le panier rempli de lingerie. Je me surprends en train de rougir à son contenu. Les culottes de Tifa ont été roulées en boules, et je n'ai plus aucun doute dans mon esprit de ce qu'ils ont utilisé comme munitions.

“J'arrive pas à croire que vous ayez fait ça...et vous avez survécus...et laissez-moi éclairer un point...vous avez fait ça alors que le bar était ouvert?” demandé-je.

“Il était régulier, Cloud! Il demandait tout le temps! Et après tout ça, il n'est jamais, jamais revenu.”

“Mais est-ce que vous deviez vraiment faire ça? Je veux dire, c'est Tifa que vous avez embarrassée, là.”

“Fais-nous confiance, Cloud, c'était le plan Z de notre opération.”

“Opération, quelle opération?”

Denzel se penche en avant, mais c'est alors que les pas de Tifa se font entendre dans les escaliers. Les visages de Denzel et de Marlène deviennent pâles alors qu'ils la voient descendre.

“Dans la chambre, maintenant.”

Et les deux s'enfuient, s'éclipsant timidement loin d'elle.

Tifa rencontre mon regard, et je sais qu'elle a tout écouté.

Je sais qu'elle veut que je dise quelque chose, mais qu'est-ce que je suis sensé dire? Je suis effrayé de ce regard qu'elle me lance, mais même! Comment étais-je supposé être préparé pour le jour où Denzel et Marlène attaqueraient un client avec des culottes volantes ?

“Alors...um...” Je sens mon visage s'embraser.

“C'était opération repousse si tu veux savoir.” annonce-t-elle.

Je traverse la pièce, sentant le coin de ma bouche se soulever.

“Cloud Strife.” déclare Tifa comme un avertissement tandis que je m'approche.

Je fais alors la seule chose à laquelle je peux penser.

Je l'embrasse.

Je brise le baiser, sachant que je l'ai prise par surprise, et me penche vers son oreille.

“Rappelle-moi de les remercier plus tard.” murmuré-je.

Je la vois sourire du coin de l'oeil et elle drape ses bras autour de mon cou.

“On va les remercier ensemble.”

# Posté le dimanche 03 décembre 2006 08:17

chap15: Une Victoire de Courte Durée

chap15: Une Victoire de Courte Durée
Diaries of a Broken Man(VO chapitre 15)

Chapitre 15: Une Victoire de Courte Durée

Alors nous les avons remercié, en tentant de cuisiner avec eux. Ce qu'elle cuisine ? Un gâteau.

Nous aurions tous du savoir que ça ne pouvait pas bien tourner.

...du tout...

Je n'ai moi-même jamais été le meilleur des cuisiniers, comme Denzel et Marlène me l'ont rappelé tant de fois. Tifa, cependant, et la reine de la cuisine. Je ne comprends pas comment elle fait. C'est arrivé à un niveau où elle ne prend même plus les mesures, elle ne fait que verser.

Ca avait l'habitude de me faire peur, avant que je ne réalise qu'elle savait ce qu'elle faisait.

Mais ceci...est plus effrayant.

En ce moment, Denzel tient un oeuf entre ses deux mains, Marlène est perchée précautionneusement sur un tabouret, battant la pâte. Denzel n'a aucune expérience quelle qu'elle soit en cuisine, mais Marlène en a un peu. Tifa est encore entrain de naviguer entre les deux, et je me demande furtivement si même la déesse de la cuisine Tifa peut s'occuper de ça.

Splat !

Nope, apparemment non.

Denzel a fait tomber l'oeuf. Il lève les yeux vers moi et Tifa, surpris.

“Denzel!”

Il marmonne boudeusement “Je pensais que ça ne se casserait pas avant que je ne le veuille"

Je sens ma bouche se crisper, par chance Denzel a les yeux baissés.
Tifa place une main sur son épaule, souriante.

“C'est bon, chéri.” Elle le prend par dessous les bras, et l'assoit sur le comptoir. Il est embarrassé, c'est un exploit qu'il sentait qu'il pouvait accomplir seul. Je vois Tifa lui sourire, mais quelque chose capture mon attention. On dirait qu'elle souffre, ses lèvres sont serrées. Je remarque une main sur son épaule.

C'est impossible qu'elle ait pu se faire mal en soulevant Denzel, n'est-ce pas ?

Mais elle est déjà ailleurs, agissant normalement. Je hausse les épaules mentalement, essayant de me convaincre que ce que je viens de voir n'est pas arrivé.

Denzel est penché au-dessus d'un bol, Tifa a ses mains sur les siennes et elle craque l'½uf doucement. Elle l'aide à faire couler le jaune sans fair tomber de coquille, et Marlène glousse.

Et je vois pourquoi.

Elle a mis son doigt dans la pâte et a tracé une longue ligne le long du nez de Denzel. Il a la bouche ouverte sous le choc.

“Ca c'est pour avoir mis la grenouille dans mon lit” déclare-t-elle.

“Tu as mis une grenouille dans son lit! Quand !" crie Tifa.

Mais c'est trop tard.

Denzel a plongé sa main dans la pâte et pris une quantité consistante. Il le jette vers Marlène, Marlène se baisse...et...Tifa....

...et bien, comme je l'ai dit avant, ça ne pouvait pas bien se terminer.

Je commence à me demander si Tifa peut atteindre un degré de colère supérieur à celui des 'culottes volantes'.

Elle reste assise en silence pendant un moment, essuyant la pâte sur son visage, tandis que tout le monde est figé sur place, effrayé de bouger.

Puis plus vite que je ne pensais cela possible, il y a un bout de pâte sur le visage de Denzel, un autre sur celui de Marlène, et Tifa a saisi le bol.

Ce n'est pas bon.

Denzel et Marlene sont choqués, mais se remettent rapidement, voyant la nouvelle cible de Tifa.

Moi.

Je cours vers les escaliers, mais elle me coupe le passage.

Je me recule rapidement, trébuche contre une chaise, jamais ne me retournant. Cela me décourage un peu que Marlène et Denzel soient entrain d'encourager Tifa. Seulement un peu cependant.

J'ai presqu'atteint la porte.

“Oh non, Cloud Strife! Si je souffre, tu souffres ! » crie-t-elle, un ton de triomphe dans la voix.

Elle me lance violemment le bol.

Tifa vient juste de me lancer un bol, pas n'importe quel bol, mais un bol rempli de pâte à gâteau.

Elle vient de me lancer un putain de bol !

Enfin, je veux dire, je sais que ça ne me blessera pas, je sais que je peux l'éviter, mais quand même ! Qui lance des bols ?

Je l'entends claquer contre la porte alors que je me relève, et je ne peux pas m'empêcher de sourire légèrement à ma victoire.

Mais je ne vois alors les yeux de Tifa que pendant une demi-seconde.

La raison pour laquelle je ne les vois que durant une demi-seconde est dûe au faut que la pâte venant s'abattre sur mon visage obscurcit ma vision. Je vois maintenant qu'elle avait pris une poignée entière de pâte avant de m'envoyer le bol. Oh elle est forte, très forte.

Elle me sourit, riant encore, et Denzel et Marlène se roule de rire sur le sol.

“Et...et par rapport au gâteau ?” souffle Denzel entre deux rires.

“On va en faire un autre!" Conclut joyeusement Marlène.

“Au chocolat cette fois!”

Je vois Tifa lâcher un soupir de défaite alors que la rejoins.

“Quoi?” Me demande-t-elle, voyant mon regard perplexe.

“Tu agis comme si c'était toi qui avait perdu” dis-je blanchement.

“Et bien, ne croit pas que je n'ai pas vu ce petit air de victoire dans tes yeux, Mr Strife » dit-elle, me poussant du doigt sur la poitrine.

Je lève la main, la passant sur mon visage dans un effort pour cacher mon rougissement, le déguisant derrière le prétexte d'essuyer mon visage jusqu'à que je regagne ma contenance. Je baisse les yeux vers elle, mon rougissement récidivant.

Elle lève la main et la passe sur mon visage, riant.

“T'as manqué ça” dit-elle, puis elle s'éloigne, alors que la rougeur remonte le long de mon cou.

Mec....c'était une victoire de courte durée.

# Posté le dimanche 03 décembre 2006 08:33

chap 16 DoBM: Combien Sera Suffisant?

chap 16 DoBM: Combien Sera Suffisant?
Diaries of a Broken Man(VO chapitre 16)

Chapitre16 : Combien sera suffisant?

Je suis rentré tard ce soir encore. Je suis parti pour une autre longue livraison, durant au moins une semaine. Je déteste ces trajets. Je déteste être loin de Tifa et des enfants pendant si longtemps, mais ils paient bien, et ça aide toujours.

Je n'ai pas été aussi fatigué depuis longtemps. Je crois qu'il est temps de prendre une autre journée de congé.

Je fronce les sourcils en entrant, Tifa n'est nulle part en vue. Bien sûr, je n'aime pas la voir attendre et s'endormir sur le canapé, ce n'est pas bon pour elle mais pourtant...elle est normalement là. Je hausse les épaules ; elle est probablement allée se coucher tôt. Je fais un tour chez les enfants d'abord : ils dorment tous les deux paisiblement.

Je vais prendre une douche, me lavant des fumées de gaz, saleté, et une collection de diverses souillures inconnues.

Le coin de ma bouche se soulève alors que je réchauffe mon souper, je suis content de ravoir la cuisine de Tifa. J'ai reçu quelques repas des gens auxquels j'ai livré. Ils pâlissaient même en comparaison des repas empaquetés de Tifa, qui étaient vieux de plusieurs jours et un peu rassis. Après avoir avalé mon souper, je me rends en haut, rassasié et propre, prêt à aller me coucher. Je m'arrête devant la porte de Tifa, cependant. Je dois aller vérifier.

Ouvrant doucement, je jette un coup d'½il à l'intérieur.

Elle n'est pas là.

Oh...oh non...

Je me rue dans ma chambre.

Pas ici.

Mon coeur bat précipitamment dans ma poitrine, et mes yeux scannent la pièce, cherchant le moindre signe d'elle. Je me précipite à nouveau dans sa chambre, et c'est là que je remarque la fenêtre ouverte. Marchant rapidement jusqu'à elle, je me penche dehors. Je remarque le conduit de canalisation sur la gauche, et en levant les yeux, j'aperçois le coin d'un tissu qui pend du toit. Je me bascule doucement au-dehors, prenant appui sur mes pieds, utilisant le conduit pour grimper. Je soupire de soulagement.

Elle a étalé une couverture sur le toit, et s'est endormie en regardant les étoiles. Je me penche au-dessus d'elle, l'observant. Elle est éblouissante.

Elle a roulé sur le côté dans son sommeil, et je me glisse doucement sur le toit, balayant ses cheveux de son visage. Je la regarde.

Je peux deviner qu'elle est en train de rêver, ses yeux roulant derrière ses paupières. Je fronce légèrement les sourcils, regardant ses poings se serrer, sa jambe se plier, et elle enfonce ses ongles dans ses paumes. Une larme s'échappe de ses yeux clos, et je me sens terrible. Elle est en train de faire un cauchemar.

Je la roule vers moi et la prend dans mes bras, elle ne se réveille pas. Elle semble se calmer, ses poings se desserrent, ses yeux se reposant maintenant. Elle blottit son nez contre ma poitrine et souffle doucement un mot.

“Cloud.”

C'est tellement doux que je doute pendant une seconde de l'avoir réellement entendu. Elle lâche un soupir satisfait, sombrant plus profondément dans son sommeil. C'est à ce moment-là que je me souviens du baiser que nous avons partagé le matin après la St Valentin.

J'avais tellement été choqué que je n'avais même pas considéré ce que je ressentais. C'était juste assez de l'embrasser. Peu importe que mes lèvres aient brûlé le restant de la journée, leurs commissures se soulevant à chaque instant. Peu importe le fait que le battement de mon c½ur semblait sautiller, gambader et s'arrêter tout à la fois. Peu importe la chaleur qui s'étendait dans ma poitrine, allumant tous mes sens en feu et les menant dans une nouvelle sensation de confort. Chaque minuscule bruit que j'entendais, et qu'en même temps je n'entendais pas. J'étais perdu dans ses lèvres, il y avait seulement elle et moi, et pourtant, je savais tout ce qui se passait autour de moi. Je pouvais entendre le robinet couler, je pouvais entendre les voitures passer dehors, des enfants rire, un chiant aboyer, et pourtant, je n'avais pas de réelles perceptions d'eux. Seulement moi, et une autre chose qui existait. La personne la plus importante pour moi existait avec moi. Dans ce seul, unique moment, c'était suffisant.

Bien sûr, c'est suffisant maintenant, pensé-je tandis que je me penche, l'embrassant à la tempe, puis à l'oreille, sur la joue et finalement, sur son cou. Elle souffle dans mon épaule, se blottissant encore plus profondément dans mes bras. Je sens mes joues qui s'embrasent, et de la chaleur envahit mon corps.

Oui, c'est suffisant maintenant, de juste la tenir tandis qu'elle dort, de faire s'évanouir ses cauchemars, de la protéger alors qu'elle rêve.

Je sais que je serai toujours heureux de faire ses choses, que ces petits gestes peuvent m'apporter le bonheur. Je ne les considérerai jamais comme acquis, et jamais plus ne la prendrai-je pour acquise encore.

Je crois que ce que j'essaie de dire, c'est combien de temps y'a-t-il jusqu'à ce que cela cesse d'être suffisant ? Encore combien de temps avant que je ne veuille plus ? Avant que j'aie besoin de plus ?

Ceci, là maintenant, ceci ne sera plus satisfaisant bientôt. J'aurai besoin de plus...Je sais ça, Je vais devoir avoir plus, jusqu'à ce que ce soit assez. Et pourtant, la plus grande question doit encore être résolue, sans parler d'être posée.

De combien aurai-je besoin ?

Et combien sera suffisant?

# Posté le dimanche 03 décembre 2006 09:03

Modifié le lundi 04 décembre 2006 16:13

chap17 DoBM: Quand cesseront-ils?

chap17 DoBM: Quand cesseront-ils?
Diaries of a Broken Man (VO chapitre 17)

Chapitre 17: Quand cesseront-ils?

Purée, ma tête me fait mal.

Ah, lumière! Est-ce que j'ai la gueule de bois?

“Il ouvre les yeux.”

T'es obligée d'être aussi forte, voix inconnue?

Je louche un peu, mes yeux s'ouvrant lentement. Tout est flou, mais je peux distinguer Barret assis sur le lit où je suis allongé. Cid est appuyé contre le mur, et je n'ai aucune idée d'où je suis. J'essaie de leur demander où nous sommes, mais je ne peux pas bouger. Je ne peux pas bouger mes bras, mes jambes, rien.

Je me sens paniquer.

Tout ce qu'il en résulte est l'accélération de ma respiration.

“C'est bon, Cloud. Calme-toi” dit doucement Barret.

Qu'est-ce qu'il a? Il sonne tellement déprimé. Où suis-je? Et qu'est-ce qui se passe non de Dieu ?

Je ne me rappelle pas de la dernière chose qu'il s'est passé.

“Je vais le dire aux autres” déclare Cid en sortant.

Barret hoche la tête et Cid s'en va, secouant doucement sa tête baissée.

Barret!Qu'est-ce qui se passe ?

Zut j'aurais aimé qu'il sache lire dans les pensées.

Attends...non, en fait non.

En parlant de lire dans les pensées, où est Tifa? Ne devrait-elle pas être ici ? Elle est toujours là quand je me réveille. Enfin, pas toujours, mais quand je suis malade ou blessé, elle l'est.

Qu'est-ce qui ne va pas avec moi non de Dieu ? Je ne peux pas bouger, je ne me rappelle de rien de ce qui est arrivé, et je n'ai aucune putain d'idée d'où je suis maintenant.
Quelqu'un entre dans la chambre...Tifa?

Non...Qui est-il?

Il y a un homme, je me fous de qui c'est. Où est Tifa?

“Il souffre d'un empoisonnement au Mako sévère"

Pas si fort ! Ma tête est en train de me tuer.

“Est-ce qu'il ira bien?”

“Je ne peux pas vraiment dire, il ne devrait même pas être vivant à mon avis » répond l'homme.

“Peut-être que ça serait mieux” déclare Barret.

L'homme fronce les sourcils. "Pourquoi ça?"

“Docteur.” C'est Vincent.

Vincent? Que diable? (XD)

L'homme hoche la tête, puis s'en va.

“Ca serait mieux, non? Il serait comme ça, ou même pire si possible si il savait" dit Barret.
“Barret.”

“J'aurais dû être le premier dedans. Si ça avait été moi, je serais celui qui serait mort, pas elle. »

Attends...quoi ?

“Shinra...ces putains de fils de pute. Je les hais tous !” grogne Barret, sa main serré en un poing.

“Ce n'est pas de ta faute."

“Ca l'est. J'aurais pu faire quelque chose d'autre, quelque chose de plus. J'aurais au moins pu les repousser!...au moins, ils n'ont pas son corps." finit Barret.

Corps? Son corps?...

“Il pourrait comprendre, Barret, tu dois le lui dire."

“Non” Dit Barret, une teinte amère dans la voix.

“Je vais le faire.”

“Tu ne peux pas!"

“Tifa est morte, Cloud. La Shinra l'a tuée dans une chambre à gaz"

Quoi ? Non...

Ca doit être un cauchemar...ça ne peut pas être vrai, je suis en train de rêver.

Ma respiration s'accélère.

“Regarde, espèce d'idiot!" crie Barret en se levant.

Je panique, autant que je peux paniquer tout en étant paralysé.

Ce n'est pas vrai, Tifa ne peut pas être morte.

“S'il te plait, Cloud. Calme toi." me dit Barret.

Appelle-moi Spike, et montre-moi une Tifa vivante et puis après, j'envisagerai de me calmer. Jusqu'à la, ne retiens pas ton souffle.

Mais elle est morte, n'est-ce pas? Je sais où je suis maintenant. C'était différent la dernière fois, je ne me connaissais pas moi-même, je n'en avais pas envie. Mais je suis ici maintenant, dans ce stupide hôpital. Mais Tifa était là la dernière fois, pas ces deux-là.

Tifa était restée avec moi.

Tifa est là...mais elle est morte. Ils n'ont pas leur corps, c'est ce qu'a dit Barret.

Oh mon Dieu.

Son corps.

Tifa est morte.

Je parviens à crier, et Barret fléchit à mon explosion soudaine.

Mais ils sont en tain de disparaître, et j'étouffe.

Il y a de l'eau dans ma bouche, et je suis en train de tousser maintenant, pas crier.

“Cloud! Cloud!”

Mes yeux s'ouvrent brusquement, je me redresse, de la pluie me tombant sur mon visage.

“Descends du toit! Réveille-toi! Il pleut! Tifa dit qu'il est temps de se lever! » La voix de Marlène est perçante.

Et je suis sur le toit, une couverture en dessous de moi, et la pluie me tombant dessus.

Ma peau est en feu, et les gouttes d'eau viennent se briser contre ma peau nue.

Tifa a dit quelque chose, elle a dit de se lever. Ca veut dire qu'elle est vivante, que c'était un autre cauchemar.

Un autre cauchemar...quand cesseront-ils ?

# Posté le lundi 04 décembre 2006 16:10

chap18 DoBM: Sois juste toi-même

chap18 DoBM: Sois juste toi-même
Diaries of a Broken Man (VO chapitre 18)

Chapitre 18: Sois juste toi-même

Je travaille dans ma chambre. J'ai été envoyé ici il y a environ deux heures, et je ne suis pas assez brave pour la quitter.

Tifa passe une mauvaise journée.

J'ai tenté de l'aider au bar, mais elle m'a pratiquement balancé un verre dans la figure, je me suis donc dit qu'il serait plus prudent de l'écouter et lui laisser la gérance du bar. Même Denzel et Marlène font profils bas.

C'est vraiment, vraiment un mauvais jour.

Je suis donc surpris lorsque Denzel et Marlène s'engouffrent dans ma chambre, leurs yeux écarquillés de panique.

“...Qu'est-ce qu'il y a?” demandé-je prudemment.

“Tu dois venir! Maintenant!” crient Marlène et Denzel.

Ils courent vers moi, saisissant mes mains et essayant de me tirer de mon bureau.

“Qu'est-ce qui ne va pas? Est-ce que Tifa va bien?”

“NON! Il est de retour!”

“Quoi? Qui?”

“Opération Repousse!” crie Marlène d'une voix perçante.

“Plan Z?”

Oh.

Mon.

Dieu.

Quoi?” sifflé-je.

“Il est là, juste en bas, encore en train de lui demander de sortir avec lui, et elle n'a plus l'air aussi en colère que tout à l'heure.”

“Je crois qu'elle est triste.”

“Elle est contente, puis triste, puis en colère, puis triste! J'arrive plus à suivre !” crie Denzel.

Oh, ça doit être cette période.

Ils tiennent encore ma main, me traînant jusqu'à la porte.

“Et qu'en est-il du 'il ne reviendra plus jamais'?” demandé-je.

“Et bien apparemment, il l'a fait! Donc tu dois t'en occuper.” Dit sèchement Marlène.

“Mais quels sont vos plans?”

“On t'as dit que Plan Z était notre dernier!”

“Alors qu'est-ce que je suis?”

“Tu es le plan d'urgence!” crie Denzel.

“J'ai pas le droit à une lettre?”

“On a déjà utilisé toutes les lettres!”

“Vraiment?” C'est assez impressionnant.

“Oh oui. Bombes à eau, piment dans le plat...oh ! Tu te rappelles quand on a mis de la glue sur son tabouret?” s'exclame Denzel.

Marlène hoche la tête vigoureusement.

“Oh! Et l'incident des toilettes qui débordent.” Ajoute Marlène.

Je ne vais même pas demander comment ils ont fait pour celle-là.

“Alors, qu'est-ce que je suis sensé faire?”

Denzel et Marlene lèvent les yeux, surpris. Je crois qu'ils m'ont oublié pendant une minute.

“Sois juste toi-même, fais-nous confiance. Ca sera suffisant.” Dit Marlène, ses yeux
brillants de sincérité.

“D'accord...”

Ils me traînent donc dans les escaliers, et nous arrivons dans le bar. J'aperçois un homme avec de sombres cheveux lisses, et je peux le sentir d'ici. Il est appuyé sur le bar et est penché vers Tifa, et je devine qu'elle est fatiguée. Ses cheveux sont emmêlés, et elle n'a même pas la force de renvoyer l'homme.

Ok alors... Je peux faire ça.

“Tifa.”

Elle lève les yeux, surprise. L'homme fait de même, il me menace du regard.

Est-ce que ses sourcils sont épilés? Attends...est-ce que c'est... du eyeliner?

C'est quoi cette...

“Qu'est-ce qu'il y a?” demande-t-elle doucement.

Merde, qu'est-ce que je dis maintenant?

“Uh...Denzel voulait te demander quelque chose.”

Désolé Denzel.

“Je vais prendre ta place pendant un moment.”

“D'accord.” Elle hoche la tête en s'en allant.

L'homme me foudroie du regard.

“Est-ce que tu es...quelque chose comme son frère?”

“Non.”

“Meilleur ami ou un truc du genre?”

“Un truc du genre. J'habite ici, avec nos enfants.”

Oh oui, ça va te faire l'effet d'une douche froide, espèce de –

“Vraiment? Des petits monstres, eh?” L”homme affiche un sourire tordu.

Oh...Je n'aime pas cet homme...pas du tout.

“Non, pas vraiment.” Déclaré-je.

Mes yeux brûlent. Je peux les sentir. C'est comme s'ils étaient en feu. Je pense qu'il le remarque, parce qu'il regarde ailleurs maintenant.

Ha. Et maintenant?

Cependant son regard est maintenant à nouveau levé, posé sur Tifa qui revient. Il n'abandonne pas, pas encore. Mais je vais le lui faire faire, même si je suis obligé d'utiliser la force.

Attends....

Je veux utiliser la force.

Sautons la case discussion.

“Est-ce qu tu arrives à croire ce qu'il voulait me demander?” soupire Tifa avec colère.

“Quoi?” demandé-je, confus.

“Il voulait prendre ton épée Cloud, ton épée! Pour faire le fier! Ton épée! J'ai presque dit oui rien que pour voir à quoi il ressemblerait en la portant.”

Oh Tifa...Oh Denzel, je crois que vous venez juste de m'aider immensément.

“Quoi, tous les six? Ou juste un?” demandé-je, tout en remarquant l'homme se figer.

“Je ne sais pas! Et je m'en moque, je n'arrive juste pas à croire qu'il n'ait ne serait-ce que considéré le fait de faire une chose pareil.”
Je pense que Denzel avait planifié tout ça. Ou Marlène. Je m'en fous, le fait est que ça marche très bien.
L'homme transpire maintenant. Il jette un coup d'oeil à la porte.
“Est-ce que tu veux que j'aille le chercher, comme ça tu pourras le voir en train d'essayer de la porter? Ca pourrait te remonter le moral.”
Tifa sourit un moment, puis fronce les sourcils, secouant légèrement la tête.
“Il n'a pas besoin de vivre comme nous avons vécus. Je ne veux pas de ce sang sur ses mains.”

Je hoche la tête, acquiescant. Ce n'est que trop vrai.

Cependant, en même temps, je remarque que le visage de l'homme est devenu pale. Il se lève silencieusement, prenant Tifa par surprise. Déposant quelques gils sur le comptoir, il se tourne et sort en silence. Tifa secoue la tête en réflexion.

Je jette un coup d'oeil, attrapant la tête de Denzel et Marlène qui dépassent d'un coin. Me dirigeant lentement vers eux, ils me sourient.

“Bon travail! Tu t'en es débarrassé d'un, maintenant, va te débarrasser de l'autre!!” Marlène sourit.

“L'autre?”

“Oui, le vrai casse pied. On arrive jamais à l'avoir avec aucun de nos plans.” Déclare Denzel.

Je me tourne, remarquant un autre homme qui se dirige vers le bar. Il a des cheveux rouges ardents et un air suffisant sur le visage. Je remarque qu'il y a un autre homme, silencieux et chauve dans le coin, portant des lunettes noires.

Oh super, ces deux-là.

Au moins, je sais que Tifa ne dira jamais oui à Reno peu importe la situation.

# Posté le lundi 04 décembre 2006 16:25

Modifié le lundi 04 décembre 2006 17:18